ARMOIRIES DE LA CORPORATION DES MENUISIERS DE PARIS
LE MEUBLE AU XVIIe SIÈCLE.
Bas des ouvriers français étudier les procédés de la sculpture sur ébène et, à leur retour, il les établit dans les logements de la grande galerie du Louvre. Le plus ancien dont on avait conservé le nom est Laurent Stabre, menuisier « en ébeyne, » cité par l’abbé de Marolles dans sa revue versifiée des artistes français. Stabre, sur lequel on a peu de renseignements, était mort en 1624, date à laquelle son logement fut concédé au fourbisseur Vincent Petit. Presque en même temps, le menuysier et tourneur en esbeyne et autres bois, Pierre Boulle était l’objet d’une semblable faveur. Allié par sa femme Marie Bahuche au peintre du roi Bunel, cet artiste, que l’on croit d’origine flamande, fut le père ou l’ascendant du grand ébéniste André-Charles Boulle, né aux galeries du Louvre. Il est porté dans les comptes royaux de l’année 1 63 6 pour un traitement annuel de 400 livres1. Pierre Boulle dut mourir peu d’années plus tard. On connaît également la teneur d’un brevet de logement accordé à Jean Macé2, menuisier-ébéniste de Blois, le 16 mai 1644, « à cause de la longue pratique qu’il s’est acquise en cet art dans les Pays-Bas et les marques qu’il en a données par les ouvrages de menuiserie en ébène et autres bois de diverses couleurs
qu’il présenta à la reine régente. Sa Majesté, pour lui donner le moyen de travailler à l’avenir avec plus de commodité à ce qu’elle lui commandera et de la satisfaire quand elle ira dans la grande galerie du Louvre vroir les ouvrages qui se font au départem|$t destiné aux artisans, qui par leur réputation et leur industrie