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(6) XIV, 12 : iusd enim bene sperant finem, et sine timoré ab hoc domicilia proficiscuntur, quia habent apud te vim operum custodilam in thesanris. 13 Proptcr hoc etiam ipsi sine timoré relinquunt mundum istum et fidenles in laelitia sperant se recepluros mundum quem promisisti eis.
LE MESSIANISME. jj
ir.2 Ii: MESSIAMSMi: DAIMIKS l.K l'IlAIllSAISME liABBlMQUE.
L'opposition est l>ien marquée entre les ilcux mondes. Tous deux sont pour les justes : l'un est le thé;\trc d'une lutte pénible pour le bien; lautrc est une couronne de gloire (1). Le monde nouveau sera un supplice pour les méchants, mais la vie pour les justes (2); il sera la propriété des justes, tandis que les autres iront dans le feu (3). Ce sera, comme dans les psaumes de Salomon, un monde de lumière pour les bons (V), qui seront transfigurés afin d'y prendre part (5).
On voit à quel pointée monde à venir préoccupe l'auteur de Raruch, (jui se soucie beaucoup moins du Messie. Le Messie se révélera quand il plaira à Dieu; nul ne sait s'il mérite d'entrer dans son règne. D'ailleurs, ce règne fait partie du monde de la corruption et par conséquent précède le siècle futur. Cela n empêche pas le règne du Messie de durer indéfiniment, comme précédemment (G) le salut d'Israël (7).
Il va de soi que cette durée indéterminée n'est point synonyme de la durée sans fin du monde à venir; Baruch le dit ouvertement, et il faut le sous-entendre dans les psaumes de Salomon.
Le règne du Messie sera un épisode de l'histoire de ce monde qui viendra en son temps; ce dont les justes. doivent se préoccuper, c'est d'être jugés dignes du monde à venir.
La littérature rabbinique a un terme classique pour désigner la vie future : c'est le monde qui vient, ha-'oUhn hab-bd (8). 'Olâm, que nous rendons ici par « monde ». a d'abord signifié le temps, considéré dans sa masse mystérieuse du passé ou de l'avenir. Il forme ainsi un bloc, une période, d'où le sens de « monde à une certaine époque », et entin « le monde ». Le même mouvement dans la signification s'est produit pour le grec aloV; (9), et pour le latin sœculum, quoique, dans ces deux langues, le sens de monde ne soit pas devenu, comme en hébreu et en arabe, le sens dominant. En hébreu on peut marquer le moment du passage, c'est le temps du Siracide.
(1) XV, 8 : Mundus isle enim est eis arjon et moleslia in tabore multo; et ille qui futurus est, corona in gloria magna.
(2) xLiv, 12.
(3) XLiv, 15 : istis enim dabihir mundus venturus : domicilium autem reliquorum
multorum in igné erit.
(4) xLviii, 50 : Vere enim siciit in tempore modico in hoc mundo, qui prnetent, m quo vivitis, laboremmultum pertulistis; Ua in mundo illo, oui finis non est, accipietis litceni magnam.
(ô) Ll, 3.
(6) Ps. Salom. XII, 7-8.
(7) xr>, 3 : et cnt principatus eius stans in saroilinn, donec finiotur mundus corruptionis, et doncc iniplcantur tempora praediclo.
(Si N2n î=:'p"i>'7.
(9) L'expression ô |A£).).u)v a-wv csl déjà dans Démoslliènc, 295, 2.