‹ Le Mexique et l'expédition franc̜aiseChapitre 4 sur 5 · IIS · texte numérisé non relu

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Avec San Jaan et Cbolula fortifiés, s«nit peut-ftre restée ouverte, el i|tH géDëral Forev ne se Sùi résigné à aUaqnei ce qui surail permis à Orle^ d'opérer sa la capiiale?

La prise de PuebliBouverl tes portes de Noûeo] h-ancaise- En effet, il ae reste aux Meiicaïus qn de Comonfort, qui s'est fait battre dans toutes la tresetqui D'est p^s, à proprement parler, une plutôt UQ ramassis de milices tirées des éloignées les unes des autres, de troupes qû naissent pas, de corps qui n'ont pas d'ensemblett armés on ne sait trop commenl.

Comonforl. le chef de celte armée, est un lune qui n'est point ce qu'on peut appeler un géo^ plupart de ses lieutenants sont, comme lui, d' de bandes irréguliëres.

Dans la guerre civile de 1855, Comonfort éU nant d'Alvarez, lequel est en quelque sorte roi dt Guerrero, ayant Acapulco pour capitale. Uais eu 1855, Alvarez se prononça contre la dictature d Anna ; il devint l'&me de la ligue tédéraliste, et il contre Son Altesse Sérénissime une guerre qw pouvoir du dictateur et fmit par amener sa chutes

Bien n'était bizarre comme les bandes sauvagesqi époque, se mirent à battre la campagne dans les du sud et de l'ouest, et dont les efforts disséminés q

|Mijf plus encore qu'ils ne concouraient au renversede Santa^Aona. Ces bandes étaient dirigées par des Ûk^ presque indépendants, dont nous voyons aujourd'hui ptfk]ue&-uos figurtT dans Tannée de Comonfort. Elles Mmaient «n assemblage des plus pittoresqaes; c'était une sole de déserteurs, affubi'^s de quelques restes d'unikphne, complétés en toile d'emballage ; c'étaient des In- Bms. vêtus d'un chapeau de paille et d'une chemise, arftéa d'uae escopette à bouche évasée et d'une giberne rraehée à q«flqoe soldat que la fièvre avait étendu sur le wdd un ehemin ; c'étaient des troupes de cavaliers pre^ ue aussi dus que les chevaux qui les^rtaient, ou à peine 0Wert$ d'un paâlasson, les éperons sanglés sur les pieds ei la main armée d'un bambou, à l'extrémité duquel fixé un couteau ou un simple clou. Au milieu de cette Multitude aa teint cuivré, on distinguait de grandes figures, loblement drapées dans des zarapes de toutes couleurs, la iioe encadrée de vastes favoris noirs, croissant sauvages

Éine les branches d'un taillis fourré, et le frent ombragé ufl large sombrero galonné. Ces grands types de Fra mdo distribuaient des ordres en brandissant des sabres

Sjfcréchés, ou montraient fièrement sous l'écharpe rouge qui Tieur servait de ceinture, la crosse d'un pistolet de luxe, triste dépouille d'un voyageur. Dans la noblesse des gestes de ces chefs débraillés, dans l'emphase de leurs paroles, on retrouvait uu air de grandeur, qu^on aurait volontiers pris pour un reste usé de chevalerie castillane, si ce troa-

ble-féte de Cervantes n'avait depuis longterops démoi toutes ces belles manières, en montrant qu'il n'y a i pas de Roland à Don Quichotte.

Cependant ces bandes avaient aussi leur discipline^ toujours sur ce reste d'esprit chevaleresque qui se pétue avec la langue. Un étranger tombait-il entre mains, le général lui donnait audience, entouré de se! valiers rébarbatifs, assis à la ronde dans leur ordre hi chique, tandis qu'un secrétaire enregistrait les questii les réponses. Le voyageur ne se trouvait-il porteur d'à recommandation, il était, suivant le résultat des subtei de son éloquence, 'classé parmi les amis, ou dépoui son avoir au profit de la sainte cause de la révolution si, au péril de ses jours, il était resté porteur de qi sauf-conduit émané d'un des principaux chefs de la { civile (1) il traversait toutes les bandes avec les hor de la guerre.

C'étaient des armées de ce genre que commanda monfort, mec Degollado, Ghilardi, Pueblita, Huei D' Cuesta et tant d'autres généraux improvisés, habil( l'art des pronunciamentos. Toutefois, il faut étab

(l)Sou8 Santa-Anna, il y avait peine de mor quiconque était trouvé porteur de quelque recommai pour les chefs de la révolution. Par manière de sailles, la réciproque avait été proclamée par Alvf plus d'un voyageur a été, sous ce prétexte, pendu espion.

sérieuse différence entre Comonfort et bon nombre de ses i^lègues. Comonfort est un homme éclairé, honnête, mol^rédans ses opinions, ennemi du bruit, modeste et même Wble, quoique bon patriote. Alvarez, après s'être fait »70clamer président du Mexique en 1855, ne pouvant supporter ni le climat ni la civilisation de Mexico, et ne vou- ■fit pas abandonner Âcapulco, se substitua Comonfort, et m fut sous la présidence de celui-ci que s'élabora la contttution de 1857, qui introduisit au Mexique la réforme poîtique moderne et libérale, laquelle, plus tard, servit de tvapeau à Juarez. Comonfort a été un bon président, mais ■*«st un pauvre général.

Oo ne pouvait donc pas supposer que Mexico pût être l^fendue ni par lui, ni par son armée. Il aurait fallu ^ur y réussir un tout autre chef et de tout autres soldats.

En 1847, la capitale a pu faire une résistance sérieuse, »arce que Santa- Anna y avait concentré toutes ses forces '1 que Puebla avait été abandonnée. Aujourd'hui c'est à ^uebla que les Mexicains avaient compté arrêter Tinvasion, it c'est là qu'ils ont, pour ainsi dire, joué le tout pour le out. D'ailleurs, en 1847, le Mexique était loin d'être aussi épuisé qu'il l'est aujourd'hui.

Comme la vallée de Mexico ne peut se submerger dans tette saison, les troupes françaises ont dû facilement entrer dans cette ville qui n'est qu'une place ouverte. Mais le général ;Forey a-t il les forces nécessaires pour rayonner tout de suite autour de Mexico? Cela paraît douteux. Il lui faut occu*

perles ruioes de Puebla, eromeDer une armée prisonaièn à Vera-Cruz, et d'ailleurs, môme après la victoire, il j bien des pertes i réparer» et, comme le disait Napoléon après Wagraro : c Le lendemain d'une bataille, chaem a bien ton compte. »

A rapproche de Tarmée française, Juarezse retiren doute dans Tintérieur, et, en arrivant à Mexico, le Forey o*aura aucune peine à y constituer un autre vernement. Le clergé aura déjà tout préparé d'avance une révolution immédiate qui portera au pouvoir dei mes à lui dévoués, et il n'y aura plus qu'à donner aa veau gouvernement l'apparence de la légalité en faisant le suffrage universel.

Dans ses proclamations, le gt^néral Forey a annoncée nation mexicaine qu'il venait, non point Toppriraer, lui donner un gouvernement conforme au vœu de la qui fit du Mexique un grand pays, marehant d'un délibéré dans la voie de la civilisation. U est «ngidier pour obtenir ce résultat, il commence par renverser sèment le gouvernement qui était entré franchement cette voie. Il faudra au général beaucoup de talent exécuter son programme ; ce n'est certes ni avec le P< Miranda, ni avec Almonte, ni avec le brigand Hi qu*il pourra le faire. Le mieux serait de prendre un bi qui nt oublier Tinconséquence de ces proclamations et composer un gotivernemeni avec Lerdo de Tejada, Gdlermo Prieto et les amis politiques de Juanez, puisqn'naa veut pas de celui-ci*

nous ne croyons pas qu'il suffise au Mexique d*un dttDgement de gouvernement pour se transformer. Nous M croyons pas non plus que la France fasse une si grande ptierre et dépense des centaines de millions pour une idée lléorique ; et puisque l'invasion ne s'est pas arrêtée à *iiebla, où il eût été facile de traiter de la paix, le champ ouvert à bien des suppositions.

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