‹ Le Mexique contemporain par le baron de BazancourtChapitre 8 sur 109 · LIVRE 1, CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE 1, CHAPITRE IV

tes, que de rivalités fatales, que de passions mauvaises, que de cupides instincts se cachent sous ton manteau I

En écrivant la Campagne cC Italie de 1859, cette guerre de l'indépendance contre la domination étrangère, nous avons dit ce que nous répétons aujourd'hui, car les dominateurs marchent toujours sur la même pente fatale ; la même destinée les pousse, la même nécessité les condamne.

« Toutes les fois qu'une nation quelconque attache à soi par la conquête un élément étranger, cette nation ne peut maintenir son autorité que parla force, c'est ainsi seulement quelle intimidera les sourdes agitations dont ni bienfait ni menace ne pourront jamais arracher le germe.

« C'est l'histoire indiscutable de toutes les conquêtes. Demandez-le à César, à Annibal, à Napoléon, à tous les conquérants (1). »

Nous n'entrons point dans le détail des causes qui entretinrent dans les cœurs cette répulsion instinctive qui de la nation conquise monte

(i) Campagne d'Italie. — Causes de la guerre d' Italie. Première partie, pages 8 et 9. Amyot, éditeur, 8, rue de la Paix.

tÛ MEXIQUE CONTEMPORAIN

à la nation conquérante. C'est une grande et philosophique étude à laquelle s'est livré le savant M. de Humboldt, avec la profondeur de son esprit et Tautorité de son nom : qu'il nous suffise d'en constater les résultats.

Le vice-roi représentant le souverain était le chef de l'administration entière du pays ; il présidait le conseil, nommait à tous les emplois vacants, la sanction royale réservée. — Mais le roi des Espagnes pouvait-il contrôler les nominations faites dans les colonies étrangères rangées sous son sceptre ? Quelques-uns l'essayèrent, mais y renoncèrent bientôt. Le bien qu'ils voulaient faire s'arrêta en chemin. Le vice-roi commandait l'armée et décidait en conseil de guerre de toutes les questions militaires.

' Cependant cette autorité si puissante avait comme contre-poids un tribunal suprême appelé audiencia. — Cette cour possédait aussi de grands pouvoirs et correspondait directe-

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