LIVRE III, CHAPITRE III
CHAPITUE 111
La fatigue des troupes, qui depuis près de trente-six heures n'avaient pris aucune nourriture, empêcha le général Scott de marcher immédiatement sur Mexico, en profitant de la terreur que cette nouvelle défaite avait jetée dans l'armée mexicaine.
En apprenant les revers éprouvés à Contrera et à Churubusco , la capitale fut plongée dans la plus grande consternation. Les deux partis en présence, celui de la paix et celui de la guerre, s'agitèrent au milieu du désordre et de la démoralisation générale. Santa Anna penchait pour la cessation des hostilités. Une lettre du président, adressée le 31 août au général Rejon, et trouvée plus tard dans sa corres-
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pondance, prouve qu'en agissant ainsi, le président de la république mexicaine avait pour but, moins d'obtenir la paix, que de gagner du temps pour terminer les défenses de la ville.
Une députation des consuls étrangers résidant à Mexico fut donc chargée de faire des ouvertures de paix au général Scott, qui les accueillit avec bienveillance. Il fut convenu qu'un armistice serait accordé pendant le cours des négociations (1).
Il devintbientôt évident que la paix ne pouvait se conclure, les commissaires mexicains ne réclamant rien moins qu'une partie du Texas, tout le nouveau Mexique et même une grande partie de la Californie. — De plus, le général Santa Anna avait violé de la façon la plus mani-
(1) Les conditions de Tarmistice portaient :
« Qu'il durerait jusqu'à ce que la notification d'un des deux généraux en chef en dénonçât formellement la cessation. — Les hostilités ne pourraient être reprises que quarante-huit heures après.
tt Aucune des deux armées ne serait renforcée pendant la trêve.
« Les fortifications et les défenses du Mexique resteraient dans rétat actuel dans un rayon de trente lieues autour de Mexico.
« Aucun ouvrage nouveau ne pourrait être utilisé comme fortification. »