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Etats-Unis (Arizona et New Mexico), des concentrés provenant des usines travaillant par le procédé Boss. Rlle traite, en moyenne, de 900 à iOOO tonnes de charge pour vingt-quatre heures. Le coke y est importé de la Virginie et de la Pensylvanie.
Elle comprend deux divisions principales : l'une pour le traitement des minerais de plomb; l'autre pour le traitement des minerais de cuivre.
Les minerais, (|ui y arrivent par les grands wagons du Central Mexicano, subissent d'abord un prélèvement de '/lo à '/so- destiné aux essais; le reste va: les sulfures, directement aux réverbèi'es de grillage; les minerais oxydés, aux dépôts de mélange, qui passent, en temps favorable, aux fours soufflants.
Les ])roduits obtenus, cuivres et plombs argentifères, sont ensuite envoyés pour être raffinés à l'usine de Perth-Amboy (New Jersey), près de New York, qui appartient aux mêmes propriétaires. C'est là que se fait la séparation des divers métaux.
Examinons les diverses phases du traitement.
Essais. — On emploie, pour les essais pratiques, un moulin comprenant deux concasseurs Blake, deux paires de cylindres mus à l'électricité et un petit moulin pour pulvériser. Le prélèvement des essais se fait par pelletage à la main, et passe pour donner de meilleurs résultats que les systèmes mécaniques, appliqués récemment dans diverses usines.
Grillage. — A l'atelier de grillage sont annexés deux concass(Hirs et une paire de cylindres broyeurs. 11 comprend huit fours à pelletage continu, à sole plane très légèrement inclinée, sans réverbère de fusion, où l'on passe aussi bien les minerais de cuivre que ceux de plomb. Toutes les deux heures, on ajoute 2 tonnes de minerai cru, et on retire deux tonnes de minerai grillé, l'opération totale durant vingt-quatre heures. Les réverbères sont chauffés au gaz, en brûlant incomplètement un mélange de coke et de houille des Etats-Unis dans des gazogènes cylindriques en tôle du système Wood. Les minerais fins ou en poussière, qui ne sauraient être avantageusement chargés à cet état dans les fours soufflés, sont com|)rimés d'abord en briquettes avec de la chaux, au moyen d'un moteur électrique. Ces briquettes, pesant environ
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1 kilo, sont rondes, avec un diamètre de 0™10 et une épaisseur de O^Oe.
Fusion des minerais plombeux. — L'atelier comprend trois grands fours d'eniplombage, d'une hauteur inusitée de 9 mètres au total, passant chacun 125 tonnes par jour avec 12 à 15 pour 100 de combustible et quatre petits, qui en passent 100. Ces fours sont en travail continu. Les minerais traités renferment au plus 2 1/2 à '.\ pour 100 de soufre. On enq)loi<' parfois, pour fondant, du minerai de fer du Cerro de Mercado.
Fusion des minerais cuprifères. — L'atelier comprend trois fours passant 160 tonnes par jour et un de 200. Les minerais traités renferment de 4 à 5 pour 100 de cuivre et de 8 à 12 ])Our 100 de soufre. On charge toutes les trois heures et on obtient une scorie, tenant environ : silice, .38 ponr 100; fei-, 22 pour 100; chaux, 22 pour 100. On fait de la matte à .'{0 |)our 100 de cuivre en moyenne.
Convertisseurs . — L'usine comprend deux très grands convertisseurs, système Bessemer, du type rond d'Anaconda, mus hydrauliquement : la force étant fournie par un compresseur d'air C.orliss de 250 chevaux. Ils ont 2™60 de diamètre intérieur et comportent 15 tuyères. Chacun d'eux peut produire, en une période de trois à six heures, 100 barres de cuivre brut pesant chacune 100 kilos : ce cuivre brut tenant environ 9',) [)our 100 de cuivre métal. Pour les garnir, on se sert d'un mélange préparé dans un moulin chilien d'un minerai argentifère très siliceux et d'un autre minerai plastique, tous deux de Pachuca, tenant : SiO'^: 72; FeO: 5; APO': 15; CaO : 0,6. Un revêtement en quartz ne résisterait pas, en elTet, assez à la corrosion, en présence de la matte pauvre et très ferrugineuse qu'on y traite.
Machinerie. — On emploie, pour élever les minerais, six élévateurs hydrauliques et deux électriques. Toutes les machines sont actionnées électriquement; l'éclairage est électrique.
Combustible. — On consomme surtout du cidic de Pensylvanie, amené par mer à Tampico, un peu de coke de Sabinas (Coahuila), ayant le défaut de contenir 18 à 20 j)our 100 de cendre, du cliarbon de Pensylvanie, de Sabinas et de Laredo (Texas).
MIXKS ET INDISTRIFS MI.xrKRKS .'{i:i
Scories. — Les scories des fours soufflants sont mises en grenailles.
Cette usine emploie sept cents hommes, presque tous mexicains. Le salaire varie d'une demi-|)iastre à une piastre argent, pour douze heures.
Usines de Monterrey (Nuevo Léon). — En 1897, Monterrey possédait trois grandes ionderics, employant 1 19(5 ouvriers et j)roduisant : argent, 14164000 $; or, 1080000 .■? ; ploml), 2i;}9000$; cuivre, 29000 $. Le plomb riche, |)roduit à Monterrey en 1892, tenait en moyenne 6,9 d'argent. Les minerais traités tenaient environ 12 pour 100 de plomb et 1,4 d'argent.
Le même Etat possède les usines de Benavides et 'V^illaldama.
Compaiàia metalurgica mexicana de San Luis Potosi. —
Cette (compagnie liaileiles mineiais de même nature et suivant le même principe (jue celle d'Aguascalienles. Elle en reçoit beaucoup de Pachuca et de s(>s propres mines dans l'Etat de San Luis Potosi. Il y a huit fours d'emplond)age et deux fours pour la fusion des minerais cuivreux. Chatpie four d'cmplombage passe environ 120 tonnes par vingt-quatre heures. Les minerais arrivent directement pai- une double voie du Central .Mexicano. Toutes les manipulations se font à la main, le prix de la main-d'œuvre étant peu élevé : en moyenne 0,l}7 par douze heures. La force, requise par les ventilateurs des fours de fusion, est fournie |)ar deux machines horizontales Corliss à un cylindre de 250 chevaux et une machine ^^'estinghouse de 300 chevaux. Accessoirement, l'usine emploie une partie de sa vapeur à la distillation du tanin.
Usine de Mapimi, à la Gompania Minera de Pendes (Durango). — Cette usine renferme dix fours Waterjackets, chacun d'une capacité journalière de 60 tonnes.
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Le tableau suivant donne une idée de sa production :
ASXÉES
MIMJItAI KEÇU
l' It O D r C T I O N