‹ Le Mexique contemporain par le baron de BazancourtChapitre 66 sur 109 · LIVRE IV^ CHAPIXP: l · texte numérisé non relu

LIVRE IV^ CHAPIXP: l

Le nouveau chef tenta d'abord une politique de eonciMMion, mus tous ses( efforts furent entravés par le mauvais vouloir et l'opposition des chambres ; alors il prononça leur dissolution, et le 19 janvier, la force armée envahit la salle de leurs séances, — ^ C'était la ressource in extremis des positions diflSicilea. -^ Le lendemain, les troupes se prononçaient pour les réformes contenues dans un nouveau plan voté par l'état de Jalisco, et reconnaissaient Ceballos pour chef suprême. Mais loin d'être désarmée ou apaisée, la révolte retrouva de nouvelles forces et devint plus menaçante encore. Le colonel Robles, envoyé contre les insurgés, entre en composition avec le général Uraga qui s'est mis à la tête des troupes in^ surrectionnelles, et signe avec lui, le 4 février 1853, la convention d'Arrogozarco, qui posait les bases d'un nouveau plan gouvernemental que devait accepter le président provisoire Ce-

balles. — La garnison de Mexico s' étant prononcée pour cette convention, Ceballos quitta la présidence et fut remplacé aussitôt par le général Manuel Lombardini, auquel les chefs militaires de la capitale offrirent la présidence intérimaire.

Mais la situation restait la même, grave et menaçante; les embarras s'amoncelaient ; aucun homme, parmi ceux qui harcelaient le pouvoir au profit de leur ambition personnelle, n'était de taille à tenir tète à toutes ces difficultés et à tous ces embarras, nul n'avait sur la nation assez d'influence par son nom et son autorité pour en imposer aux partis divers. — C'est alors que les yeux se portèrent de nouveau sur Santa Anna, qui s'était retiré à Carthagène, depuis le discrédit où l'avait plongé le peu de succès de sa campagne contre le général Scott. — Santa Anna étaitle seul homme, au Mexique, qui eût vraiment le sentiment et la puissance de l'autorité, le seul qui sût dominer, par son énergie et sa résolution, ces traditionnelles agitations de la république mexicaine. Des commissaires allèrent le chercher dans son exil, et tous les Etats réunis le désignaient, le 17 mars, pour exercer le pouvoir absolu.

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