DES OUVRAGES DE BOULLEJ EPOQUE DE LOUIS XVI
soutenus par des gaines à fuseau terminées par des figures d’enfant, avec une frise enrichie de deux figures d’aigle et d’enroulements fleuronnés, d’une ciselure admirable, qui appartient à S. A. I. l’archiduc Albrecht à Vienne.
Beneman a su imprimer à ses œuvres principales un caractère de noblesse monumentale, dont nous ne rencontrons l’équivalent chez aucun autre ébéniste de son époque. En les comparant aux dessins de Dugourc, on est surpris de la transformation vigoureuse qu’il a fait subir aux froids modèles mis à sa disposition. Mais malgré la finesse d’exécution des ornements de cuivre qui viennent les décorer, ses meubles ne présentent pas le charme gracieux des compositions de Riesener, qui placé en dehors de la surveillance directe des Menus-Plaisirs, était plus libre de donner pleine carrière aux manifestations de son talent individuel.
Les mémoires de Hauré portent la mention d’un assez grand nombre de meubles moins importants acquis directement chez les ébénistes Magnien dont nous avons déjà parlé; Vernier (Claude-Fortuné), demeurant rue Saint- Antoine, admis à la maîtrise en 1775; Jacques Lucien, rue Traversière-Saint-Antoine, reçu en 1774 ; Jacques Bircldé, demeurant rue Saint-Nicolas, faubourg Saint- Antoine, reçu en 1764; Serrurier (Charles-Joseph), rue Traversière-Saint-Antoine, 1783; Fedely Schey, demeurant faubourg Saint-Antoine, admis à la maîtrise en 1777 et ancien député dont on connaît quelques ouvrages; Héricourt (Antoine), faubourg Saint-Honoré, reçu en i773,et syndic delà communauté en 1786, dont notre ami M. Gasnault possède une commode; Séné l'ainé et