Représentation commerciale. Corps consulaire. A
Mexico et dans les principaux centres commerciaux de la République, se sont constituées des Chambres de commerce qui, sans avoir d'existence légale, interviennent officieusement auprès des pouvoirs publics pour défendre les intérêts remis entre leurs mains. Le nombre de ces compagnies était de 27, au 31 décembre 1901. Elles siégeaient à Acapulco, Aguascalientes, Chihuahua, Ciudad Victoria, Colima, Cordoba, Durango, Guadalajara, Laredo, Matamores, Matchiiala, Mazatlan, Mexico, Monterey, Oaxaca, Orizaba, Papantla, Puebla, San Luis Potosi, Tampico, Tepic, Tlacotal[)am, Toluca, Tula de Tamauli[)as, Tulancingo, Vera-Cruz, Zacatecas.
Tandis que les Chambres de commerce renseignent le Gouvernement au sujet des desiderata du Mexi<|ue en matière commerciale, les consuls nommés par lui dans les principaux pays avec lesquels la République échange ses produits l'éclairent sur les ressources et les besoins des nations étrangères. Il a été institué 161 consulats mexicains, dont 32 aux Etats-Unis de rAméri(jue du Nord, 27 en Espagne, 19 dans la Grande-Bretagne et ses colonies, 14 en Allemagne, 11 en France et en Algérie, 9 en Italie, 6 en Belgique, \ en Suède et en Norvège, 2 en Russie, 8 dans les autres pays d'Europe, 1 au Japon, 28 dans rAméri<[ue du Sud, l'Amérique centrale et les Antilles. Les consuls et agents consulaires du Mexique suivent de très près le mouvement commercial, ainsi que l'attestent les intéressants rapports publiés périodiquement dans le « Boletin officiai de la Secretaria de Relaciones Exteriores ».
De leur côté, les plus importantes colonies étrangères installées au Mexicpic, celles des Allemands, des Américains du Nord, des Espagnols, des Français, des Italiens ont organisé des Chambres de commerce qui, secondées par le corps consulaire, rendent de grands services, non seulement à leurs nationaux en les unissant pour soutenir des intérêts considérables, mais encore à la République ellemême, en la faisant mieux connaître, en établissant des relations commerciales suivies avec leur patrie d'origine, en attirant des com-
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patriotes jiour fonder de nouvelles industries, en étendant ainsi l'influence économique d'un pays éminemment hospitalier.
13. Mission à l'étranger. — Le Gouvei-nement ne néglige rien pour faire apprécier à l'étranger les produits de l'industrie nationale et élargir le marché extérieur. Il a subventionné et investi d'un mandat officiel une mission commerciale, envoyée à la fin de 1902 dans l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud.
Cette mission, qui a été constituée par les principaux industriels et dans laquelle l'élément français est dignement représenté, em- ])orte de nombreux échantillons des marchandises faisant l'objet d'une fabrication importante au Mexique, notamment des tissus de coton et des tabacs. Son programme consiste à étudier de ])rès, dans toute l'Amérifpie latine, les produits susceptibles d'échanges, à poursuivre par une entente entre les gouvernements intéressés la création de services maritimes directs reliant cette partie de l'Amérique aux Etats-Unis mexicains, à nouer ainsi des relations commerciales nouvelles et à resserrer celles qui existent, à dévelojiper la concurrence contre l'Amérique du Nord et l'Europe.
L'union plus étroite des divers éléments latins-américains dans le domaine économique peut avoir, si elle se réalise, une répercussion profonde sur la situation politique du Nouveau Monde.
14. Participation aux expositions universelles. — Les expositions universelles offraient au Mexique l'occasion de mettre en lumière la variété des produits nationaux, de développer son commerce, d'accroître son prestige. Aussi a-t-il accepté, depuis I87(i, les invitations des gouvernements étrangers et participé notamment avec un éclat de plus en plus vif aux assises de Philadelphie (1876), de la Nouvelle-Orléans (1885-1886), de Paris (1889), de Chicago (1893), de New York (1894), d'Atlanta (1895) et de Paris (1900).
Dans ces luttes pacifiques, les Etats-Unis mexicains ont recueilli de légitimes succès. Le tableau suivant des récompenses obtenues par leurs exposants à Paris et à Chicago en fournit la preuve irrécusable :
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