VANTAUX EN EBENE AVEC ET D ECAILLE; STYLE DE
(Mobilier national.)
yo
par une horloge à pilastres, que domine une figure de la Renommée assise au-dessus du Temps et accompagnée de deux enfants. Ce meuble porte les chiffres de Télecteur de Bavière Maximilien -Emmanuel (1662- 1724), qui visitait batelier de Boulle, un an avant sa mort. C’est l’une des pièces où cet artiste a déployé le plus de goût et de richesse, en mêlant à la marqueterie les pierres dures de Florence, et en substituant dans l’ornementation le vermeil au cuivre1.
Le Garde-Meuble national de France possède dix armoires basses à deux vantaux provenant des anciens appartements des Tuileries où elles ont subi les atteintes de l’incendie de 1871. Nous ne les ferions pas figurer parmi les productions de Boulle, qui n’y a pas mis la main, si elles ne rappelaient une de ses entreprises les plus considérables. L’ébéniste royal avait reçu de Louis XIV la commande d’une suite de quatorze meubles sur lesquels se trouvaient les figures allégoriques de la Religion et de la Sagesse, qui inspiraient les actes du monarque. De chaque côté étaient suspendues par des rubans les médailles frappées à l’occasion des victoires ou des événements du règne, et pour lesquelles l’Académie des inscriptions avait composé des légendes qui sont en partie reproduites dans les peintures de la voûte de la galerie de Versailles. M. le baron Davillier a retrouvé un document établissant qu’une répétition de ces meubles, que l’on appelait les médailliers de Louis XIV, fut commandée à l’ébéniste Montigny, sous le règne de Louis XVI, pour remplacer les anciens
1. Voy. Notice supplémentaire des dessins du musée du Louvre, par le vicomte Both de Tauzia.
devenus hors de service. La plupart des cabinets déposés au Garde-Meuble portant l’estampille de Monti-
meuble en ébène avec bas-reliefs en cuivre
ET MARQUETERIE d’ ÉCAILLE ET DE CUIVRE; STYLE DE BOULLE.
(Musée du Louvre.)
gny, et les autres, celle de G. Jacob1, qui lui fut adjoint
1. Voy. E. Williamson. Les meubles d’art du mobilier national.
pour ce travail. Quatre autres de ces armoires appartiennent à des collections particulières. Nous avons déjà signalé les pièces semblables appartenant à la reine d’Angleterre. Boulle,au restera souvent reproduit cette composition. M. le baron de Hirsch a acquis à la vente d’Hamilton Palace deux armoires très importantes dont le principal motif de décoration est formé par ces mêmes figures de la Religion et de la Sagesse. Nous doutons qu’elles aient fait partie du même ensemble, n’étant pas accompagnées des médailles honorifiques du grand roi.
Le Garde-Meuble conserve en outre de grands piédestaux à lambrequins dont les arabesques de cuivre et d’étain se détachent lourdement sur un fond partiel d’écaille teintée en bleu. On y a relevé les noms de Séverin et de Levasseur, habiles ébénistes de l’époque de Louis XVI, auxquels fut commandée la reproduction de ces socles. En comparant ces supports à la console d’applique d’Hertford House et à une suite de scabellons du même style, appartenant à M. Stein, on peut constater une infériorité sensible entre les ouvrages de Boulle de la première heure et ses œuvres postérieures, où il a sacrifié la pureté du style à l’effet de la richesse.
La collection des meubles incrustés conservée au Musée du Louvre présente un triste exemple du danger occasionné par les restaurations artistiques, lorsqu’elles sont confiées à des mains ignorantes. Il est difficile de reconnaître, en l’état actuel, si les pièces qui la composent ont été exécutées par Boulle lui-même, ou si elles ont été imitées d’après les anciens modèles de ce maître, pour la décoration de la galerie de Saint- Cloud, que le duc d’Oiiéans avait cédé en iy85 à la
LE MEUBLE SOUS LE REGNE DE LOUIS XIV. ç>*
reine Marie-Antoinette, après l’avoir démeublé. Longtemps après, le roi Louis-Philippe fit rassembler un certain nombre de meubles de Boulle pour décorer la grande galerie. Ces adaptations entraînèrent les changements les plus funestes pour la conservation de ces belles œuvres. Le nombre des pièces n’étant pas suffisant, on n’hésita pas à les dédoubler, en séparant les cabinets de leurs pieds et en leur ajoutant des soubassements et des tablettes supplémentaires. Les bronzes ne furent pas traités avec plus de ménagements, et les panneaux de marqueterie montrent souvent les traces d’une négligence dans le travail qui ferait douter de leur authenticité primitive. M. le baron Adolphe de Rothschild possède un de ces cabinets ayant conservé sa disposition primitive, qui fait comprendre ce que devaient être les meubles du Louvre, si somptueux encore, malgré leurs transformations.
L’ameublement actuel de la galerie d’Apollon n’étant qu’une réunion d’ouvrages de Boulle due au hasard, ne forme pas un ensemble commandé pour une destination spéciale. On y rencontre les différentes formes qu’il suivait dans ses ateliers, comprenant des. armoires basses à trois vantaux avec les représentations des Saisons sur leur partie pleine; d’autres à deux volets décorées de figures allégoriques et d’enfants portant des attributs; des cabinets veufs de leurs consoles à double ou à triple pilastres, sur lesquels est placée, entre une double rangée de tiroirs, la statue pédestre de Louis XIV en costume héroïque et tenant la massue avec laquelle il a terrassé ses ennemis; ailleurs enfin, le médaillon du roi, disposé au milieu de trophées, surmonte un panneau
rectangulaire décoré de marqueterie de bois ou d’incrustations de cuivre et d’étain sur fond d’ébène. Dans ces œuvres, nous recommanderons principalement les bronzes représentant le roi, dont-l’adaptation aux encadrements qui les entourent est assez grossière. Ces bas-reliefs, imités des compositions de Desjardins et de Coyzevox, sont d’une ciselure largement exécutée, très voisine des beaux ornements de Domenico Cucci.
On a exposé dans la salle des dessins une grande armoire en contre-partie dont' nous ne connaissons pas jusqu’ici le spécimen complémentaire sur fond d’écaille. C’est un des plus importants ouvrages deBoulle, mais ce n’est point l’un de ceux où il s’est montré le plus inventif et le plus habile. Le dessin, emprunté en partie aux compositions de Bérain, manque d’unité. La décoration est formée par une sorte de soubassement à volutes, disposé de chaque côté d’un montant central terminé par une console s’appuyant sur un mascaron. Au-dessus règne une corniche dont le milieu cintré devait supporter primitivement une horloge ou tout autre ornement terminal. Le fond des panneaux est ^ revêtu d’arabesques et de vrilles, où l’on distingue un assemblage d’instruments de jardinage et de pêche, d’instruments de musique, de pistolets et de cartouchières, pour lequel l’artiste n’a vraisemblablement suivi que sa fantaisie.
On voit au Louvre une deuxième armoire dont l’ornementation est réglée par un style plus sobre. Elle ouvre à deux battants divisés en six panneaux rectangulaires, dans lesquels sont encadrés des t ouquets de fleurs exécutés en marqueterie de bois. Les gonds sont accusés
par des fleurons à nervure se détachant avec un grand goût sur les encadrements d’ébène. Un précieux dessin original de ce meuble a été récemment acquis par le Musée des Arts décoratifs. Boulle était très habile
MEUBLE ORNÉ DE MAR QJV ET F. RIE DE CUIVRE ET d’ÉCAILLE AVEC PANNEAU CENTRAL EN BOIS INTARSIEJ STYLE DE BOULLE. ( Talais de Versailles.)
dans la marqueterie de bois, à laquelle il s’était appliqué dans sa jeunesse. On a pu voir à l’exposition *de l’histoire du bois, en 1880, deux commodes dans le style des premières années du règne de Louis XIV, qui étaient décorées d’une marqueterie intarsiée représentant des tiges et des fleurs de Iis d’une belle exécution.
Rien n’empêche de supposer qu’elles ne soient l’ouvrage de Boulle et l’on pourrait citer d’autres exemples postérieurs de cette nouvelle face de son talent. On conserve notamment au Palais de Versailles, dans la chambre à coucher de Louis XIV, la partie supérieure d’un cabinet semblable à ceux du Louvre, dont le tableau central, en marqueterie de bois de rapport, représente des oiseaux, des papillons et des fleurs.
Le cabinet des Antiques de la Bibliothèque nationale a recueilli deux grands médailliers en forme d’armoire, qui montrent ce qu’étaient les meubles ornés de tableaux en pierres dures de la Chine, que le catalogue Gaignat attribue aux fils de Boulle. L’une de ces armoires est revêtue de panneaux imitant le laque de la Chine ; la seconde, d’une meilleure exécution, est décorée d’une suite de bas-reliefs représentant des personnages et des scènes champêtres de la Chine, autour desquels règne une bordure terminale en incrustation de cuivre et d’écaille rouge.
Nous sommes loin d’avoir terminé l’examen des pièces qui sortaient de l’atelier de Boulle. Pour le rendre complet, il faudrait aborder la série des commodes incrustées dans le genre de Bérain, dont il reste tant de spécimens. Il a exécuté avec une abondance infatigable des bureaux plats, rappelant par leur disposition les meubles de l’époque de Louis XIII, et sur tous il appliquait des ciselures avec un talent toujours sûr de ses moyens. On connaît également de lui une suite de pendules à socle qui serait inépuisable, des encoignures à lambrequins de forme très originale et des médailliers placés sur des consoles. Nous terminerons en disant
d’un mot, que Boulle s’est essayé avec succès dans toutes les séries de l’ameublement.
Il resterait à développer un chapitre nouveau de son histoire et à présenter Boulle comme modeleur, fondeur et ciseleur de bronzes, après l’avoir vu ébéniste et marqueteur. Il a produit une quantité considérable de lustres, de flambeaux, de cartels, de torchères, de miroirs, de reproductions de statues antiques, pour accompagner les meubles qui lui étaient demandés sans relâche. Ces pièces, très recherchées par les amateurs, sont maintenant difficiles à rencontrer; M. le marquis de Vogüé en possède quelques-unes qui ont fait partie du mobilier de M. de Machault. On peut citer également les quatre lustres de la bibliothèque Mazarine, l’une des meilleures fontes que l’on connaisse de Boulle.
§ 2. — LES ÉBÉNISTES CONTEMPORAINS DE BOULLE î PIERRE IOITOU; JACQUES SOMMER; JEAN NORMANT ET JEAN OPPENORDT
Les comptes des dépenses royales nous font voir les artistes demeurant aux Gobelins et ceux en possession d’un brevet de logement au Louvre, occupés aux mêmes travaux qu’André-Charles. La plus intéressante de ces mentions est celle qui ordonne le payement d’une somme de 1,257 livres à l’ébéniste Pierre Golle, dont nous avons déjà signalé des œuvres, « pour une table à écrire pour le Dauphin, sur laquelle il y avait deux manières de cassettes entaillées dont l’une servant d’escriptoire, et l’autre à serrer des papiers, avec ses pieds de marqueterie à fleurs et autres ornements de bois
doré, et celui d’une somme de 70 livres à l’orfèvre Merlin pour un encrier et un poudrier d’argent gravé aux armes du Prince. » (Comptes des Menus-Plaisirs 1681.) L’ameublement des appartements du Grand Dauphin n’était donc pas uniquement dû à Boulle. Pierre Golle lui avait déjà fourni une première table de bois de rapport en 1675.
Un nom d’ébéniste cité très fréquemment est celui de Pierre Poitou, faisant partie de la colonie des Gobelins. Il était sourtout marqueteur en bois de rapport. Il avait exécuté le parquet incrusté de cuivre et d’étain du cabinet des médailles à Versailles et celui de la chambre de la Reine à Fontainebleau. Jean Macé, établi dans la galerie du Louvre depuis 1644, fut longtemps employé parle roi Louis XIV. La majeure partie des travaux que l’on connaît de lui sont des estrades en bois de rapport. En 1664, il fit celle de la chambre de la Reine mère au palais du Louvre; la même année, il termina celle de la grande galerie du Palais- Royal, et reçut un acompte pour une commande identique, concernant la chambre de la Reine à Fontainebleau. Une quatrième estrade fut exécutée par lui en 1666-1667 pour le palais des Tuileries. Un menuisiersculpteur dont le nom rappelle le précédent, Nicolas Massé, sculptait à la même époque des bordures de tableaux pour l’appartement de la Reine mère au Louvre.
Jacques Sommer, qui avait marqueté de cuivre et d’étain plusieurs des parquets de Versailles paraît être d’origine étrangère. Il mourut en 1671 et sa veuve, aidée par Combort, continua à être portée sur les états de la maison royale. Les Foulon, habiles ouvriers en
bois de Sainte-Lucie, avaient exécuté de nombreux travaux pour le Grand Dauphin. Jean Harmant fut
également chargé d’élever des estrades en bois de rapport pour les palais du Louvre, de Versailles, des
Tuileries et de Fontainebleau. Lorsqu’il mourut en 1670, sa veuve reçut le payement d’un ouvrage de pièces de rapport fait à une table de marbre. Colson, menuisier en ébène, fut chargé de préparer des animaux pour les galeries du Jardin Royal; en 1678, le tapissier Boult fournit 36 chaises en noyer pour l’Académie française.
L’artiste qui semble s’être le plus rapproché de Boulle est Cander Jean Oppenordt dont on ne saurait apprécier actuellement le talent, n’ayant rien conservé de lui. Né dans les Gueldres en 1639, il était venu à Paris comme plusieurs ébénistes des Pays-Bas, pour y chercher la fortune. Il s’établit d’abord dans l’enclos du Temple, dont les antiques privilèges protégeaient les maîtres qui vivaient sous cette sauvegarde. Il fut ensuite nommé ébéniste du Roi, qui lui accorda des lettres de naturalisation en 1679 et lui concéda, en 1684, un logement dans les galeries du Louvre. Cet ébéniste eut trois enfants dont le plus connu est Gilles Marie Oppenordt (1672-1742), premier architecte du duc d’Orléans. Jean Oppenordt fut chargé de travaux d’ameublement pour le palais de Versailles. En 1688, il exécuta des meubles de marqueterie pour l’appartement du duc de Bourgogne. Quelques années auparavant, il avait livré un grand bureau entouré de tiroirs, quatre cabinets en bois violet et restauré douze armoires pour le salon des médailles établi dans le palais de Versailles par Louis XIV, qui prenait intérêt à ces raretés. Les bronzes de ce meuble avaient été fondus par le Nerve sur les modèles du sculpteur le Hongre. Ce chef-d’œuvre d’ébénisterie a disparu lorsque l’on fit exécuter par Jacob le buffet actuel du
LE MEUGLE SOUS LE REGNE DE LOUIS XIV. ici
cabinet des Antiques de la Bibliothèque nationale.
Oppenordt travailla en 1 68 5 aux compartiments de deux bureaux pour le petit cabinet du Roi et il reçut la commande d’un travail en compartiments de bois de couleurs, pour le parquet de la petite galerie. Il est présumable que tous les meubles d’Oppenordt n’ont pas été détruits et l’on peut espérer revoir quelques-uns de ses ouvrages, que les auteurs du temps tenaient en grande estime.
Martin Dufaux est cité à la même époque comme ayant exécuté ou doré des écrans pour placer l’été devant les embrasures des cheminées de Versailles. Les menuisiers Saint-Yves, dont nous avons déjà relevé le nom; Guillemin, mort en 1 665 ; Jean Danglebert et Claude Bergerat, reçurent différentes commandes pour la décoration des châteaux royaux, entre autres des balustrades placées dans les chambres à coucher. Jal cite dans son dictionnaire le nom de Claude Cochet, ébéniste du Roi et du régent, dont la fille épousa, en 1723, le fils de Belin de Fontenay Un de ses ascendants avait été attaché en i63o aux travaux du Luxembourg.
g3. — LES SCULPTEURS POUR MEUBLES l PHILIPPE CAFFIERIJ PIERRE LEPAUTRE
Philippe Caffieri, qui avait été appelé de Rome par le cardinal Mazarin, était devenu l’un des meilleurs artistes travaillant dans l’enclos des Gobelins pour la cour de Louis XIV. Ce sculpteur reçut en 1 66 5 des lettres de naturalisation, une année après celles accor-
dées à Domenico Cucci qui habitait près de lui. Des nombreux travaux de Cafïieri à Versailles il ne subsiste malheureusement que quelques panneaux, et surtout les deux portes ouvrant jadis sur l’escalier des ambassadeurs, merveille du palais de Louis XIV, supprimée sous son successeur pour faire place à des logements particuliers. Les architectes Dorbay et Levau et le peintre Lebrun (1672) s’étaient réunis pour dessiner cette partie de Versailles. Les portes sculptées par Caffieri sont un des spécimens les plus purs que l’on connaisse de l’art décoratif français. On retrouve encore à Trianon des boiseries dont l’exécution peut être attribuée à Caffieri1. Il s’associait le plus souvent, pour terminer ses ouvrages, à Cucci, qui dans sa fonderie exécutait les serrures, les verrous, et les ciselait ensuite avec une adresse incomparable.
Les bordures des tableaux acquis par le Roi sont dues pour la plupart à Caffieri, qui sculptait les châssis préparés par le menuisier Jacques Prou et les faisait recouvrir d’une dorure par Paul Goujon, sieur de la Baronnière. Quelques-uns de ces cadres entourent encore les peintures de la collection de Louis XIV qui font partie des galeries du Louvre; ce sont des modèles de goût. Il serait trop long de rappeler tous les travaux exécutés par Caffieri à Versailles, ( à Saint-Germain, à Marly et dans les autres résidences. Les boiseries dont il avait décoré le grand salon de ce dernier château ont été dispersées lors de sa démolition; mais d’importants spécimens en ont été heureusement recueillis par
1. Sur Philippe Caffieri, voir : Jal. Dictionnaire de biographie ; et J. Guiffrey, Les Caffieri,
M. Wilkinson K Caffieri employa également son talent à la flottille de plaisance qui naviguait sur le grand canal. Ces derniers travaux le signalèrent à l’administration de la marine, qui Fappela à Dunkerque pour diriger la décoration des vaisseaux. 11 y séjourna jusqu’en 17 14 et revint mourir à Paris, en 1 7 1 6, âgé de quatre-vingts ans. Cafheri ne se borna pas à sculpter le bois, il exécuta également des modèles pour les fondeurs de cuivre, d’après les dessins de Lebrun, à la famille duquel il était allié ; lui-même fondit et cisela sur ses propres compositions.
L’ameublement des châteaux de Versailles et des Tuileries comptait de nombreuses pièces dues à Caffieri. En 1664, il sculpta, avec l’aide de Jean-Baptiste Tuby, un autre Romain