‹ Le Mexique contemporain par le baron de BazancourtChapitre 108 sur 109 · UVRE V, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

UVRE V, CHAPITRE III

suis tenu à rien de plus ; je trouve maintenant la rupture pleinement justifiée et je me retire. Ma résolution ne lie en aucune façon mes collègues ; mais elle est d'accord avec mon interprétation de la convention, et j'en assume toute la responsabilité vis-à-vis de mes collègues, de mon gouvernement et du monde entier. »

Ces paroles si nettes et si catégoriques prononcées avec la fermeté que donne un caractère élevé et une conscience droite, firent une profonde impression sur les plénipotentiaires alliés, ils comprirent qu'une discussion plus longue devenait superflue. — La rupture était accomplie. — De fait, elle l'était du côté de l'Angleterre, depuis le jour où la France regardait comme indispensable une action militaire. — Du côté de TEspagne, elle fut bien près d'être décidée, le jour où les forces françaises devenant supérieures en nombre à celles placées sous le commandement du comte de Reuss, n'assignaient plusla prépondérance à l'Espagne sous le point de vue militaire.

Après cet examen un peu long peut-être, mais à notre sens indispensable pour apprécier les faits qui se sont produits, il n'est plus possible de conserver le plus petit doute sur la *'''

cessité où nous étions de ne pas abandonner la pensée politique qui nous avait amenés sur cette plage lointaine.

On l'a vu par le récit que nous venons de faire, les questions d'intérêt personnel, les réclamations d'indemnité et le payement des sommes violemment soustraites ont été éloignées ; il n'en a pas été dit un mot dans la dernière conférence qui a enregistré ofTiciellement la rupture d'une action commune entre les nations alliées.

L'avenir qui juge les questions d'un point de vue élevé et dont le regard impartial mais profond, embrasse les grands horizons, rendra justice au but noble et généreux de nos efforts. — Les grandes nations européennes ont des devoirs à remplir en dehors des droits individuels qui se rattachent à leurs propres intérêts, elles tiennent dans leurs mains la ba-

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