‹ Le Mexique au début du 20e siècle (volume 2)Chapitre 44 sur 65 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

Fusion. . . , Lixivialion . .

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Dans tous les procédés, sauf pour la fusion, il s agit tlaigent auiiférc plus ou moins pur; à la fusion, les chifïres comprennent surtout du ])lomb et du cuivre auro-argentileres, ce qui ne permet pas de faire une comparaison précise. Ce tableau met pourtant bien en évidence la transformation, qui s'est opérée, dejjuis dix ans, dans l'industrie métallurgique du Mexique, et surtout le progrès continu des procédés de fusion.

D"a])rés un autre tableau, les usines de traitement du Mexi(jue étaient, approximativement, en 1897, au nombre de 283, occupant environ :2()UU0 ouvriers et pouvant se classer de la façon suivante, d'après le procédé de traitement employé :

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Patio et barils. .

Patio et pans

Patio et lixiviatioii .

Patio et fusion

Barils

Pans

Lixiviation

Lixiviation et pans. . Lixiviation et fusion Fusion

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Les usines au patio se trouvent surtout tians les Etats de Guanajuato (27), Zacatecas (13), Cliiluialuia (13), Jalisco (12), Hidalgo (M).

.Nous allons niainlcnanl passeï- en revue ces divers systèmes

de traitement dans leur ordre de découverte historique, afin d(^ faire connaître les principales mines qui les emploient et les résultats qu'elles en obtiennent.

Nous citerons par exemple, tout spécialement; les grandes usines de Pacliuca (Guadalu[)e y Loreto) de Zacatecas (la Btîgonia, la Florida, etc.), de Guanajuato, etc., pour le procédé au patio; celles d'Aguascalientes, de Monterrey et de San Luis Potosi pour l'extraction de l'argent par fusion; celles de Hidalgo del Parral (Chihuahua) pour la lixiviation ; celle de la C" de Penoles à Mapimi, pour la métallurgie de l'argent par fusion (compagnie qui vient en tète de la liste des dividendes distribués par les compagnies minières ou métallurgiques du Mexique, cotés à Mexico, avec un dividende de ])liis d'un million do dollars) et la Mez((uital del Oro (Zacatecas).

Dans la description suivante, il nous arrivera d'employer les abréviations anglaises, commodes dans la pratique, de MiLl pour usine de broyage et amalgamation, Smelter pour usine appliquant la fusion plombeuse.

1" Amalgamation au patio. — Le procédé au patio, l'ancien procédé mexicain, a perdu beaucoup de terrain dans ces dernières années, et, bien qu'il serve encore à obtenir près d'un tiers de l'argent, surtout dans les anciens districts tels que Zacatecas, Guanajuato et Pacliuca, il est peu en faveur dans les régions où s'installe l'industrie intensive à l'américaine. On y a cependant introduit divers perfectionnements, destinés à le rendre plus économique et plus parfait, en multipliant notamment les essais et analyses chimiques, |)our substituer à l'empirisme ancien des moyens d'appréciation plus rationnels, pendant les diverses phases de l'opération. L'usine de Guadaliq)e, à Pacliuca (Hidalgo), utilise l'électricité comme force motrice et réalise, de ce fait, une économie notable. L'usine de Loreto (Pachuca) essaye, en ce moment, le traitement mécanique des « tortas » pour éviter l'emploi coûteux des mules, qui avait lieu jusqu'ici. Un ingénieur, nommé Valerio Ortega, a également imaginé récemment un procédé d'amalgamation sans chlorure, mais avec acide sulfurique, qui serait plus économique et plus rapide, mais n'a pas encore subi la consécration de l'expé-

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liencc. Ce système a été essayé à Fresnillo (Zacatecas) sur des minerais de Proano et à Guanajuato.

Depuis 1893, la proportion de l'argent obtenu au patio a baissé progressivement de la façon suivante :

Dans le district de Zacatecas, où ce système est encore très généralement employé, il a été produit dans ces trois dernières années.

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Argent 57 247 55 646 74 415

2" Amalgamation aux barils de Freiberg. — Ce procédé est aujourd luii très peu usité au Mexi([ue; on ne peut guère citer que deux usines de quelque importance, où on l'emploie sous des formes modifiées.

A la Union (Pachuca), on se sert du procédé Krônke en utilisant du sous-chlorure de cuivre produit par la réaction du chlorure de sodium sur le sulfate de cuivre.

A Bartolome de Médina (Pachuca), on emploie le procédé J. M. César, dans lequel le réactif est du chlorure de cuivre.

3" Amalgamation aux Pans. — Le procédé des pans, perfectionné par M. P. Boss, est très usité au Mexique. Dans ce système, le minerai, sortant des pilons, passe dans une série d'au moins huit pans. Le traitement, une fois établi, est continu, le premier pan étant chargé, en même temps que l'on décharge le dernier.

L'usine de San Francisco, près la Maravillas (Pachuca), fui la première à employer le système Boss. Il y a là huit pans, dont les quatre premiers servent à broyer et amalgamer, les quatre derniers seulement à amalgamer. On passe de 80 à '.)() tonnes par jour, le minerai titrant de 0,5 à 0,9 d'argent, avec une perte de 1 à 1,4 kilos de mercure par tonne et un rendement de 70 pour 100.

L'usine Progreso, à Pachuca, emploie le même système sur une grande échelle. On y passe 1 10 toniu's par jour, les minerais traités

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titrant 1 à 0,5 d'argent et les frais étant de 52 francs par tonne.

4° Lixiviation. — La lixiviation est surtout employée dans les régions du Mexique, où les Américains du Nord ont leurs entreprises, c'est-à-dire dans le Nord et l'Ouest.

5° Gyanuration. — Le procédé de traitement des minerais d'or par le cyanure de potassium, procédé qui a donné des résultats si remarquables et si économiques au Transvaal, a été essayé récemment au Mexique, où il semble bien exister des quantités importantes de pyrites aurifères, négligées jusqu'ici parce qu'elles étaient rebelles aux méthodes d'amalgamation anciennes, et convenant au procédé Mac-Arthur Forrest. Cette question de la cyanuration, qui peut avoir une grande importance pour un pays où les fdons métallifères sont tellement multijiliés et contiennent si fréquemment au moins des traces de métaux précieux, n'est encore, on peut le dire, qu'à ses débuts. Le Gouvernement, ])our faciliter l'introduction de la méthode, ayant réduit les droits sur le cyanure de potassium et le zinc, on vient de créer, dans la Sonora, trois usines de cyanuration : la Grand Central Mining C qui traite les minerais rebelles de Las Prietas; la Creston Colorado Mining C°, qui passe 200 tonnes par jour et la Pan Anun-ican C, (|ui en passe 100.

G" Fusion plombeuse (Smelting). — La fusion plombeuse est, comme on a pu le voir par les chiffres d'un tableau précédent, le procédé le plus moderne et celui qui s'est le plus extraordinairement développé au Mexique, depuis dix ans, puisque les produits obtenus par ce système ont passé de 81 tonnes en 1890 à 344342 tonnes en 1899. Cette l'évolution a été surtout produite par l'influence des Américains du Nord et par le contre-coup des modifications introduites dans les tarifs douaniers entre les Etats-Unis et le Mexique.

Pendant longtemps, en elfet, une grande partie des minerais mexicains propres à ce traitement était exportée au Texas et au Colorado, notamment à Leadville. La loi Windom, en chargeant de droits très élevés l'introduction de minerais plombeux aux Etats- Unis, amena beaucoup de capitalistes américains à venir s'établir au Mexi<jue et à y construire des usines, donnant ainsi un essor rapide au pays.

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Les Etats tle la Fédération mcxicaino coin[)rirent alors l'intérêt qu'il y avait, pour eux, à favoriser ce mouvement, et accordèrent de nombreuses concessions et cxem])tions d'impôts aux compagnies américaines, telles que la Refining and manufacturing C°, établie en 1890 à Monterroy, la Compania Fundidora de Ilierro v acero de Monterrey, formée en avril IS99, la G" Metalurgica Mexicana de San Luis Potosi . la Kansas City C" à Bo([uillas (Sierra del Carmen), la Cananea Cons. C» dans le district d'Arizpe (Cananea, etc.) Ln outre, les Gouvernements de Chibuabua et Coahuila concédèrent le cbemin de fer d'Escalon à Sierra Mojada, favorisant ainsi le dévelop|)ement de ce camp minier, dont les minerais, jadis envoyés aux Etats-Unis, vont maintenant à San Luis Potosi.

Le tableau suivant inontie ([uels sont les princi|)aux smelters producteurs d'argent du Mexique; nous laissons de côté ici la Compagnie française du Holeo, c|ui produit uniquement du cuivre, et les usines à fer.

Ainsi (pie le montre ce tableau, les principales usines, où l'on obtient l'argent, sont celles d'Aguascalientcs, San Luis Potosi et Monterrev. (]elle de la C" Minière de Penoles, à Mapimi, vient en pnMuier lieu j)our le plomb et l'argent. Quelques mots sur ces cpiatre centres d'extraction permettront de se faire une idée plus nette sur 1 industrie mexicaine.

Grande fonderie centrale d'Aguascalientes. — M. Daniel Cuggenlu'ini a obtenu du Gduvernement fédéral la concession nécessaire pour l'établissement de trois usines, devant passer : deux. :50() tonnes par joui-, une autre, 100 tonnes; la construction de 1 usine d'Aguascalientes fut commencée, en conséquence, le 2(5 juin 189^1. et le ])remier four de fusion fut allumé le 2''i juillet 1895(1).

Cette usine, située à 6 kilomètres d'Aguascalientes, reçoit des minerais provenant de toutes les parties de la République et souvent, par suite, de très loin, même des Etats d'Oaxaca, Sonora, Sinaloa et Chibuabua, des minerais et mattes de cuivre importés des

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LE MEXIQUE AU DEBIT Dl XX^ SIECLE

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