MOTIF DU SALUT D’ISRAEL
hommes y seront aussi nombreux que les brebis le sont à Jérusalem aux jours de fêtes (46). L’effet salutaire en sera que ceux des peuples voisins qui survivront (47) seront remplis d’étonnement et reconnaîtront que c’est Jahvé qui a fait tout cela (48), à plus forte raison les Israélites eux-mêmes.
Tel est le contenu de cette prophétie. On comprend que les exégètes soient unanimes à la tenir pour très importante pour «l’étude des idées religieuses d’'Ezéchiel et de ses conceptions théologiques» (49).
(46) Les brebis qu’on conduisait à Jérusalem pour les y faire immoler étaient parfois très nombreuses, surtout lors des grandes solennités. 2 Chron. 35, 7 il est dit, que Josias fit sacrifier pendant la Pâque jusqu’à trente mille agneaux. La comparaison d'Ezéchiel était donc très expressive et insinue en même temps l’idée qu’'Israël transformé par Dieu se consacrera désormais entièrement au service du Très-Haut. Voir Herrmann, Kom., p231
(47)36,. 36. Pour cette expression voir p. 63, note 31 (oracle 35, 1-36, 15, à propos du vers. 36, 2).
(48) Au verset 36 est relevée l’idée qu'entre autres motifs celte reconnaissance sera aussi due au fait que Jahvé avait d’avance annoncé le rétablissement: «Moi, Jahvé, j'ai dit et fait.» Des formules semblables se rencontrent en 5, 13, 17; 17, 21, 24; 21, 22 (Vulg. 32); 28, 10. On y retrouve l’idée, exprimée avec tant de force dans la seconde partie d’Isaïe (41, 21-29; 43, 8-13; 44, 6-8; 48, 1-16), «qu’en accomplissant ses œuvres après les avoir prédites, Dieu révélera la maîtrise absolue avec laquelle il préside à l'histoire du monde, en même temps que la sagesse avec laquelle il dirige le cours des événements» (Touzard, loc. cit., p. 47).
(49) Gautier, Introduction, t. 1, p. 444. Voir aussi Herrmann, Kom., p. 230 et 231.
Malgré toute la fermeté et l’insistance déployée par Ezéchiel pour assurer ses compatriotes que Jahvé les délivrera de l’exil, ses discours n’arrivaient pas, au moins d’une manière durable, à dissiper tous les doutes des exilés. Pour couper court une fois pour toutes à ces hésitations, Ezéchiel fut favorisé de la grandiose vision des ossements desséchés, 37, 1-14, qui a pour but de montrer d’une façon on ne peut plus simple et tout à la fois plus frappante que le rétablissement d'Israël aurait certainement lieu.
À une date inconnue durant la seconde phase de son activité prophétique (50), le fils de Buzi fut conduit en esprit au milieu d’une plaïne (51), où il devait assister
(50) Kraetzschmar, op. cit., p. 251, et, à sa suite, Herrmann, Kom., p. 232, note 1a, s’appuyant sur l’analogie avec 40, 1 et
la manière abrupte ( aus ) dont commence en hébreu le
verset 1, pensent qu’en tête du chapitre 37 se trouvait originairement une indication chronologique; mais, dans le texte grec,
la phrase commence par xat éyéveto, mots auxquels a très bien pu correspondre en hébreu 1 (comp. le commencement de 40, 1 en grec) ou VI de sorte que le caractère abrupt du texte ac-
tuel n’est pas nécessairement primitif, ce qui est confirmé par la Peshito. — Aucune date n’étant donnée, il est impossible d’indiquer à quel moment précis la vision doit se placer, sinon qu’elle eut lieu après 586. Rothstein propose de rapprocher 37, 1-14 de la date indiquée en 33, 21 (586) pour cette raison qu’on rencontre en 37, 11 une allusion au ,découragement ressenti par les exilés à la nouvelle du cataclysme. Mais cette analogie ne suffit pas pour rapprocher la vision de l’année 586; car il est probable que, après s'être manifesté en connexion avec la chute de Jérusalem, ce mouvement pessimiste continua, comme le remarque très justement Touzard, loc. cit., p. 34, note 2, longtemps dans la suite. Tout au plus, du moment que 37, 1-14 a reçu une place après les oracles réunis dans les chapitres 34-36, pourrait-on supposer que la vision des ossements desséchés se place à une date postérieure aux prophéties de ces chapitres.
(51) L’hébreu lit: la plaine, avec l’article, en visant peutêtre cette même vallée dont il est question en 3, 22-23; 8, 4,
à un spectacle magnifique. Il en fait le tour et y voit dispersés un très grand nombre d’ossements tout à fait desséchés, 1-2. «Fils d'homme, lui demande Jahvé, ces os revivront-ils?»> Le prophète répond respectueusement: «Seigneur Jahvé, tu le sais», 3 (52).
Alors Dieu ordonne à Ezéchiel de s’adresser aux ossements en ces termes: «Ossements desséchés, écoutez la parole de Jahvé! Ab. Voici que je vais faire entrer en vous l'esprit, et vous vivrez, 5b. Je mettrai sur vous des muscles, je ferai croître sur vous de la peau; je mettrai en vous l’esprit et vous vivrez; et vous saurez que je suis Jahvé», 6.
Pendant que le prophète prononce ces paroles, un bruit retentissant (53) se fait entendre, produit par la
(52) Si Ezéchiel répond à la question posée par l’appel à la science divine, il le fait sans doute uniquement pour ce motif <que la chose est trop difficile et dépasse la connaissance de l’homme» (Buzy, op. cit., p. 206). En effet, ce que Dieu lui demande c’est une chose inouïe, qui dépend uniquement de son bon plaisir, Kraetzschmar, Bertholet, Gautier, Vocations de prophètes, p. 27, et Tobac, op. cit., p. 410, note 1, déduisent de cette réponse que le prophète ignorait la resurrection des morts. Buzy, op. cit. p. 209, conteste avec raison la légimité de cette conclusion, mais il énonce à son tour, probablement à la suite de Gautier (voir Vocations etc., p. 27, et Introduction, t. I, p. 444 sq.), une opinion inexacte relative à cette réponse. Elle démontrerait «que le prophète n’avait pas à cette date des convictions très fermes sur le relèvement national de son peuple» (p. 209; voir aussi p. 206). Mieux vaut dire avec Tobac, p. 409, que, «quand Dieu pose cette question au prophète, celui-ci ne sait pas encore qu’il va se trouver en présence d’un symbole de la résurrection d'Israël» et avec Lajicak, op. cit., p. 115 (voir aussi p. 118): «Le chapitre tout entier nous prouve quel ferme espoir et quelle inébranlable foi Ezéchiel nourrissait dans son âme concernant l’avenir glorieux de son peuple.»
(53) D’après l’hébreu, le verset devrait se traduire mot à mot: et il y eut un son ( 1? ; ce mot n’est pas traduit dans le Codex Vaticanus; mais parce qu’il se trouve 3, 12: QuE 22 op on n’a pas besoin de le supprimer) pendant que je prophétisais et voici un bruit etc. Kraetzschmar et Herrmann traduisent à tort ce dernier terme par tremblement de terre; car, bien qu’Ezé-
chiel emploie 38, 19 Up dans ce sens, rien dans notre texte
n'indique qu’il faille penser au bruit causé par un tremblement de terre. Il s’agit tout simplement du «bruit retentissant» que
commotion qui ébranle soudain cette masse confuse d’ossements épars: tout à coup ils se-rapprochent les uns des autres, s’unissent et s’emboîtent en squelettes. Ceuxci se couvrent sur-le-champ tout d’abord de muscles, puis de chair, finalement de peau et deviennent ainsi des corps humains.
Mais ils ne sont encore que des cadavres; car «le souffle (de vie) leur manquait», 8. Pour l’amener Ezéchiel prophétise une seconde fois: «Viens des quatre vents, esprit (54), et souffle sur ces (hommes) tués (55), et qu’ils vivent», 9b. Aussitôt l'esprit arrive, entre dans les cadavres jusque-là immobiles et leur donne le mouvement et la vie. Aussi se redressent-ils immédiatement, pour former une immense multitude! 7-10.
Telle est la célèbre vision des ossements desséchés et vivifiés, qui, de tout temps et à bon droit, a provoqué l'admiration des auteurs tant pour la beauté de sa forme
font les ossements en se rapprochant les uns des autres. Voir Knabenbauer, op. cit., p. 376 sq.
(54) M; 37, 5, 6, 8, 9, 10, 14. Ce terme, tout en ayant
«quelque assimilation avec le vent» (Touzard, loc. cit., p. 44; voir aussi Heinisch, op. cit, p. 117), ne signifie pas ici vent, mais souffle de vie (comp. Ps. 104 (Vulg. 103) 29). Ce qui résulte,
comme l’observe très à propos Herrmann, Kom., p. 235, du verset 14, où la M est identifiée à l'Esprit de Jahvé.
(55) En hébreu on lit le mot DA , qui marque, non pas la mort naturelle, mais une mort violente. (La Vulgate a très bien rendu ce sens en traduisant DA par: interfecti.) Ce mot
est donc bien choisi pour la circonstance, puisque, d’après le vers. 11, les os représentent les Israélites qui avaient succombé aux coups de l’ennemi. Cependant il n’est pas légitime d’en déduire qu’il s’agit d’un champ de bataille et de soldats tombés les armes en main (Bertholet, Kraetzschmar, Herrmann, Kom. 235, Hälscher, Hesekiel, der Dichter, p. 175). Buzy, op. cit. p. 207, dit avec raison: «Ezéchiel n’évoque à nos yeux ni un champ de bataille ni une nécropole, il nous offre un merveilleux tableau de résurrection.»
littéraire que pour la signification de son contenu (56).
Non moins importante que la vision elle-même est l'interprétation que Jahvé en donne aussitôt après: «Fils d'homme, ces ossements c’est toute la maison d'Israël (57). Voici qu’ils disent: Nos os sont desséchés et notre espérance est détruite, c’en est fait de nous!» 11. Il résulte clairement de ces paroles que la résurrection des ossements n’est qu’un symbole de la restauration d'Israël (58). Aux exilés, qui se comparent à des os desséchés, la vision
(56) Saint Jérôme en écrivait déjà (P. L. t. XXV, col. 346): «Famosa ‘est visio et omnium ecclesiarum Christi lectione celebratur». Voir Neuss, Das Buch Ezechiel in Theologie und Kunst bis zum Ende des XII. Jahrhunderts.
(57) Malgré le sens général de l’expression, Ezéchiel pense principalement aux exilés de Juda.
- (58) Il s’ensuit que l’enseignement qui découle de la vision n’est nullement celui de la résurrection des Israélites qui avaient péri dans la catastrophe, comme l’ont soutenu certains commentateurs et en particulier Hitzig, Der Prophet Ezechiel, p. 278 à 281 (cité par Lajciak, op. cit., p. 177), ni celui de la résurrection des morts à la fin des temps, comme quelques anciens l'ont pensé. Aussi la plupart des Pères (voir les citations nombreuses dans Knabenbauer, op. cil., p. 380; Tobac, op. cit., p. 410, note i, à la page 411) et des interprètes tant anciens (p. ex. Maldonat, C. a Lapide, Calmet) que modernes (p. ex. Reinke, Trochon, Meignan, Crampon, Schuster-Selbst, Fillion, Buzy) ne la rangentils pas parmi les textes bibliques qui contiennent expressément cette doctrine. :
Souvent on veut du moins voir dans cette scène la preuve que la croyance générale à la résurrection des morts existait dès le temps d’'Ezéchiel: «Le prophète, a écrit déjà Saint Jérôme (P. L. t. XXV, col. 349), n’eut jamais pris l’image de la résurrection pour signifier le rétablissement du peuple juif, si la résurrection n’eût été un fait certain et un objet de foi; personne ne s’avise de prouver ce qui est incertain par des choses inexistantes» (traduction de Buzy, op. cit., p. 210). Cet argument est parfois allégué encore aujourd’hui, p. ex. par Buzy (p. 210); mais, comme le remarque très justement Tobac (ibidem): «cet argument doit cependant être mis au point; sans doute on ne tire pas une comparaison d’une chose qui n’existe pas, mais quelle est la chose qui existe et doit exister dans le cas présent? C’est la toute-puissance de Dieu qui saura bien ressusciter Israël, puisqu'elle pourrait même ramener la vie dans des ossements entièrement desséchés, comme elle le fait dans la vision. Qui potest plus potest minus. Ce qu'Ezéchiel veut inculquer par sa vision à l'effet de fortifier la foi des faibles, c’est l’idée que rien n’est impossible à Dieu». Il vaut donc mieux avec Touzard, Tobac, Heinisch (op. cit., p. 178) renoncer à cet argument. «Ce dogme paraît être enseigné pour la première fois, du moins d’une
doit montrer que Dieu peut et veut les rétablir. C’est pourquoi Jahvé continue: «Voici que j'ouvre vos tombeaux (59) et je vais vous faire remonter hors de vos sépulcres, Ô mon peuple, et je vous ramènerai en terre d'Israël, 12... Et je mettrai mon Esprit (60) en vous et vous vivrez; et je vous ferai jouir du repos sur votre sol et vous saurez que moi, Jahvé, j'ai parlé et j'agirai. Oracle de Jahvé!»> 14.
Par cette vision et par le commentaire qui l’accompagne, le prophète réagit contre le découragement de ses compatriotes. De la façon la plus impressionnante et la plus ferme il suggère aux exilés la conviction que, «puisque le Seigneur a le pouvoir de rendre la vie à des ossements desséchés, malgré l’apparente impossibilité du prodige, il peut aussi rappeler la nation juive des portes du tombeau et la rétablir sur le sol national, malgré toutes les apparences contraires» (61).
facon claire, dans Dan. XII, 2, 3> (Touzard, loc. cit., p. 44, note 6). «Les textes qu’on allègue… ou ne se réfèrent pas à la résurrection des corps, ou sont d’une interprétation obscure, ou tout au moins d’une antériorité douteuse vis-à-vis du livre d’Ezéchiel» (Tobac, ibidem).
(59) I1 n’est pas étonnant qu’'Ezéchiel compare les exilés à des morts ensevelis dans leurs tombeaux, après les avoir comparés à des ossements qui couvrent une même plaine; car des ossements font facilement penser à des tombeaux et le prophète a pu d’autant plus facilement passer de l’image des os à celle des tombeaux que ceux-là représentent d’une façon saisissante l’exil. Hôlscher, Hesekiel, der Dichter, p. 174, n’a pas le droit d'y découvrir un manque de logique et d’esthétique pour en conclure à l’inauthenticité de toute la vision.
(60) Le mot «Esprit» a, semble-t-il, la même signification qu'à l’oracle précédent, 36, 27. Sans doute, il figure ici avant tout comme agent de la, Xivification d'Israël qui en tant que nation est mort. Mais comme..il est expréssement mentionné aussitôt après que le retour des exilés en Chanaan avait été déjà affirmé, il est probable que cette vision ne renferme pas seulement la promesse d’un rétablissement purement temporel (Bertholet, Rothstein), mais aussi celle d’un renouvellement spirituel (Gautier, La mission, p. 325 sq.; Krætzschmar, op. cit., p. 251; Touzard, loc. cit, p. 44; Heïinisch, op. cit, p. 177). «L'Esprit de Jahvé, qui rendra au peuple sa vie nationale, sera le même qui communiquera à ses membres la vraie vie religieuse, purifiée de tout alliage suspect: vie de sincérité, de rectitude, de docilité à la loi divine» (Touzard, ibidem).
(61) Buzy, op. cit., p. 209. C’est ce qu’affirme aussi avec beaucoup de justesse Knabenbauer, op cit., p. 379, lorsqu'il écrit:
Il ne peut pas y avoir de doute que cet oracle d'Ezéchiel n’ait été un des plus efficaces. Il révèle plus que tous les autres sa foi inébranlable dans les promesses divines. On peut souscrire. aux paroles de Herrmann (62): «Nulle part Ezéchiel n’apparaît aussi grand que dans cette scène où la sublimité de la forme égale celle du fond.»
«Si ipsam visionem consideramus, id perspicuum sine ullo dubio est exhiberi potentiam Dei, quae mortuos quoque ad vitam revocare possit; et si pependeris ad quid visio illa concedatur prophetae, pariter certum est hanc Dei potentiam dari quasi pignoris loco Deum et posse et velle populum ex statu illo misero ad novam melioremque vitam adducere.» Saint Jérôme (P.L. t. XXV, col. 349) n’a pas autrement compris le but de la vision: «Toutes nos assertions, dit-il, se réduisent à ceci: De même que des ossements, tout consumés de vetusté, peuvent recevoir la promesse d’une résurrection future, promesse qui cependant doit se réaliser, ainsi le rétablissement du peuple d'Israël, emmené en captivité et dispersé dans tout l’univers, a beau paraître incroyable à ceux qui ne connaissent point la puissance de Dieu, il se réalisera cependant, parce qu’il est dit: C’est moi, le Seigneur, qui ai parlé, je tiendrai mes promesses» (traduction de Buzy). Voir de même Théodoret (P.G. t. LXXXI, col. 1193) dans Buzy, op. cit., p. 209, note 1.
(62) Kom., p. 237: «Nirgends erscheint Ezechiel so gross wie hier, wo er erhabenen Glauben erhaben gestatet.»
“VI. — Réunion de Juda et d'Israël: 37, 15-28.
Tandis que la volonté qui anime Jahvé de mettre fin à l’exil de son peuple n’apparaît nulle part avec autant de force et d’éclat que dans la grandiose vision des ossements desséchés, l’oracle qui la suit (63) contient la description la plus complète, la plus sobre en même temps, du plan divin relatif à la restauration du peuple tout entier. Cet oracle est en même temps une action symbolique.
Ezéchiel reçoit l’ordre de prendre deux bâtons de bois, d'écrire sur l’un: «A (64) Juda et aux (64) fils d’Israël, ses compagnons», sur l’autre: «A (64) Joseph et à (Vulg.) toute la maison d'Israël, ses compagnons» (65), de les rapprocher ensuite de telle sorte qu’ils semblent n’en faire qu’un (66), 15-17.
(63) La façon étroite dont 37, 15-28 se rattache extérieurement à la vision des ossements semble indiquer qu’au point de vue chronologique les deux textes sont étroitement liés.
(64) D’ordinaire, les exégètes, p. ex. Kraetzschmar, Heinisch, prennent devant Juda et Joseph pour le «s inscriptionis» (voir Gesenius-Kautzsch, Hebräische Grammatik, 26e éd., $ 119u; Kônig, Historisch-kritisches Lehrgebäude der hebräischen Sprache, 1881-1897, t. III, $ 286e) qui n'aurait donc d'autre but que celui d'introduire l’écriteau. Cependant Ehrlich et, à sa suite, Herrmann, Kom., p. 233, note 16a, rejettent, avec raison,
nous semble-t-il, ce Ù comme inventé à tort par les interprètes. (65) En hébreu on lit miot à mot: «A Joseph, bois CYD)
d'Ephraïm.» Kraetzschmar, op. cit, p. 252 sq. et Tobac, op. cit, p. 412, lisent NN (avec) au lieu de VD (bois). Cependant,
à cause du parallélisme avec l'inscription de la première baguette et en raison de la préoccupation d’Ezéchiel, qui veut faire ressortir la réconciliation des deux peuples du Nord et du Sud, mieux vaut considérer avec Buzy, op. cit., p. 262, Heinisch, op. cit, p. 179, Hôlscher, Hesekiel, der Dichter, p. 172, note 2, Herrmann, Kom., p. 233, les mots: bâton d’Ephraïm comme une glose due au verset 19.
(66) L’action symbolique est si facile à comprendre que Buzy, op. cit. p. 263, écrit avec raison: «Aucun exégète… ne