AVEC UNE TABLETTE EN L A Q.U E DU JAPON, PAR WEISWEILER
(Musée du Louvre.)
est emprunté à la variété et à la richesse de la décoration, ainsi qu’à la ciselure des cuivres qui égalent les meilleurs spécimens de cette époque. Ce cabinet est supporté par huit pieds à faisceaux surmontés par des têtes d’aigles accolées. Le corps principal offre trois
panneaux séparés par des figures de femmes symbolisant les saisons et disposées en cariatides. Les panneaux latéraux sont ornés d’arabesques sous verre, peintes par Degault et entourées d’une bordure de nacre de perle. Au centre est un grand médaillon contenant un basrelief représentant les arts libéraux, dont le cadre de cuivre ciselé se détache sur un fond de nacre. Le couronnement est formé par un groupe de trois figures : la Richesse, l’Art et le Commerce, qui supportaient la couronne royale aujourd’hui disparue. On apprend par les mémoires de Mme Campan que ce monument a été exécuté sous la direction de Bonnefoy-Duplan, gardemeuble-concierge de la reine au château de Trianon et terminé en 1787. On ne saurait guère attribuer qu’à Forestier, à Thomire et à Feuchère, que nous avons vus travailler pour le Garde-Meuble, les bronzes si délicatement terminés qui le décorent. Après avoir fait partie du mobilier des Tuileries et figuré longtemps au Musée des Souverains, l’armoire à bijoux de Marie- Antoinette se trouve actuellement au Petit Trianon.
Nous préférons à cette œuvre une seconde armoire à bijoux, conservée au château de Windsor, où elle est attribuée à Riesener, bien qu’elle ne rappelle aucune des créations de cet artiste. Comme dans le meuble de Trianon, ce cabinet est porté sur huit pieds cannelés simulant des carquois, qui sont reliés de chaque côté par deux entrejambes avec vases à flammes. Sur la ceinture de la table règne un cartouche rectangulaire où sont des génies symbolisant les arts et des fleurons se succédant. Le corps principal est orné de deux grandes cariatides servant de montants et divisé en trois pan-
LE MEUBLE SOUS LOUIS XVI. 28j
neaux. Au centre est appliqué un grand bas-relief repré-