‹ Le Mexique et l'intervention européenneChapitre 28 sur 59 · Et enfin la réponse de celm-ci^ insérée k la page · texte numérisé non relu

Et enfin la réponse de celm-ci^ insérée k la page

Mais s'il était facile avec une presse entièrement vendue au clergé et à l'administration, d'en imposer sur qiielqnes points au public de Mexico, il n'en était pas de même k l'étranger. La nouvelle de l'effraction commise dans la maison du chargé d'affaires anglais et dtf Toi qui en avait été la suite, devait y produire une sensation immense contre ses auteurs, et pour diminuer autant que possible les effets

^ cette sensation, M. Larès, dans le procès- verbal dressé à Poccasioa ^e cette affaire, ne trouva rien de mieux que de taire la protestation verbale faite par l'ambassadeur d'Espagne au moment du bris des scellés, et de faire ajouter par l'écrivain chargé de sa rédaction, que fa cadenas apposé yr la porte de l'appartement où se trouvait renfermé l'argent, pouvait s'ouvrir et se fermer sans qu^il fut besoin de rompre le sceau qui le protégeait, M. Pacheco ne pouvait laisser passer de pareilles irrégularités inaperçues; il prit donc de nouveaa la plume, et sans s'abaisser à discuter le fond même de ce procès-verbal mensonger, voici comment il répondit à ce passage et à cette omis* aioii.

Ambassade d? Espagne au Mexique.

« 5 décembre 1860.

" Le soussigné, ambassadeur de S. M. C. a l'honneur d'accuser réception de la note de S. E. le ministre des relations extérieures, en date du 30 novembre, et des* documens qui l'accompagnaient, relativement a Poccupation des fonds de la convention anglaise, et il se voit dans la nécessité de lui faire quelques observations sur les fhits seulement, attendu qu'il ne veut discuter ni les argumens, ni la doctrine soutenue dans ces documens au nom de S. E.

•* D'abord, dans le procès-verbal dressé par Pécrivaîn Negreros sur la manière dont a eu lieu l'occupation on a omis, volontairement on non, que le soussigné s'est présenté en personne^ au moment de la dite occupation, et quHl a fait une protestation verbale en qualité de doyen du corps diplomatique. Le soussigné l'a rappelé dans s» note à S. £. le ministre des relations, en date du 17 novembre dernier, et cela s'eat passé ainsi, bien que Pécrivaîn sus dit n'en ait point pris note et n'ait point consigné dans sa relation un fiedt de cette inw portance. *

'^ En second lieu, le sus-dit écrivain a écrit que le cadenas qui fermait la porte de F appartement où se trouvaient déposés lesfottds qui ont été soustraits, pouvait s^ouvrir et se fermer sans quHlfut besoin Wen rompre le sceau. Le soussigné possède entre ses mains le cadenas dont il s'agit, et il affirme à S. E. le ministre, que la di»- Dosition des cercles qui l'entoure ainsi que le sceau qui les retient est

telle qa'il est impossible de l'ouvrir sans les rompre ou les couper. lie dessein qui accompagne le procèa-yerbal de récriTuin n'est pas exact non plus; et pour que S. £• puisse s'en convaincre par elle-mtme, le solissigné offre do lui communiquer, s'il le faut, le cadenas.dont 2 s'agit. (

^'' Quant aux motifs invoqués par le gouvernement de la République pour justifier cet acte, le soussigné s'abstient de les discuter, et il se limitera à les adresser au gouvernement do S. M« 0. et h sëb cônègues du corps diplomatique.

^' Le soussigné, en terminant cette triste correspondance a Ilion- Heur &tc.

Signé, J. F. Pacheco.

'' A S. E. M. Téodosio Larès, Ministre des relations extérieures à Mexico."

' Cette note fut la dernière que rédigea M. Pacbeco sur cette triste affaire. M. Larès essaya bien encore quelques explications honteuse pour excuser, tant bien que mal, les erreurs dont se plaignait l'ambassadeur d'Espagne; mais celui-ci ne voulant, ainsi qu'il l'avait dit d'une manière si explicite, discuter ni les argument, ni la doctrine soutenue par l'administration de Mexico, ne daigna pas même lui répon* dre, et son silence mit naturellement fin à la discussion.

* on comprendra, en effet, combien les souvenirs de cette violation ÎBaiis exemple des immunités diplomatiques devaient être pénibles à ^. Pacheco, si l'on se rappelle qu'après la dernière partie de la farce représentée pai^'assemblée des notables lors de Vinstullation de M. 3Iiramon en qualité de président de la République, il était le seul des Ministres étrangers qui eût reconnu la légitimité de ce prétendu gouvernement; et que, conformément à la doctrine émise au nom du gouvernement anglais, par M. Otway dans sa note du 4 août 1859 à M. Mufioz Ledo ' il partageait en quelque sorte la responsabilité des actes dont la réaction s^ était souillée^ en cette circonstance^ en continuant à entretenir des relations amicales avec ses chcfS'

Cet acte inqualifiable avait eu lieu quelques jours après la publica-

1 Voir cette note, page 91 de ce volume.

.tîond'mie.n^te pg,r laqjaeUeOiiI. l4ai^»f.Qn, réponse wz , attaques. i$rigées. contre J^. (Miramon, qM'on accasait à bon droit d'avoir, en^pte- «iieQrs çircpnstanees ykié de la manière i la plus awlacdense les I^ internationales,, s'engageait solennellement, au nom /de la nouvelle administration, à. se maintenir strietementdans le& termeadelaïki; et pour ne.pas être arrièté dans sa Yolonté parles craintes. ou l68)liisitations de la justice régulière, il avait, deux jours auparavant, eu le soin de : soumettre, la .capitale au régime) bruialde^ l'état ide siège.

Aucuoie partie des rfonds qui {urent4éroM& ne. provenait des Gquvremens.x>pérésdan8 la juridiction restreinte oàidominaifele coup d'Etat» mais des ports qui, taus, -étaieiit au. pouvoir deaforc^a libérales;' et, ils avaient été remis à Fagent dea teneura de bons pan l'admi* ■Histrion du gouvernement rconstitutiqnnel» ce ,qul prouve det.la jni^ nière la. plus, évidente hu fidâité. scfiupuleuse appori^Q tant qu'eUe(>^a pn, par l'admimstraJtiQn deJM. Juarez, dans l'aooon^plissementjdes.diigagemens stipulés entre son gouvernement ,et lesamirauxiI)^Bbp.ét Penaud. — Ces fonds auraient même, depuis long temps, été envoyés en Europe, si leur départ n'avait été retardé par suite des exigences de M. Diaz qui prétendait les soumettre à des taxes arbitraires; et ce &it peut encore servir à constater de quel côté, pendant cette longue lutte, était la moralité, du quel était le mépris de toutes les rè* gles de laju8tice^.^t|fie^')ionnpur« .

Qfani* à.Ia loi du 23 j^nv^r 18Ç7 ^nt le^prétefidUrgouyern^ment de Mexico, dans les colonnes de son journal o£Sciel, prétendait se couvrir pour justifier sa conduite, il suffit de la lire pour voir combien cette prétention état peu sérieuse.

.'Le premier article de cette loi^dit.que les caissiers de l'administra*

tion des douanes .maritimes. opéreront, dans les ports», entre .les de Fagent ou des.agens dea teneurstde bons, la.renii3e des fonds .qui leur reviennent aux termes des conventions ejdstfintes; etV^riifU^sficond. déclare. que la responsabilité du.gouvernementmexiwn.cetf^^rfs la manière la plus abstduej à partir du momisnt où tes sus dits agei^ ont reçu les dividendes qui reviennent à. leurs mandans.

Or, comme il ne saurait y avoir de droit là où il n'y a pas de responsabilité, ila est évident encore^ qne )n0me JMns^co point) de: vne, le

prétendu gouyeraenient de Mexico n'a\rait aacun droit à réclamer sar l'argent dont il s'était emparé; mais qu'il était responsable pour s'être introduit) au moyen d'une effraction, dans les appartemens occupés par M. Mathews, tant en son nom personnel, qu'en celui du gouyemement anglais dont il était le chargé d'affaires; et y ayoir volé un dépôt qui appartenait légitimement à des citoyens anglais.

Pour ces motifs, M. Mathews dans une lettre adressée par lui de Jalapa, le 22 nôyembre 1860, à M. Whitehead, recommandait à cet agent des teneurs de bons de s'adresser en son nom, à M. Larès, pour le mettre en demeure de restituer dans les quarante huit heures^ en l'accompagnant d'une lettre d'excuse, l'argent enleyé de son domicile apris l'effraction de son sceau; ajoutant que, passé ce t^rme, il rendrait M. Miramon, en compagnie de ses ministres Larès, Diaz, Coi^ na et Sagaseta^ du général Marques et de toute la nation mexicaine, aolidtirement responsables de l'attentât commis, en sa personne, contre le gouTomement anglais.

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