‹ Le Mexique contemporain par le baron de BazancourtChapitre 35 sur 109 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

En 1837, le baron DefTaudis fut chargé de signifier au cabinet mexicain Tultimatum de la France.

Le président Bustamente repoussa avec hauteur les demandes pleines de modération qui lui étaient adressées, et qui n'étaient que lajuste réparation des actes les plus iniques et les plus criminels. Il demandait, avant d'entrer même en négociation, le retrait de la flotte. Cette demande insultante était bientôt suivie d*un mafeste dans lequel le général Bustamente appelait tous les citoyens à défendre la dignité et Thonneur du pays outragés. — La légation française quitta Mexico, et tout les ports furent bloqués.

Le gouvernement de la république fit aus- .

sitôt de grands préparatifs de défense ; tous les points vulnérables delà côte furent fortifiés. — Le fort de Saint- Jean d'Ulloa, armé d'une redoutable artillerie, vit sa garnison portée à cinq cents hommes, et des troupes considérables se concentrèrent aux environs de Vera Cruz.

Avant de commencer les hostilités, Fescadre française attendait que le temps fixé parTultimatum fût écoulé. — Cette escadre, ou plutôt cette escadrille, se composait de deux frégates de soixante canons, de huit bricks de dix à vingt canons, et d'une corvette de charge. Le vomito, la fièvre jaune, le scorbut ne tardèrent pas à se déclarer sur les navires et y firent les plus cruels ravages. Le commandant Bazoche ne pouvait songer, avec les petits bâtiments dont il disposait, à attaquer des points aussi sérieusement défendus; il se contenta donc, en attendant du renfort, de resserrer le blocus.

En effet, la guerre avec le Mexique était devenue inévitable, et le cabinet des Tuileries préparait une nouvelle expédition sous les ordres du contre -amiral Baudin ; — un des fils du roi, le prince de Joinville, en faisait partie et commandait la corvette la Créole, Cette nouvelle escadre qui comptait trois frégates, deux bricks et quatre

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