I.i; .MI>SI\MSMK i:.N ACÏKIN
ne veut pas cédri- sui' ce point (pi'il proteste contre la conception virginale, pour n'rtie [)oint entraîné à reconnaître à Jésus une nature divine.
<Mi peut rtre certain (pu- c'est sur ce terrain que se cantonna le ju- (lai>ni('. C.Dutrr les séductions du cliristianisme, il avait deux remparts : la foi en riiniti- dr ni(Mi, (ju'il s'obstinait à juger compromise jiar riucarnation, et rattacliemcnt à la race. Entrer dans la grande Église, composée en immense majorité tle Gentils, c'était à la l'ois renoncer au Dieu unique et aux ancêtres, à l'antique révélation et au sang, se séparer de son prupl<^ pour faire cause commune avec des ennemis.
C'était là une solide barrière. Aux prophéties, aux miracles, aux raisonnements, les rabbins opposaient la tradition; ce n'eût peut-être pas été assez, sans linstincl de la race, d'une race habituée à se maintenir depuis des siècles dans les milieux les plus divers. La religion avait défendu la race, désormais la race défendra la religion ; elle songera môme à s'étendre vers les régions où les affinités de langue et d'origine lui promettaient plus de succès que dans l'Empire.