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de Toir i^étabKr U paix dans tut pays qtt'il respecte el (ft?û aime. I) les présentera toutes les fois que Poccasion s'en: offrira parce qu'elles sont le fruit de son expérience et de ses réfiexions, K eus aussi les espagnols, nous avons eu dans notre patrie une guerre civile de sept ans qui n'a pu être terminée que par la transaction de Ver* gara. *
" Quoiqu'il en soit de cette indication, le soussigné a éprouvé beau* coup de plaisir en recevant les assurances que lui donne M. le général G. Ortéga, au sujet de la conduite suivie par Itii pendant la lutte, et surtout en ce qui a rapport aux personnes et aux intérêts des espagnols. Le soussigné vx>it avec plaisir sa conduite prudente et mesurée, et l'en remercie sincèrement. Il n'était pas nécessaire que Monsieur le général envoyât un certificat du consul ; entre hotnmes d'un certain rang, l'afBrmation et la parole suffisent. Si le soussigné a écrit à M. le général Ort^ga dans les termes dont il s'est servi dans sa dépêche du 24, celui-ci ne peut pas méconnaître qu^ n'ait eti iétf raisons pour le faire. Tous les cliefb des forces constitu^nnelîes* ne s'étaient pas comportés de la même manière.
" I^n» le cours de cette seule année qui n'est paff encore écoulée, on compte plus de six assassinats commis sur des sujets désarmées et pacifiques de S. M. C, et ces faits sont de telle notoriété que le gouvernement de If r. Juaree a ordonné, en conséquence des réclamations du soussigné, de mettre en arrestation les généraux Leyva et Carbajal. M. le général Ortéga verra donc que le soussigné, qui n'avait pas Wioniteurdele connaître, pouvait bien avoirdes sujets de craintes et le droit de lui a(bresser tine protestation. Rassuré aujourd'hui par la réponse qu'il reçoit sur ce point, le soussigné en remercie, pour la seconde fois, M. le général, et se repose sur la gwantie de sa parole dltotmeor.
^ n y dans la dépêche de M. le général Ortéga une expression à la quelle la dignité do soussigné etcelts du geuveaiaeoient'qiA^ vepÊésente ne permettent pas qu'il soit répondu explknttoment. PaasPact^ au quel monsieur le général ftit allumoU, ^ambassadeur d'Bspagfianfa fiât qu0 manifester le caractère dent il eist revêtu et suivre la eofin duite des envoyés, d'autres nations européennes; Rien n'était plttlf lotA de Bone&rpttt que démettre de nouteaux obstadesià^ Ui paeifioa"-
tion de la Bépabliqne mexicaine) et la preuve en est dans les paroles qu'il a prononcées pendant cet acte même, paroles qui ne peuvent avoir d'autre sens et n'avaient d'autre portée que de tendre à cette pacification.
^' Le soussigné profite de cette occasion pour renouveler à S. E. M. le général G. Ortéga les assurances de sa considération et de son estime.
'< Mexico^ le 4 septembre 1860.
" Signé, J. F. Facheco.
" A 3. E. M. le général en chef Jésus Gonzalez Ortéga."
D'après cette note, il était facile de reconnaître tout d'abord que M. Pacheco, soit honte de l'isolement dans le quel il se trouvait auprès du gouvernement de son choix, soit espoir de réussir dans une entreprise où le gouvernement anglais lui-même venait d'échouer, soit tout autre motif que nous ne connaissons pas, paraissait incliner vers une politique de termes moyens dont le parti libéral, bien entendu, devait payer tous les frais. H traitait ostensiblement le gouvernement légitime et la réaction sous le point de vue de l'égalité la plus parfidte, et il visait, pour le moins en apparence, à un amalgame chimérique des intérêts les plus divergens.
Dans se but, il proposait de soumettre la constitution de 1857. à la sanction du peuple, comme si cette sanction n'avait pas été déjà de* mandée et obtenue ; et il cherchait à établir, tant bien que mal, une espèce d'analogie edire la situation du Mexique et les événemens dont l'Espagne avait été le théâtre depuis la mort de Ferdinand Yll jusqu'aux conventions de Yergara,
Nous ne voudrions certainement pas faire à M. Pacheoo Finjure de douter un seul instant de sa bonne foi. Nous voudri<ms au contraire oublier qu'en reconnaissant, comme il le fit, le prétendu gouvernement de iL Miramon, il était en quelque sorte dev^iu partie intéressée dans une question qui demandait, avant tout, une indépendance complète de la part de ceux qui désiraient offrir leurs servi*
ces comme arbitres ; et sans nous arrêter anx motifs qui rendaient son intervention légitimement suspecte, nous nous contenterons de dire qu'il se trompait. Entre les deux partis qui se disputaient l'empire dans la République, 11 y avait toute la distance qui sépare le monde ancien du^ monde nouveau; un intérêt particulier d'un intérêt général, et pour tout dire en un mot, la religion de l'avenir de l'oppression du passé. Toute transaction était donc impossible ; nous dirons plus, c'eut été une source de véritables calamités. Le pays serait retourné au système des pronunciamentos ; au régime brutal et «ans intelligence de la force qui s'impose è la raison qui discute. H fidlait donc qu'un des deux partis se trouvât dans l'impossibilité de pouvoir jamais se relever sans les secours d'une force étrangère ; et comme l'opinion libérale avait tonte la nation avec elle, il fi^llait que son antagoniste succombât: c'était même presque déjà Mt, et certes, la farce de gouvernement qu'il avait réussi à imposer n'aurait pas duré si longtemps, si par malheur elle n'eut été maintenue par les secours indirects que la reconnaissance de la France et de l'Angleterre l'avaient mis à même de se procurer.
Ce sont là des vérités banales à force d'être vraies, et qui, pour ce moti^ ne permettent aucune discussion. H ne suffit pas de les nier pour les combattre, il faut prouver que ceux qui les soutiennent se trompent, et M. Pacbeco, en citant les conventions deVergara, aurait mieux lait de se rappeler les conditions que ces conventions firent aux légitimistes d'Espagne. Alors il n'y eut pas de conciliation entre les deux partis qui se disputaient, aux dépens du pays, l'héritage de Ferdinand YII. Espartero n'y aurait j'amais consentL H y eut abdication du plus faible^ et voila tout. Le prétendant^ bout de ressources, s'inclina devant la nécessité, et Maroto qui signa ces conventions en son nom, alla mourir inconnu sur un point ignoré du Chili. H faut encore ne point oublier qu'à l'époque dont nous parlons, il était question d'iiitérêts individuels, et non de principes, ce qui est bien différent. Espartero et son antagoniste combattaient pour savoir à qui des deux, de Charles Y ou d'Isabelle IL resterait, en définitive, le droit de tondre la pauvre Espagne. — Bien de plus. Bien de moins.-~Dani l'un et l'autre cas, le peuple espagnol devait acquitter entre les mains du vainqueur le prix de la victoire. Au Mexique, au contraire, il était question S'un duel à mort entre le passé et l'avenir, et sur un pareil
terrain, toixto trotiisaction était absurde: il fallait, aînfti que noas IV TOUS déjà dit, qa'ua des deux adversaires disparut pour toujoi^rs*
Bajsi les xoasqaes, puis qu'aussi hvm il le faut, et disoxis îei touita liptre peosée. Le gouyer^emelit oonstitutiosirbel, et ^ Pacfaeco lessr Tait aussi bien que nous, était d'autaiit plus légitime qu'il avait reçu ses pouvoirs de la constitutiou elle-mèIB^; tandisque la fiurce des Garant ties ue se composait que d'une cobue de faotieux qui ne représentait qiie le coup d'Etat et ceux qui s'en étaient rendus complices. Si don« 1^8 constitutionnels eussent consenti à mettre de nouveau lâchante ea disoussioni c'eut été d/s leur pa^t, pire qu'une abdication, et les partis qui représentent une idée peuvent Buccomber, mais ils n'abç&quent jamais. Oeçi soit dit pour l'instruction personnelle de l'cûc-ambassadeur d'iplspagne, et de tous oeux qui, de nos jours encore, penseraisBkl i^ cette cbimëre qu'on njozpoie une transaction.
H y a plus, la constitution, œuvre d'un congrès élu par le peuple pour ce seul objet, avait été ensuite librement acceptée et jurée par la nation, et depuis bientôt trois années le pays la soutenait, les armes i la main, contre les efforts rëunis de l'armée et du clergé. Le gouvernement constitutionnel, quand bien même il l'eût voulu, n'aurait pu modifier en rien une situation qui s'imposait tou^ seule^ ^ par la logique toute puissante des faits. Il ne pouvait sans renier le principe en vertu du quel il existait, et sans trahir en même temps les intérêts et la volonté du pays qui lui avait confié le soin de veiller sur le pacte fondamental, consentir à ce que cette constitution en vertu de la quelle il existait, fût do nouveau soumise à la sanction souveraine de ce peuple qui, déjà, l'avait sanctionnée une fois, et qui, pour la soutenir, nrodiguait chaque jour et son or et son sang.
D'ailleurs, en admettant encore que le pays entier,— et non le gouvernement constitutionnel, attendu qu'il n'en avait pas le droit|«-*eût consenti à donner cette nouvelle preuve de sa force et de sa «détermination, quelle garantie pouvait ofirir l'ambassadeur espagnol que per-» Sonne^ dans la suite, ne s'opposerait à la réalisation d'une volonté aussi nettement exprimée?^ Sa parole? — Belle garantie vraiment! —Nous ne voudrions rien dire qui pût lui être désagréable; mais en &i, en reconnaissant, ainsi qu'il l'avait fait, le prétendu gouvernement de Mexico,, il avait nié au nom de l'Espagne, autant que 1q lui per«
teetfftit Bit qiiûKté dd Ministre étranger, h. légitimité dôs droite eh Terttt des quels M. Benito Jûarez arait été appelé k la présidence de la BëptlUiqQé au lieu et place de M. Oomonfort. La constitution, notis ne eesserons jamais de le répéter, avait déjà étë soumise une fois à la «anetieii dti peupte, hitifiée par lui au grand jour de ses assises souverainés, et cepéndIkAt cela n'ayait point empêché l'armée et le cierge de réuBir leurs iMÎties liberticides, pour protester au nom de leurè fafttérètB mesquins de classes contre les intérêts généraux représentés )pê,t la charte de 186T. Ue^érlehce était &ite depuis longtemps; lé pays s'était pronotieé, il coiitinuait 9 Ise prononcer chaque jout*, et matgré lès assertions coatraires des intéressés, les Blancs, ainsi que lé prouvent les événements que se passent en ce moment, aevaiént toujours rester les Blancs. La proposition, de M. ^acheco t'était qu'un leurre destiné k séduire les défenseurs de la constitution, et à les obliger h se porter préjudice è eux mêmes, en mettant en doute I& légitimité du mandat qui leUr était confié; un piège tendu à leur patriotisme pour les contraindre à légitimer ainsi l'insurrection du 17 décembre 1857, et à accepter au nom du pays la responsabilité des faits qui doivent, tôt ou tardj attirer Fezécratioii générale sur les hommes qui ont osé mettre leurs intérêts individuels au lieu et plaee des intérêtë généraux de la nation; et quelque candide que lV)n suppoufit le go«vemement constitutionnel, il n'était point assez simple pour tombée dans le piège tendu à sa bonne foi par la duplieHé Aelh politique e9pagnole.
M. Pacheco, en terminant sa note, repoussait de toute sa force l'idée d'avoir voulu, en reconnaissant M. Miramon, créer des difficultés qui puâsent mettre de nouveaux obstacles à la pacification de la République, et prétendait n'avoir eu l'idée, dans cette circonstance, que dPaffirmer sa qucùiië ^ambassadeur^ suivant ta conduite observée en pareil cas par les envoyés des autres nations de V Europe.
Dans cette double prétention, il y avait à la fbis du vrai et du faux, et nous manquerions à notre devoir si notes ne p^fitions dé cette circonstance pour séparer le bon grain de l'ivraie; la vérité de Perrcur.
M. Pacheco, — on ne saurait jamais trop le répéter — avait été eavoyé au Mexique, pour y traduire en fiâts, si cela était possible, les conséquences du fiimeux traité Mon-Almonté, dont les dispositions étaient tellenient contraires aux intérêts de la République, que par
un reste de pudeur, les négociateurs y avaient intercalé un article particulier pour empêcher que, dans l'avenir, rEq)agne ne pût se prévaloir des concessions humiliantes qui lui étaient faites, pour en exiger de semblables^ i et M. Mon avait daigné consentir à cette inter« calation. Si donc par ces paroles, afirmer son caractère tPamba^ sadeur^ M. Pacheco voulait dire simplement qu'en Se refusant à re^ connaître au Mexique l'autorité de celui dont M. Almonté n'était^ après tout, que le fondé de pouvoir, il aurait compromis les intérêts éventuels de sa mission, ce qui eut été un contre sens, parceque dans ce cas sa présence n'aurait pas pu s'expliquer d'une manière satisfaisante, nous sommes d'accord avec lui; mais s'il voulait dire, au contraire, que l'acte par le quel il avait reconnu cette forme grotesque de gouvernement, n'était qi;ie la conséquence d'actes de même nature accomplis avant son arrivée par les autres ministres européens, nous le nions, et la conduite tenue en cette circonstance par le Ministre de Prusse et les chargés d'affaires de France et d'Angleterre, est là pour témoigner de la vérité de notre assertion.
Quoi qu'en ait pu dire M. Pacheco pour justifier sa conduite devant le sénat de son pays, il n'était et ne pouvait être au Mexique, que le Représentant du traité Mon-Almonté; et, k ce titre, ses proposi* tiens devaient être justement suspectes à tous ceux qui soutenaient les intérêts et l'honneur de la République.
Dans l'impossibilité où il était de s'abstenir, tout autre, à sa place, aurait peut-être profité de la situation sans exemple dans la quelle il s'est trouvé au moment de son arrivée dans la République, par suite de l'insubordination de Miramon contre le véritable représentant du plan de Tacubajap-insubordination encore aggravée par l'enlèvement commis sur la personne de M. Zuloaga avec toutes les circonstances qui caractérisent la violence et le guet-à-pens;~pour demander k son gouvernement l'autorisation de s'absenter, et il aurait ainsi évité de se compromettre dans une situation aussi fausse que peu dé*
1 Le goaremement espagnol animé des sentiments exprimés dans les deux articles antérieuTS, et partageant les mêmes désirs, consent, à ce que, dans Pave* nlr, les indemnisations dont il est ici question, ne puissent servir de base et de précédent, dans des cas de même nature, pour en obtenir de semblablea
( Traité Mni-JlmmU. Art. 4.)
^: mais puisqu'il ayait préiëré agir aatrement, il devait en stip-
les conséquences, et surtout ne pas s'irriter si, derrière ses dé^
'S d'impartialité, les défeinseurs de la constitution craignaient,
A raison, de yoir poindre l'oreille d'un partisan intéressé à
%. VPPENDICE
.wAuement espagnol comprit la faute qu'avait commise M* racheco en reconnaissant le prétendu gouvemement de Miramon ; et le l^finistre d'Etat, M. Calderon Collantes, lui en fit un reproche en plein sénat Voici la réponse de M. Pacheco à l'aocusati<»i du Ministre. Nous donnons toute cette partie de son discours parce qu'elle contient la confirmation de ce que nous ayons dit nous*méme i l'occasion de l'enlèvement de Zuloaga, et que de plus, M. Pacheco y reconnaît ju^u'Â un certain point comme authentiques les pièces que nous avons insérées pages 164, 165, 167 et 168 de ce volume, en prévenant que nous les croyions apocryphes*