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vis-à-vis des employés et du publie. 11 s’étudiait en même temps, à pratiquer le népotisme avec un degré de cynisme qu'on a rarement rencontré.
même dans notre histoire si fertile en abus de pa: tronage. L'un de ses actes les plus étonnants fut d'appeler à la douane de Québec, son frère Noé, qui était myope comme une taupe et complètement incapable. Il y eut cette fois un to/le tel qu'on n'osa pas recommencer en 1878. Mais M.
Langevin s'est rattrapé sur d’autres parents. Quatre des siens émargent aujourd'hui au budget de l'Etat.
En 1866, lorsqu'on discutait la confédération à Londres, Cartier l’emmena avec lui, toujours en qualité de secrétaire et lui fit faire beau. coup de “ copies, ”” Sir John A. Macdonald, disait plaisamment au retour: “ Vous ne le croiriez pas, de nous tous, c'est Langevin qui a le plus travaillé. ... manuellement.”
Un employé aussi laborieux avait sa place marquée dans le premier ministère fédéral, Il y entra comme secrétaire d'Etat, et il y continua son métier subalterne jusqu'à la mort de sir Georges Cartier.
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L'heure de jouer les premiers rôles arrivait enfin. À la mort de Cartier, M. Langevin ne perdit
point son temps en regrets superflus. Il organisa.
les funérailles en bon secrétaire, rassembla tous les partisans autour du cercueil du maître et parut succomber à l'excès de sa douleur. On le vit même pleurer de la façon Ia plus édifiante.
Mais une heure après, il réunissait les députés
au 54 Lawrence Hall et retrouvait toute sa
présence d'esprit, pour leur expliquer que l’élection d'un chef ne pouvait être retardée sans danger, Un chef! Personne n’y avait encore songé, lorsqu'un compère habilement aposté proposa M. Langevin lui-même. Il y eut un moment de stupeur suivi d'un “ pourquoi pas ?” mental. C’est à ce tour de passe-passe que nous devons la chèfrerie de Sir Hector Langevin. Il faut toujours battre le fer pendant qu'il est chaud, dit le proverbe. M. Langevin s'était inspiré de cette vérité ; et il n'avait pas attendu qué les cendres de Cartier
fussent refroidies pour se hisser à la place du
maître,
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