‹ Le Mexique et l'Amérique tropicaleChapitre 53 sur 66 · AFFECTIONS DE LUI EU US · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LUI EU US

voir l'invasion ou la cause d'une péritonite, qui peut devenir promplemcnt funeste, donne à leur thérapeutique une activité louable dont les bons effets évitent bien des mécomptes.

Dans ces pays où les coliques sèches sont si fréquentes, on a commis une grande imprudence. Des conduits de plomb ont été installés pour la distribution des eaux dans la capitale. Nous ne doutons pas que de minimes doses de ce métal, ajoutées aux prédispositions climatériques, ne rendent plus fréquente une maladie qui produit déjà de nombreux malheurs.

§ 4L. Affections de l'utérus.

L'utérus est un des organes qui s'affectent le plus communément à Mexico. La métrite aiguë n'y est pas rare, et la métro-péritonite puerpérale est malheureusement fréquente. Ce n'est pas cependant au point qu'il en faille faire une mention exceptionnelle, et il est surtout vrai de dire qu'aucune originalité n'en indique ici une étude spéciale. Mais il n'est pas hors d'à-propos d'appeler l'attention sur les hémorrhagies qui compliquent la parturition et donnent bien souvent, plus souvent qu'en Europe, plus souvent surtout qu'aux mêmes latitudes au niveau des mers, les résultats les plus déplorables. Pendant six ans de pratique à la côte du Golfe, je n'ai pas observé un seul casd'hémorrhagie mortelle après un accouchement régulier, tandis que nous avions à regretter fréquemment ce malheur sur l'Anahuac.

On le comprend aisément, les fonctions de l'organe, dans les pays chauds, au niveau des mers, se font généralement sans entraves. Laparturition y est heureuse. La fibre utérine, énergique et puissante, revient promptement sur elle-même, par une contraction rapide, immédiatement après l'expulsion du fœtus. L'extrémité des vaisseaux s'en trouve donc oblitérée, sans retard, à la suite de la sortie facile du placenta.

Il n'en est pas ainsi sur les altitudes. La faiblesse générale produit trop souvent un abattement subit, au moment où le passage de l'enfant laisse l'abdomen vide. En même temps, la paresse contractile des muscles utérins est, par elle-même, une cause assez commune de retard placentaire. De ces deux faiblesses, l'une générale, l'autre propre à l'organe, il résulte que les vaisseaux utérins restent béants, et le sang s'écoule en abondance. Si, peu d'instants après, l'état général devenu meilleur agit favorablement pour produire les contractions qui d'abord ont manqué, la fibre utérine rencontre un obstacle dans les caillots déjà formés à l'intérieur de l'organe. Aussi serait-il vrai de dire qu'il n'est pas de pays au monde où la nécessité de l'extraction de ce sang coagulé se présente avec plus de fréquence.

Mais ce n'est pas seulement dans l'acte puerpéral que l'on observe, à Mexico, des métrorrhagies. Le sang a une tendance remarquable à affluer vers cet organe. J'ai vu les inflammations chroniques du col et du corps, sans lésion de continuité, être très-fré-

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