II. — NATi lu: nr .mkssik. l'UKr.xiSTKNCi
1.0 Messie attendu par les Pharisiens est un descendant de David, un membre de la famille humaine, distingué par des dons extraordinaires de Dieu, mais un homme, non pas un ange, ni un Dieu. Le témoignage positif de Tryphon, l'interlocuteur de saint Justin, concorde parfaitement avec tout ce qu'on trouve dans les écrits rabbiniques au temps des tannas, et avec le silence qu'ils gardent ainsi que les Psaumes de Salomon, sur toute dignité plus haute qui serait attribuée au Messie. C'est précisément pour n'avoir pas voulu reconnaître la divinité de Jésus que le judaïsme refusa en même temps de voir en lui le Sauveur.
Tryphon disait carrément, au nom de son peuple : « Nous attendons tous que le Christ sera un homme, descendu des hommes » (2).
Il y eut certainement des Juifs qui, comprenant mieux les Écritures, n'eurent pas une répugnance absolue à admettre la divinité du Messie; ceux-là se convertirent au christianisme; mais on sait qu'ils fiH'ent en petit nombre. La masse ne fit qu'accentuer sa négation par opposition à la nouvelle doctrine; mais déjà les Psaumes de Salomon s'en tiennent à des dons surnaturels.
On a répandu quelque obscurité sur ce point en alléguant que les Juifs croyaient à la préexistence du Messie. Il faut faire ici plusieurs distinctions très simples. Parle-t-on d'une préexistence idéale, ou dune préexistence réelle?
Et dans ce second cas, le Messie existait-il avant sa naissance ou avant d'exercer son r«Mo de Messie?
Il est clair que ce sont là des hypothèses tout à fait distinctes et qui n'ont jias la mémo portée.
Le judaïsme admettait assurément une certaine préexistence des
'I) Voirplushaut, p. 105. II sera queslion plus loin du litre « Fils de l'homme »; cf. p. 22 i. 2) Kal yip Trivie; y,u.£ï; tov Xoidiov àvOpw-ov i\ àvOpwuwv 7tpo<70oxû>a£v Y-'"'i<i£<TOai 'lùal. c. XLix .
choses dans la pensée de Dieu. Très probablement il ne s'agissait pas, du moins dans les temps anciens, d'une préexistence à la fois idéale et l'éelle, à la manière des Idées de Platoa, mais de la prévision intelligente de l'artiste. Ainsi lorsque Dieu ordonne à Moïse de b;\tir le tabernacle (1 , il ne se borne pas à le décrire, il en montre le plan.
Peut-être, avec le temps, et sous l'influence de la philosophie platonicienne, attribua-t-on à ces choses jirévues une certaine consistance idéale, plus aisée à concevoir s'il s'agissait d'une chose intellectuelle comme la Thora, ou morale comme la pénitence, ou même une existence réelle, s'il s'agissait d'objets situés en dehors du monde normal, comme le trône de gloire, le Paradis ou l'Enfer; encore ces derniers objets ne sont-ils pas antérieurs à eux-mêmes, ils ne préexistent pas, ils existent avant d'autres. Si on leur adjoint le Messie, ce n'est point dans son existence propre, mais seulement par son nom. C'est ainsi (ju'il faut entendre la baraïtha souvent citée (2) :
Sept choses ont été créées avant la création du monde: ce sont : la Loi. la Pénitence, le Paradis. l'Enfer. !e Trône de gloire, le Sanctuaire et le nom du Messie.
Dans cette énumération, le Messie vient avec le Sanctuaire : le Sanctuaire préexistait parce que Dieu en avait conçu le plan, le Messie parce que Dieu savait son nom (3). C'est du nom seulement, que parle le Targum sur un passage aussi propre à suggérer une préexistence réelle qu'était le texte de Michée : « Celui..; dont les origines sont au commencement, dès les jours de l'éternité », devient dans le Targum : « Celui dont le nom est prononcé dès le commencement, dès les jours de l'éternité » ['*). A plus forte raison n'en trouve-t-il pas plus dans Zacharie (5) : « et il révélera le Messie, dont le nom est prononcé dès l'origine », ni dans le psaume (6) qui a inspiré la tradition talmudique
(1) Ex. XXV, 9. 40; xxvi, 30; \xvn, S; Num. vni, 4.
(2) b. pesakhim, 54" : rxi □'"'••jTi N^z:**:; nTip 1N12J Dii2~ n">2w N'in xm
(3) Ce serait une évidente exagération de dire que pour les Sémites le nom signifie toujours l'existence. Ils ont seulement attribué au nom plus dimportance que nous, et cela surtout quand il s'agit des entités divines. Ce serait à tout le moins une pétition de principe de conclure de la prévision du nom du Messie à sa nature divine. Le passage du Talmud va à peine aussi loin que Iléa. xLvnr, ■>, et ne ]>arle pas comme Hcn. xlvui, 6, d'une existence réelle.
(4) Tdrg. Mich. v, 2 : a^^'J l'ZT'^ ■î'"2~pb'2 ^"^^S n*2w *>■•
(5) Targ. Zach. iv, 7 : •j"2~pSl2 nCw ''I^N" Nm-'ù;'! ni i^;1"l.
(6) Targ. Ps. lxxii, 17 : nlH ^^7^2 NÏL'ÎZC IIZnN" DTpi "i:"C C^^vS ."l'Z'w X-"
•2>() m: MI'SSIAMSMi: h "Al'UKS l.i: IMIAIUSAISMK liAliBIMQL'E.
cil<''<' : <' «juc son nom soil lonjonrs en mémoire, ot son nom existait ant.ni. ;i\;iiit ijnc le soleil lut eréé ».
Tout cela nesup[)ose (jnune [)i'évoyancc spéciale de Dieu par rapport an .Messie.
Kt quand bien même il aurait existé dès l'oiigine du monde, cela ne piouverait pas une origine divine. On pouvait .se le représenter au milieu des autres Ames. C'était une opinion assez commune que toutes les âmes avaient élé créées en même temps des la première création, et attendaient auprès de Dieu le moment d'entrer dans des corps. La présence du Messie parmi elles n'eût rien eu que de très naturel.
Un texte qui date tout au plus du ix" siècle de notre ère (1) suppose même qu'il était né dès la création du monde : « Dès l'origine de la création du monde est né le roi Messie ».
On ne s'explique pas très bien comment le Messie serait né, — s'il faut prendre ce terme à la rigueur — , avant le premier bomme. Telle n'était pas sans douie la pensée de l'auteur. Il fait remonter la naissance du Messie aux origines de l'bumanité. Mais cette naissance ne marque rien autre d'extraordinaire. Le Messie serait né longtemps avant d'exercer son rôle, ou même avant de devenir Messie, conmie c'était l'opinion assez générale.
Elle s'imposait aux Juifs qui vivaient dans l'attente de la manifestation inopinée du Messie. Et c'est précisément parce qu'on n'espérait pas qu'il vînt du ciel, qu'on l'imaginait déjà né, petit enfant comme tous les bommes, et, devenu grand, épiant le signal qui lui serait donné d'en baut.
La Pf'siqta Rabbathi a simplement reporté cette naissance aussi loin que possible. Des textes plus anciens jugeaient digne de la Providence de Dieu que le Hesfaurateur fût né le jour môme de la destruction du Temple. Dans cette légende bien connue, on lui prêtait par conséquent une existence cacbée destinée à se prolonger autant que le temps écoulé depuis la catastropbe.
Il aurait donc eu un âge respectable au temps de la rédaction du Talmud de Jérusalem.
iîabbi loudan disait au nom de R. Aïbo :
Le jour même oîi est né le Messie, le jour même où le temple a été ruiné, il arriva à un juif qu'une de ses vaches mugit. Devant lui passa un arabe, et il entendit ce mu-
(1) Zixi, Gollcsdiensiliche Vorh/igr, p. ".î'ii. t'csitjla liabbnlhi, éd. Friedmann, p. 1.")2'': n*w*2n "iS'S tS"; dS'" SuJ "n'""12 nS^nn'2. dans le chap. xxxui; les cliapilres xxxiv à xxxvH sont encore plus récents d'après D\lm\n, Der leidcnde und der slerbcnde Messias, p. .'j3, nolo.
gissement et lui dit : Juif, fils de juif, détache tes vaches et détaclie la charrue, car le Temple est en ruines! Elle mugit une seconde fois, et il lui dit : Juif, (ils de juif, attache tes vaches et ta charrue, car le roi .Messie est né (1).
A ce propos « r{. Boun dit : A quoi ]>on apprendre tout cela du fait concernant l'Arabe? un verset textuel de la Bible le confirme : Le Li' ban, est-il dit(Isaïe x, 3V), tombera avec majesté ; et ces mots sont suivis de ceux-ci : ime branche sortira de la souche cCIsaïe (c'est-à-dire la destruction du temple sera compensée par la naissance d'un Messie descendant de David) » (2).
On sent ici que la dignité des maîtres ne leur permettait pas de s'appuyer seulement sur une légende assez frivole. Aussi bien les textes ne manquaient pas pour exprimer la rencontre de l'extrême douleur et de la joie; c'était l'image connue des douleurs de l'enfantement. R. Samuel, lils de Nakhman, concluait lui aussi d'Isaïe : « avant d'éprouver la douleur, elle a enfanté un fils » (3), que le Messie avait dû naître au moment où les Israélites se lamentaient sur la ruine du Temple {'%■).
A mesure qu'on s'éloignait de cette époque, le Messie vieillissait sans devenir Messie. On ne renonçait pas cependant à la foi en sa naissance. On supposait seulement que Dieu le tenait caché quelque part. Sans aborder encore le sujet des souffrances du Messie, constatons ici que cette naissance en un jour aussi lugubre n'avait pas port.é bonheur au Messie. Il faut lire cette légende dans le midrach de la Genèse; c'est toujours Samuel b. Nakhman qui parle :
Elie, sa mémoire soit en bonne part, se promenait une fois, le propre jour où fut détruit le Temple, et il entendit une voix surnaturelle ô) qui criait et lui disait: Le saint Temple va être détruit! Elie pensa donc que tout le monde allait être détruit. Il alla et rencontra des hommes qui labouraient et semaient et leur dit : Dieu est irrité contre son monde, et a résolu de détruire sa maison, et de livrer ses fils captifs parmi les nations du monde, et vous vous préoccupez de la vie d'une heure? Une voix surnaturelle lui fut adressée et lui dit : Laisse-les, car un Sauveur leur est né, à Israël.
(1)7. Berak. h^; Thébreu dans Pugio..., fol. 279 : 2in nV;! "2 ni127*2 ~T:ï7 □"''2 "2
n": Nï:-pa n''i ann xm ~f:p:p ^"i^i "mn iiw f^nni 12 \x-nn'' mb ick N^Sa -1S1 NHi ■i'':p:p ^''cp^ -ith nnap lî^nm 12 ixt:^ iS t^n ni:'':in p7
Nr!''k,*'2. Le même récit dans Eka rabbathi, sur Lam. i, IG. Le Talmud de Jér. fait à tort de R. loudan le fils de R. Aïbo; le texte est déjà bien rétabli dans R. Martini d'après Kka.
(2) Talmud de Jérusalem, I, p. 43, trad. Schwab.
(3) Is. Lxvi, 7.
(4) Dans Berechilh rahba {Pugio..., fol. 279).
(5) S"p 712, la fille de la voix, inspiration inférieure au grand souffle de l'Esprit Saint.
1>22 l.i: MKSSIAMSMi: hAlMU.S l.K l»ll MUSAISMK HABBINIQUE.
Il lui (lit : On? Kilo lui dit : A Belhléem de Juda. Il alla et trouva une femme assise j 1.1 |iorte de sa maison, et son fils lâché de sanç; et étendu devant elle. 11 lui dit : Ma fille, tu as enf.iDté un fils? Klle lui dit : Oui. Il lui dit : Pourquoi donc est-il taché de san;; et gi«aut;' Klle lui dit : (]est un urand malheur ! le jour même où il est né, le Temple a été détruit. Il lui dit : Ma lille. debout, et prends eoiu-age à son sujet; silrement le salui leur viendra par lui. Aussitôt elle se leva et prit courage à son sujet. Il la quitta et s'en alla pendant cinq ans. Après cinq ans. il dit : J'irai et je verrai le Sauveur d'Israël, pour savoir s'il est élevé à la façon des rois ou à la façon des anges du ministère divini. Il alla et trouva cette femme qui se tenait sur la porte de sa maison. 11 lui dit : Ma fille, comment est l'enfant? Klle lui dit : Rabhi. ne l'ai-je pas dit que c'est un grand malheur de l'élever, puisqu'il est né le jour où le temple a été détruit? Et ce n'est pas tout. Il a des pieds et ne marche pas. des yeux et ue voit pas. des oreilles et n'entend pas. une bouche et ne parle pas. il gît donc comme une pierre. Comme il parlait encore, il souflla sur lui des quatre coins du monde un vent (jui remporta vers la grande mer. Il déchira ses vêtements et s'arracha les cheveux et cria, et dit : llélas! le salut d'Israël a péril La voix surnaturelle lui fut adressée et lui dit : Klie. il n'en est pas comme tu penses : pendant quatre cents ans il séjournera dans la grande mer (1), et pendant quatre-vingts ans au monte-fumée (2) auprès des fils de Coré, et pendant quatre-vingts ans à la porte de Rome, et le reste du temps il circulera auprès des grandes cités, jusqu'au moment de la lin '3 .
Nous retrouverons le Messie à la porte de Rome, à propos du Messie soutirant. Ici nous voulions seulement insister sur les conditions très humaines de sa naissance et de son éducation.
On voit à quoi se réduit la préexistence du xMessic. C'est une existence postérieure à sa naissance, comme pour tout le monde, mais antérieure à sa manifestation. De là l'expression assez fréquente dans le Talmud : le Messie, qu'il soit parmi les vivants ou parmi les morts, c"est-à-dire qu'il soit déjà ou ne soit pas encore en vie. On ignorait où il était. C'est encore l'opinion que saint Justin attribue à son Tryphou I ï) : (I Le Christ, à supposer qu'il soit né, et soit quelque part, est inconnu, et n'a pas lui-même conscience de lui-même, ni aucune puissance, jusqu'à ce qu'Élie vienne l'oindre et le manifester à tous ».
Aussi Tryphon rejette-t-il énergiquement la préexistence : c Dire que ce Christ étant Dieu a préexisté avant les siècles et qu'il a accepté de devenir homme et de naître, au lieu d'être un homme issu d'autres hommes, cela ne me parait pas seulement paradoxal, mais insensé » (5).
(1) Cf. IV Ksdras, xni, a. To.
(2) "'^'j .~i^y»2 d'après Lévy, .\evlicbr... ]yo)'lci'b., sub v°, nom d'une plante qui se niellait dans l'encensoir pour faire monter l;i fumes-, ici cela parait être un nom de lieu.
(3) Pu'jio..., fol. 280 s.
(4) Difil. vui : .XotcTÔ; 5i. il xal vîyÉvrjTa;, xal ï'ïzi tto'J, àYvwa-o: èan. xal oùôï aÙTo; tio) ia-jTov ÈTiio'TaTai, o05à iy^ii û-Jva|itv Tiva [Acy.ps; âv ë'/.boy/ 'JD.ia; XP'-'^Ti a'Jtôv, xal çavîpov Tïào'i roif.ir,. Cf. c. XLix. Plus tard on supposa qu il habitait un palais dans le Paradis {Bet ha- Midrasrh, III, p. 132 ss., I!t5).
(î) Liai. c. XLVui.
Et il arg-umentait, contre cette préexistence, pr(''cisémont des dons surnaturels qui devaient échoir au Messie, car, si le Messie avait eu une préexistence divine, il n'aurait eu aucun besoin d'être complété par les vertus du Saint-Esprit (1 .
Le Messie devant venir ou étant venu au monde comme les autres hommes, on ne savait rien d'extraordinaire touchant sa conception et sa naissance. Tryphon est particulièrement clioqué de la conception virginale. Il la compare au mythe de Danaé qui enfanta Persée de Jupiter tout en demeurant vierge. Plutôt que d'accepter une fable analogue, il aimerait mieux dire que Jésus était un pur homme qui a mérité par sa iidélité à la Loi et par sa vertu d'être choisi pour .Messie (•2). Qui dit descendance de David, d'après l'adversaire de saint Justin, exclut la virginité de la Mère du Messie. Dans ce cas, « comment la parole dit-elle à David que Dieu lui donnera un fils de ses reins, et (ju'il lui conférera la royauté, et l'établira sur le trône de sa gloire » (3) ?
Pour échapper à l'argument tiré d'Isaïe, Tryphon prétend que le prophète fait allusion à Ézéchias i '»-). C'est dans le même but que la traduction d'Aquila a remplacé la Vierge des Septante par une jeune personne 5).
Les légendes citées plus haut paraissent bien mettre en vedetle la Mère du Messie, et se taisent sur son père. Cependant il serait forcé d'en conclure à une naissance \drginale. Le judaïsme était embarrassé pour nommer le père du Messie; il était plus facile de laisser dans la pénombre sa mère dont la généalogie pouvait paraître moins importante.
L'ensemble de ces témoignages, parfaitement concordants (G), ne laisse subsister aucun doute. Le Messie des Pharisiens était un pur homme. Puisqu'il devait descendre de David dont la race n'occupait plus le trône, il devait donc naitre dans l'obscurité.
Comme on l'attendait d'un moment à l'autre, on réservait la possibilité qu'il fût né. Nous avons vu qu'on le supposait entré dans le monde au moment de la ruine du Temple; puis, pour le glorifier da-
(1) Dial. c. xLviii. Tiyplion ne savait pas distinguer ce qui convenait au Fils de Dieu fait homme.
(2) Dial. c. Lxvii.
(3) Dial. c. Lxviii.
(4) Dial. c. Lxvii.
(5) /.s. VII, 14.
(6) On pourrait opposer un midracli de Siméon ben Lakich (vers 260) recueilli dans Bcrechith rabba, 2, où « Tesprit du Messie » est « l'esprit de Dieu » de Gen. i, 2. Mais M. Dalman [Die Worle Jesu, p. 248 a bien montré qu'il s'agissait d'une interprétation allégorique ; a\nsi le Tohou est Babylone, Bohou la Médie, elc.
■2-2Î 1 1: Mi:>siA.Ms\ii: |)"aim;i;s i.k i'iiarisaismk UARniMOUE.
vauta,t;e, ou reporta cette tlate ;V la création. Mais outre (|ue ce nest })()iiit là une préexistence divine, elle n'apparaît que dans des textes du haut moyen Age.
Il résull(> bien aussi de tout cola (]ue la condition modeste de Jésus notait point une objection al)Soluo i\ ce qu'on le reconnût comme .Messie, (luoiciue. j)armi los rabbins, on aim;\t mieux croire le Messie complètement caché juscprà sa manifestation, ou plutôt on pensait que l'homme désigné par Miou pour ce rôle deviendrait Messie, c'està-dire serait oint, par l'onction dKlie, chargé de le manifester.
La gloire dont la naissance du Sauveur était dépourvue serait ainsi réservée pour son entrée en scène.