P. XXXIII
(51) Ezechielstudien, p. 59 et 60; Kom., Pp. XXXIII, 10.
passages mis en doute, qu’il faudrait se garder de vouloir porter dans une question aussi délicate un jugement catégorique, puisqu'on doit toujours compter avec la possibilité qu’Ezéchiel lui-même ait ultérieurement retouché son œuvre. Du reste, il ne faudrait pas perdre de vue que la tâche qui incombait à l’écrivain n’était pas facile, une fois qu’il s'était proposé de traiter, dans la vision du temple, des règlements concernant le culte ou de la répartition du pays. Pour ces raisons il ne faut pas s'étonner d’y trouver quelques incohérences, sous la forme d’élargissements, d’inconséquences ou d’insertions, qui ne cadrent pas avec l’ensemble de la vision. Heinisch se montre beaucoup plus réservé que Herrmann. D’après lui cependant, Ezéchiel n'aurait pas non plus écrit d’un seul jet les chapitres 40-48: ïl les aurait rédigés successivement, en se servant à cet effet des notes et des dessins faits aussitôt après la vision. Quant aux morceaux législatifs, il les considère comme des oracles qui constituaient originaitement des prophéties indépendantes de la vision et qui, par une fiction littéraire, ont été insérés — du moins pour la plupart — par le prophète lui-même dans le récit de la vision. Bien que cet auteur incline à assigner une certaine part dans la rédaction de ces chapitres à un ou même plusieurs rédacteurs, la question d’authenticité ne se pose guère pour lui qu’à propos d’un seul passage, 45, 9-12. Ce qui prouve qu’il n’est pas nécessaire d'attribuer beaucoup d'importance aux doutes émis par les différents auteurs.