FIG. IO5. BERCEAU DU ROI DE ROME
(Mobilier national.)
qui l’exploitèrent d’abord en commun. On connaît beaucoup de meubles portant l’estampille : Jacob frères rue Meslée. Ces ébénistes avaient obtenu, en 179^, la fourniture des meubles destinés à la Convention. Cette commande fut vraisemblablement le commencement de leurs relations avec Percier, chargé de dessiner ce mobilier, collaboration qui leur valut les immenses travaux qu’ils exécutèrent pour la restauration des palais impériaux. Vers l’année 1804, l’un des deux frères était mort ou retiré, et l’aîné, qui joignait à son nom celui de Desmalter, resta seul directeur de l’atelier, qu’il transporta plus tard rue des Vinaigriers. Les magasins du Mobilier national, les palais de Fontainebleau et de Compïègne possèdent des spécimens très importants de la manière de Jacob. La majeure partie de ces pièces était exécutée d’après les dessins de Percier, auquel s’adjoignait le plus souvent son collègue Fontaine. Ce sont de grandes consoles en bois d’acajou soutenues par des cariatides ou des figures de sphinx en bronze revêtu d’une patine verte. L’ameublement de l’ancienne salle des Maréchaux au palais des Tuileries comprenait trois grands meubles en forme de buffets bas, dont le bois d’ébène était rehaussé d’ornements et de bas-reliefs de cuivre ciselé qui rappellent les dispositions du mobilier ancien. Malheureusement, le style glacial de ces buffets, qui figurent actuellement au Musée de Versailles, et la rondeur froide et banale des bronzes, ne leur permettent pas de soutenir cette comparaison. Une des œuvres les plus importantes que Jacob ait exécutées est l’armoire à bijoux de l’impératrice Marie- Louise, où il semble avoir voulu lutter avec
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