‹ Le Mexique et l'intervention européenneChapitre 3 sur 59 · AFFAIRES DE PORTUGAL · texte numérisé non relu

AFFAIRES DE PORTUGAL

Jpau yi, roi de Portugal iROijrut ipn 1826. * ^

Il laissa' poijr l^x\ty^i( 4^ p^ couronne D. Pedro, f^ipper<snr 4h Brésil

Celui-ci Qctroja une charte cpnstitutionnelle ^ux Portugais; pi^is il a))di(|[uaau profi|i de s^fi^le

aipée Dç^ti^ M&r>.% Vf^^ ?9^^ 4®H?

condition^; 1^ prppiière^ q)ie la charte (j[u'il veifi^it ji'pctrpyer serait acceptée et jurée par s^ §iijets euçopéençj la ^/ecppjlç, qup poûs, Maria épQuser<ait D. Miguel .|on opcle, a]or8 réfud^ f^-^l'f*'' triche, par spite d'4véneinepts passés en 1624.

Les deui conditions furent remplies. La charte fut acceptée et jurée, et D. Miguel, en particulier, lui prêta serment le 4 QotQ^i^

AFFAIRÇfi^ DU M^X^AUE. .

En 1856, le Miaziquç fjï^^P^ 4^ régime d^ pton9p(;fameptf>9 qpi durait depuis bjentôt ^0 w^^fis, se révolti^ cpntre ]e général Sapta- Anna, dernier représentant d« , ce système sans intelligence, et bicintô^ l'insurrection, çhassanj; devant elle Ips défenseur^ du despote, arriva victorieuse jusqu^à |^ capitale, où elle intronisa le général Alvarez d'abord^ puis Mr. Comonfort^ en qualité de présidents prôvisoires d^un gouvernement ^e fait.

Ce fut Pinsurireqlipn lé^tjme des intérêts 4e tojjs coptrg re^pjoilat^on 4.e quelques i^n^j la victoire du droit sur la force; et pon^ poup.er court aux pronxinciam^entpip qui ruinent et démoralisent le pays, m réftobit ^ cdoBjMec Bôleimelle-

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B9fii^ Mi4^a fiurmb <igl«Mea If SA

da même mois. Il obtint le S Joille^ 18^ d'è.tre nommé régent en Pa^senc^ et pendant la piçorité de l,a jeuD^ reine, et p^éta germent deviint les chambres, le 28 Février 1828, de lui rei^çttre le ^averneipent i ^a iqaj^rité.

Le 14 Ma];8 de la mêipe ann^e n prononça la dissolution des chambres.

dA^rn^l^fe Ppl^t dQ ^ qcWY^ir tiae le 26 Juin; puis il c^jÇi^ jm^Qdamer rot de Portugal.

meélidif a me. éharte^ les dtfeits çt ks devoirn cla chacun.

Cette ohaxte, expreation des idées et des vœux du pajs eçtier, puisque Içs représentants de tout le Mexi(iue ftirent appelés à la discuter se trouvi^ terminée le 12 Février 1857.

Elle fut sominise ft li^ ratification du peuplç, et acceptée Yoiojptairement par tous les Etats de la République: enfin, elle reçut le ^ripeut part<l V^yw ^ M^^ Çûipon.

foyti ^n, V^i^ié 4e i^éffid^ «wni# ^9, T^u, 49 VmM^ 7^ ll^ Ut.

Le 17/die. m mteM mois de DéqembiMi) c'ei^ à dbe 16 jours aptes vréx pnill son aormentv Mr. Oomonfort renversa la constitution qu'il venait de jurer.

Il se prononça ensuite pour un |4<MI r4%ô^<^R^ii;fil^b<n4eQi3ie lui at^queiquetuna d^ aes.oonasilkar8, «b ppur ne pas èttre eontvariô dans ae^ projets, fil aprétevdmm^diatemeat Mf. Juarez^ président de la Oovr Sjapréçia de JÈustice, désigné aax tiimea da Vaftiole 7B da la niân\e àonstituâo&, poar. neiap^ Ofc l0 présideafe raip d^ta4 jnsqu'à la nominsIsoD de Stfi mta^ seur.

JkÊ^vltëi wam^ «a k voit^ Fàrvalogie est parfaite.

fi» paii f t d^atttoe, fl s'agH-d^aae constitution solennellement jurée, •ft violée, qadqnsa jours apcès, pptr le magistrat qui avait promis de Pebserver et de la défendre* Toutefois, dans ces deux actes, si par-

fSdtement semblables h première vuej il y a cependant ane différenoe très grande, et cette différence, nous devons l'aVouer, est tonte à l'avantage de D. Miguel.

Celui-ci, en effet, était un prince représentant du droit divin dans tout' ce qu'il avait de plus pur; partisan des doctrines du passé dans tout ce qu'elles ont de plus absurde. La constitution qu'il avait jésuitiquement jurée, afin de pouvoir la renverser plus tard avec plus de facilité, était la négation des droits qu'il prétendait tenir de sa nais* sancc; et s'il sadrifia sa conscience à ses droits plus qu'équivoques, ce fut du moins avec le consentement des anciens Etats du royaume de

Portugal.

L'autre, au contraire, était un homme entièrement nouveau; un homme qui devait son peu de prestige à la révolution: que rien dans le passé n'attachait à la fortune du parti réactionndre; et qui était d'autant plus coupable, que cette constitution, si solennellement jurée, et aussi solennellement violée quelques jours après, avait*été discutée et votée pendant sa présidence provisoire, c'est-à-dire de son libre consentement et avec son concours personnel.

Voyons donc, maintenant, quelle fut en ces deux circonstances identiques la conduite du Ministre de France.

• En Portugal, quelques régiments avaient pris les armes, dès le 17 Mai, en faveur de la jeune reine, et installé, en son nom, un gouvernement ^ Porto: mais cette démonstration, fht promptement comprimée. Bientôt il ne lui resta que la petite ile de Terceire, dans la quelle D. Pedro établit une régence en son nom.

Au Mexique, tout le pays, à l'exception des villes de Mexico et de Puebla, et d'une vingtaine, tout au plus, do villages insignifiants, continua & reconnaître le gouvernement légitime, dont le siège fut établi à Guanajuato d'abord, puis à Guadalajara et enfin à Yeracruz.

Chaque Etat continua d'envoyer son contingent à l'armée constitutionnelle, et il fallut, chaque fois, une victoire au parti réactionnaire pour conquérir pelit à petit quelques villes, dont le nombre vint, avec le temps, grossir le chiffre des deux qui s'étaient pro* noncées. ^

Le gouvernement françaÎB avait reconnu Doâa Marfa, succédant, Bans contradiction, àson père et à 8on grand père; reconnue par les deux ^lambres qu'instituait la charte de D. Pedio; obëie par la grande majorité de la nation portugaise, seulement inquiétée par les incursions de quelques mécontents réfugiés sur les frontières d'Espagne et du Portugal.

Après les événements de 1828, le Ministre de France devait-il reconnaître immédiatement la souveraineté de D. Miguel?

Voici la réponse textuelle de M.

Bossi, sur ce qui touche à la question du Portugal. Après l'avoir lue, le lecteur pourra sq convaincre de la vérité de tout ce que nous avons dit plus haut relativement au rôle que devait jouer en ce pays le réprésentant de la France.

** Non certainement, dit-il, le " gouvernement français ne devait " par le reconnaître. Sans contes- "ter à la nation Portugaise le ''droit de transférer la couronne " de Dofla Marfa à D. Miguel, il "pouvait très-k^gitimement, en

Le gouvernement français avait reconnu M. Gomonfort, succédant éans contradiction, en qualité de pouvoir defaitj au général Santa- Anna.

Depuis, ce métne gouvernement de M. Comonfort avait été proclamé légitime par la Constitution de 1857.

Ce gouvernement était obéi par la grande masse de la nation mexicaine et seulement inquiété par les incursions de quelques mécontents réfugiés daius les montagnes de l'intérieur.

Après les événements du 21 Janvier 1858, les Ministres européens en général, et celui de France en particulier^ devaient-ils reconnaître immédiatement le prétendu gouvernement issu de l'insurrection d'une minorité imperceptible contre le vœu de l'immense majorité du pays?

*^ pr^e^ncfi d(> deux mapIfest^tioDs '^ sucqes^re&et cont^ires du v,oeii|.^ *^^e cçtte natioQ, demp^r^&,pla^; *' on ifioiiis. loqgteinpf 4f W^ ^-ii^'* '^ certitude sur lasincërité df^ çetr.

^f te dçrni^e; eitç/f^ quHlr^^it " tiTt point de la dcffr^fnqtiofi fiçftr " tugf^m ^ Venj^pire^, 4^ JPma *^ Maria était reconnu, ilpQtfPftit ** tfis l^/fitimem^t lui-mêt^e ^ persister à la refmnqUr^ cam-:

*• me sfiuyçrqù^du Pf^tugalP

Bteomiiie àcette époque Popinion de la France comptait pour quel* que chose dans la balance de ses destinées, non seulement le gourernement français coi^tinufk à reconnaître Dofia Marfa, mais- il autorisa la levée dq volonti^cs qui s'emparèrent do Lisbonne, en 1884, etmi^

rent ^p à la tyrannie^ da Don Mi^eL

En I85.89 M. dç Gabriap, était placé au Mexique, dans une situatign identique à c^le de M. la Ministre de France à Lisbonne en 1828. n a ,co];ap7fs scb devoir^ a^t^ement que ne les ont compris et ce Ministre et le goiiiYeme^ent- français; nous dirons plus, autrement que ne les ont compris les chambres qui ont approuvé la conduite du Ministre et du gouvernement; et ce n'est pas sa ikute si, depuis près de. cinq ans, le Mexique n'est pas entièfcment courbé sous la ligue iln-, pie des intérêts réunis de l'armée ejt du clergé.

On pourra, nous le savons, chercher à le disculper en.alléguaQtr que sa conduite, ainsi que celle de son successeur, ont été a^pprouvéeQ par le gouvernement français; mais cette manière d'éluder la question au lieu de les justifier, ne ferait, au contraire, qu'augmenter Içior culpabilité, en faisant remonter jusqu'au, trône, trompé par leurs rapr ports, la responsabilité de cet oubli des traditipuç et des véritables . intérêts de la France. — Les députés du pays légal en donnant leur approbation à la politique suivie par les gouverp^ments de Cha^rles.X et de Louis-Philippe dans les affaires du, Portugal, 0;^ fait de cettç . politique la politique de la France, Qt.cç se^^t n;i^.d$fen^frd'honA^^

doTém^pirè, qnè de supposer à soii clièt, dans une question aussi iieùr tiqué, defa vues diffërèhtes de celles qui furent considérées comme un titre de gloire pour la BestaurtfCion et la ï) jnasfie de Juillet.

QàkA qù'èii£sen4le8'|^drâsàiis dWPiiitfeMin^n, ïé* drdit el» iUujoursle dh>it B est de sb niltûi^e aussi id&IiiSnable qu'imprescriptible; car, À nbti^ pbttVtrnri Mto abàiidon de de qui Hbtts appartient lê- ^timement, il nous est impossible de fidre que ce qui ûbus àpplEliiîeiit' légitimement ne nous appartienne pas.

ïia T«connai8«ànee de l^suirïNbGfion réëcfioimaire dii iT Décëfaibire' 1867«^21' JkiTidr 1966; pei» les ttinistfefl étîttfig^sV'ilti' ttôih d'itte pm^AAi^puiêlkikéedefidil tésultttnt é^ Vôécéj^tibii ÉidnieiMiAiflSë dèMeldlN>'pftl^ tjiie ftttti<)n mdiléf dërieële/âièitié^ à'k fois une ftbsiirdité et une insulteijetée & te i^ âtt^pays^^tf dti q«^'}b étai«nliidei^iés.

tJto'HiftiiT'dîe^, parde(|tte> cette ekxftiiné; pbtiAféé à eé^ defûiè^ ecmséquences, les obligërtdlTÀ'x^coiiMlrl», éH qualtl^ ^ Gouvétité' meni de/ait^ le premier bandit qui parviendrait à s'échapper de la pB0<M»,et serait asses beureux pMr s^emparer du Palais NatiotisU. Qr,fnoilS']0 rétiétond^(unei»lreillë*doolriM'e8t absurde, et Pabsitfde ne se discute jamais.

Une inrnUef pareeque dans tons les pajs ^lui qui fiiit la loi,'a seul aussi le droit de- rejeter ou de confirmer les' tnûtés;* et que cekâ qui a seul le droit de rejeter ou de confirmer les traités, a seul paiement le droit de recevoir ou d'envoyer des «gens tliplemaftjuee. G^V du reste, ce qu'a^ parfaitement exprimé le Ministre actuel de IVuase,' Hl Wagner, dans son discours officiel.de réception, lorsqu'il a dit: " qu^l était accrédité jkir sen gouvernement près la.BépubUque me- '^ zicaine, eerca de la RepûbUca mexicanaj et non^pria du gouverne- " ment de Mexico, cercà dd gobiemo de Méxko.^

Nous concevons parfiiitement que dans les pays o& le prince a usurpé fous' lés attributs dé la souveraineté, il se soit également arrogé le dtt)it de conclure seul les traités, -et, conséquemment, d'envoyëi'en s6n nom et de' recevoir les agens ^plomatiques. Sïais dans Itf États où Itf n&tiéh a rétënti une portion quelconque de souveraine-

té, il serait iUogiqne de reconnaître au chef de l'exécutif seul le droit de rejeter ou de confirmer les traités, et, conséquemment, de nommer en son nom seul les agens du corps diplomatiques.

Le Mexique n'est pomt un empire absolu que ^ous sacUons, mais une République fédératiye. Dès lors la ville de Mexico ne saurait être la maîtresse, mais la capitale des Etats confédérés de la Repu* blique mexicaine.

Par conséquent, s'il était vrai, ainsi que nous l'avons entendu dire à M. le consul de France, que les instructions remises à M. de Gftbriac, au moment de son départ de Paris pour venir prendre possession de la légation du Mexique, lui enjoignaient de reconnaître, en qualité de gauvememeni de fait y le piiemier conspirateur venu qui réussirait momentanément à s'emparer de la ville de Mexico; c'eut été, qu'il nous soit permis de le dire, absorber le tout dans la partie, la République dajis la capitale; et, comme nous l'avons déclaré plus haut, jeter une insulte gratuite à la £s^e d'un pays avec le quel la France prétend entretenir des relations d'amitié.

Soyons francs; la présence de Ministres européens dans un pays comme le Mexique n'est qu'un acte de politique nécessité par les in* téréts mêmes des résidents européens.

La reconnaissance que ces Ministres peuvent faire de tel ou tel gouvernement, n'implique par elle même aucun droit cbez le gouvernement qu'ils ont reconnu. Par conséquent, leur reconnaissance, toute désirable qu'elle soit en faveur des rapports journaliers des résidents étrangers avec le gouvernement, ne peut, ni retirer la légitimité à celui qui la possède, ni la donner à celui qui ne la possède pas.

Après, comme avant la journée du 21 Janvier 1858, le gouvernement constitutionnel est demeuré le véritable gouvemfsment du Mexique.

Ce gouvernement légitime, tant qu'il est resté dans les bornes prescrites par la Constitution dont il émane, est devenu gouvernement PE FAIT fc partir du jour où, pour &ire face aux exigences de la situatioui il s'est vu contndnt de sortir des limites qu'elle avait fixées.

Haia gcayernement légitime ou de fait, seul il ayait, pendant la gnerre dvile, pouroir suffisant pour représenter le Mexique aux yeux de Tétranger; seul il avait le droit de faire acte de souveraineté au nom du pays, et, par eonsé4uent de célébrer des contrats et des trai* tés, quitte à les soufliettre plus tard à la sanction souveraine du congrès. Si donc, auJÉurdliui que la crise est passée, les puissances eu« xopéennes prétendaient exiger de lui la reconnaissance de certains centrais ou traités célébrés en son absence et naturellement contre lui, éDes ne pourraient le &ire qu'au nom de la force, dernière raison qu'ont l'habitude d'invoquer «ceux qui n'en ont pas d'autre à donner.

Nous croyons avoir suffisamment démontré:

If Que le Qouvemement émané de la Constitution de 1857 n% jamais cessé d'exister, et que partant, les Ministres européens accrédités près de lui, ont manqué à leurs devoirs en reconnaissant, dès le 23 Janvier 1858. Vinsorrection triomphante dans la capitale, alors surtout qu'ils étaient instruits de la présence du gouvernement légitime à Guanajuato, et qu'ils avaient reçu le manifeste publié le 19, c'està-dire 4 jours auparavant, par le président provisoire, M. Benito Juarez.

2f Qu'en ce qui cQuceme plus pfkrticulièrement la conduite de M. le Ministre de France, cette reconnaissance anomale était entièrement opposée aux traditions diplomatiques de notre patrie, et ooar damnée d^avance par l'approbation donnée, par le parlement de notre pays, à la politique suivie en des otrconstsnees identiques par le Mi* niatre de France à Lisbonne sous les règnes dès rois Ghiurles Z et Louis Philippe. ^

Il nous reBte maintenant i expliquer, avec la même clarté, les raisons qui ont pu déterminer JA, de Oabriac à sacrifier ainsi les intd* rits et l'influence légitime de son pays aux. exigences d'une coterie clerico-militaire. Dans ce but, nous appelons l'attention sérieuse et réfléchie de nos lecteurs sur la lettre suivante, qui explique à elle seule une conduite qui demeurerait inintelligible, si noujs n'en avions Fexplication écrite et signée de sa. propre main«

Nous disions plus baut, 8 Toccasion des insurrections qui peuTent éclater dans an pays, et de la ligne de conduite .que doivent observer les agens diplomatiques accrédités près des autorités locales : " qu'en " açc^i^ c^ le9 goiiver^^ements étrangers ne saurai^qt ^tre jug^^des '^ événements qui se pa3^^nt.dans une sphère dWioQ indépendant^ '^ d^ la leur ; " et partant de cette v.erité incontestabjie; que le Çrp.\ivemem^ent éiçané de 1^ Constitution de 1857, i^ja JAn^ais. ces^é de reipplir, ses devoirs envers le pays, nojas termînion3 en disant : ^^qu^en << recom^aispai^t le 23 J.aAvier 1858, Pinsurrect^on triomphante, 1q 21, ''daç^ 1% capitale sur le droit, quand il était publiquement notaire " que le gouvernement légitime existait S Guanajuato, les ministres '' étrangers, entraînés par leurs affections personnelles, ou peut-être ^ par des compromis de purti, avaient méconnu Içurs devoirs et s^cri* * fié les intérêts de leurs nationaux, en exposant le nom respeçt^blç ^ de leur pays dant les hasards d'une aventure complètement opposée ^ aux tji^adilioES diplomatiques de PSurope."

Kouft igi^onoÉifl fllocs tottte l'étendue de h do^abililé dp Vwêl df«% Ux» di» GalNiae; et « noua. d^voMi dire tonte notra pensée, notre péofond respect p(|^r tout ce qui porte le nom de français, fe refuBÛtà croire que le Ministre de France eût oublié ce qu'il se devait à luiiMlme, j«iqn.'au. point de xywvrir du mantcAii. de. ses prétegoti^ses diflpmiiitîqii]^ sa taJÛAPU cav»» le pays pfièsdniqittlilétajft^ùu^pôdiM.

Nous serions probablement encore animés des mêmes, c^e^ti^^jçit^i^ 4 le hasardp cette divinité &nta8(jyaç à la quellç 09 4pit tant d,^ d^ çpuvertea précieuses, ne s'était çh^^é de nous désiUijisionJxej;, «^ ^qx^ fournissant les preuves matérielles d^e cette trahi^pn .S9;qji 1^ forjp^ d'une lettre, écrite par Mr. de Gabriac lui-même, et que son auteur ne destinait certainement pas au honneurs de la publicité.

tttihefvèqiie de Mexico, et ïK)Aè là drf* (h ^WhAèr 1858.— Noift lnii8ëif(mB tèHe i^efle; totiâ en ttlti^a'ftcber une (^ènlè trrgtrlë, et txonb âpelons Pattention ié ^oà létievtti ito lés e^ibséqitenaèè que ÛoWê anuuiS'eii tirer.

*Très îïtafiftre srgneiir.

^ Je M M» Ad ^ftèlfl «eMés^ta^ (Kdhft* |iMir MimAtirYl S; 4D. ib « 4e h tMire qu^ell^ a daigné m^dt^i^ Uét^ et daà» hMftfellè elle & "jugé convenable de me témoigner uÉe ^fittide^ quî^ je n^ ttùyél^ ** pas avoir méritée pour les faUdes. services que foi rendus tant à " son f€Lys qtûaux saintes Églises de cette province ecclésiastique^ ^ dans Paccomptissenient de ma mission et dans les lifniies que lui ** assigne le droit des gens à F égard d'une puissance amie, Apcèfl^ ^ cet accotDplissement au devoir le plus agréable pour un fils de np- '^ tre sainte religion, rien ne pouvait m'étre à la fois plus doux e't ^ plus honorable que les paroles d'approbdtion du très digi^eet très " illofltre chef de cette mèm^ province ecclésiastique ijkeucainè ; d^ ^ ce prèlatjqui, par ses>ertus et sa sagesse, a su n^èriter la vénéx:ar << tion et le respect de tous ceux qui ont eu le bonheur de le conaat- ^ tre, ainn que des fidèles que la Divine Providence a placés sons si *^ krate direbtîdn et aoua.sa garde iUuBtrée;

" Que Dieu conserve Y. S. T. L pendant de nombreuses amiée*;

^SigÉé. Éint^ de CMriM. aB;etM;P.èB

"BRanee^

^^ PluB boa :

«^Mexioo^ le 27 U^et lB6$.^Au Très*Ilfistre Bdi^wefàr, Bon hir

^ Mto de la O&ras arehevtqiie dé Mexico;'* ^

«fa

1 Cédé iieûfre ûéhVi^ par Fàrèlk^éqiié dktali ta Ti^slâbhcie dte Tàculmj^, M inmtie as eèAHiHkèielniin^At dé 1099, Ion de PdcctipaClbit de ce imri par M. \t gtiit^ ità th^âîé «t nMs m m femikë pér Mr. Bchito Ooxhéz Pan».

Elle est éerite tonte entière de la maM dé Mr. de Gabriâc et seH dé Véponsè i une aatre lettre que Parchovéqae lui avait adrOàséë la veilb. relativeinfeiit A atipBa* tog;raphe nomné Chamay ^lié Mr: dé (Skibriae lui avait pêemhïànûaAè pét <crit:

La voici| telle qu'elle eit écrite en langue espa£;nole«

<< DtfirttttiDM) Séildtt

^ No tengo etprenonei paia dar â V. S. I. las maa piofandu gràclid ^ UcéHÊL

H' n'y ft rien^ nous le recomuuBSons tout d?abord| dé plus inofieas^ à première yue que cette lettre, C'est un fils soumis de l'Eglise catlio- Uque qui s'adresse à son père spirituel pour lui exprimer humblement le bonheur qu'il éprouve d'avoir pu rendre quelques légers serrices à cette sûnte mère ; et pour notre part, nous n'éprourerioas que si|aapathie et respect en faveur des sentiments qu'elle contient, si, par malheur, le caractère public dont était revêtu Mr. de Gabriac^ au moment où il parlait des services rendus par lui à l'Eglise mezicainOy ne devait' fixreément chai^elr leur nature et les transformer en «me violation manifeste de ce droit des gensj sur le quel il a^appu^e ce* {Hendant^^pour se féliciter de ses actes.

En effet, les services dont il s'agit furent rendus à l'Eglise de Mer iâco par le représentant officiel du gouvernement français ; et non par un individu du nom de Gabriac, ainsi qu'il le reconnait et proclame lui-même en se servant de cette expression : dans raccomplissemerU de ma mission. L'important est donc de préciser autant que possible la nature des faits aux quels il fait allusion, et de voir ensuite jusqu'à quel point il pouvait lui être permis de mêler le nom jusqu'alors chéri •t respecté de la France, aux trames qui préparèrent le coup d'Etat du 17 décembre 1857, et allumèrent cette guerre fratricide contre la quelle a lutté pendant trois ans la nationalité de ce malheureux pays»

La première chose qui ae présente à nos yeux, est la date de cette lettre, désormais historique. Elle fut écrite le 27 février 1858, c'est-

tt qae so sirviô dirigtrmei fecha de ayer, y en la ciial se dig^a espresaraie ana gra* *';fitad« qae ao podia peaiar hàber mereddo p&r lot débUet sèrvkioê que heprtMtado ^ tanto A tu pau como à las santas i^etias de estaprovincia edesiâsticay en «{ deeem^ ^ peno de mi miaUmf y derUro de los lindtes que à dki asigna d derecho degentes para ** ton una potenàékmiga. Deapuee -de haber cumplido aii coq è) debef maa grato •< para un bijo de nuestra Santa Religion, nada podîa seraie mtg agiadable y maa ^ honrosO| que las palabras de aprobacion del dignisimo 4 ilustilaïKo gefe de esta '< œisma provincla eclesléstica mexicana; de este Prelado, ouyi^ vtitodea y coya '< aabidurfa le han grangeado la vénération y el respeto de «uantoi han ttnîdo la ^ fortana de conocerle, asi como de loa fieles que la Divina Pxovîdf ncia pose ba|» '< au alta dlreecion y su ilustrada guarda.

^ Dlo» guarde i V» S. I. mnchos aAos.

<< Signé: Jlaxli de Gabriac, E. E. y M» P. de Francia, et plus bas:

<< Méiico, 27 de Febrero de 1858.— Al lUmo. Sr. D. Lazaio de la Garza, anobis* '' pp de Mexico.''

à-£ie 86 jours «pris les éyénements du 21 janvier, ^et voil mens, jour pour jour, après la publication des décrets réactionnaires qui abrogeaient les dépositions de la loi du 25 juin 1856, relative à Valiénor Han des propriétëa eeelésiastiquesj et qui rétablissaient les jurûftotiûHs (fueros) ecclésiastique et militaire dan» toute V étendue qu^eliee meaimU le VJamier 185&

Si donc tous comparons la date dé cette lettre et les services dont éOe parle, avec les faits qui ont préparé et consommé le triomphe de la réaction, il est impossible de ne pas y reconnattre la complicité de celui qui l'a signée dans les événements déplorables qui ont amené la situation actuelle, et compromis par elle l'avenir de la République ; événements ans quels son caractère officiel de Ministre de France lui finsait un devoir de s'opposer de tontes ses farces, même en usant de l'influence légitime que devait obtenir une politique ferme et droite^ si telle eut été la sienne, sur l'esprit faible et indécis dû président Comonfort.

Nous avons déjft dit que la date de cette lettre suffirait seule pour établir la preuve matérielle de la complicité de M. de Oabriac dam les événements qui ont préparé et amené le triomphe du coup d'Etat ; et voici que Mr. le Mmistre vient lui-même nous donner des armes contre lui, en parlant dans sa lettre à l'archevêque de Mexico des faibles services quHl a rendus tant à son pays qu^aux saintes EglU ses de cette province ecclésiastique.

n était difficile, il faut en convenir, d'être à la fois plus candide et plus explicite. — ^Le mot pays ne doit pas se prendre id dans son sens littéral et absolu, — c'est une figure de rhétorique, un trope. que les grammairiens appellent une synecdoque^ et qui consiste à prendre, selon le cas, le tout pour la partie, ou la partie pour le tout. Ici, le tout est pris pour la partie : M. de Gabriac a voulu parler des services qu'il a rendus au parti réactionnaire qui, pour lui, représentait toute la République. C'est comme s'il avait écrit : des faibles services que f ai rendus^ tant au parti réactionnaire que éùo.

Quant à ces paroles: quûaux saintes Eglises de cette provineê ecdésiastiquCf qui terminent la phrase dont noui nous oocuponsy ceci

est «Htre cbose. Nom savions parFcutettMSfAl q;tte }a 7im^ ^jp^iDMâl des sommes énormes pour maintenir des neprésentauls pt&s M puissances étrangères, tkns le Imt de iotxtemr près d'elles les droiW de ses nationaux et de les protéger contre farbitraire 4ès antoritéft locales: nonv sations qne la mission la plus Imute de «es miaititreâ est de rechercher et d'indiquer les moyens d'étsMir ou dfèn<)^eteni^ des raipports pacifiques et durables entre notre patrie et le gouyemexnent pris du quel ila Bout eeeréditéfi; qnfil deiTenia^enquérir do tout ce qui peut intéresser la gloire» la ftrtuno et laeéeuriié de notre vS^r tion; et surveiller ayecKoin.twies les ihim<laq«jjK)arrafent.litreour(aies Gonlxe! elle.

Nous savions encore qu» les Ministres étrangers étaient tioitta à des devoirs de plusieurs sentes Yi8.*à-^vi8 de la naâon qui lea reçoîflt qu?en tout ce qui ne^ eooceme pas PolQet de leur caractère, ik doivent^ au moins dans leurs actes extérieurs, se conformer aux teia, aux usa» ges, aux moeurs de ces pays; qu'ils doivent surtout s'abstenir Bcnipu«> leusement d'y fomenter ou d'y favoriser les factions, d'y former des con jçurations o^^des cqmplotsj mais nçus ignorions, npus devons en coiiTenir, que Mr. de Gahriac ^t été accrédité pr^ àd parti réactio^xuair^ et non prés d^ la République mexicaine; nous i^orions surtout qu'i^ eut été spécialement chargé de prot^er €|t de défeqdre contre l'invsr sion des idées du siècle^ dont la marée envahit tout) lesix^téxâts. de. c^ qullappelle les saintes Eglises de cette prooince ecdésiastiffUGf. Npua croyons que la France ne s'en doute pas plus que nous ne nous en doijbr tiens nous-mêmes, et nous nous empressons d'annoncer cette bonne nouvelle au gouvernement et au peuple, afin qu'ila sachent l'un et l'autre de quelle manière, leur représentant officiel au Mexique a compris les obligations4ie sa place^ et quels motifs l'ont constamment empêché de fSûre valoir, comme il le devait, les légitimes réclamations de ses compatriotes contre l'administration réactionnaire.

n est inutile de nous étendre davantage sur cette matière. Toute la population française qui réside dans la RépubHqne, sait, depuis long temps, k quoi s'en tenir sur l'afieetion que lui portait Fancien Ministre de France; mais ce qu'elle ne sait pas, et ce dont Mr. de Oabriac, lui-même, a daigné nous instruire, c'est qu'en sacrifiant ainu les intéiéta^ei la dignité de son pays à ses affections i^éaotiônoaires et aux- néeessHéa réteogradea du clergé mexicain, i) ne &iéatt

4«^ rcinp/tr 2^ ^4eM«r h plm. inm jpraf rnnjik d^MOr» mmA Ugùm. Peinmire qn^» 8'U se fut braticêiprotefltank anim à'êixi tholique, il eut compris et rempli ses devoirs d'une manière entièrement différente. Cette déclaration ne pouvait tomber plus d'aplomp, sur la tète de Mr. Lettsom d'abord, puis sur celle de Mr. Otway, qui s'étaient convertis l'un et l'autre, nous ne savons trop pourquoi, eninstrumena passift de Mr. de Gabriac, et nous profitons de la circonstance pour metlceai|i^Y^iiD^detoiitce%ui,^eflA twM ^s cette question, le représentant aol^ 4^ la» ^aramfo Hmtt^ff» qw, Bons l'espérons du moins, comprendra par cette confession pleine de sincérité, ce que Mr. de Ghibriac pensait intérieurement du rôle que les représentants de l'Angleterre protestante ont âût jouer au gouvernement anglais dans toute cette affaire.

fihpa^ ppétenâre jvstffier en rien la conduite de M. de Chtbriac, cette tqaàxùtèy .q^el^ii^ ooupaUe qu^eMe soSt, a cependant jnaqrfi un certain ]Mbit8oii«}qpKcalion4aB9tereta%^fiesemeBt d« pape à Borne, en 1649, at éuM k fé ci pg orflé émt le elergé a donné des preuves en France, ca «oelànant, le premier, le coup d'Eta/t du 2 décembre 1651. ItfaSs la conduite du représentant de l'Angleterre n'était liée par adieun compromis antérieur, ni à Mexico, ni ailleurs; et si quelque chose était «P|cei)e..ff»fpi^^d^jNMNlâtMmeE, nms VaMneasébé oçrlainemènt en j^jsmiihsjçktintfiW^dApmm^ fiemn* kt appellent les catludifi|pi^ sfNBÔQfr «Mi im» «oi^rcilfer ka wAéréfet dît libre esanen, aux exigences d'une coterie exclusivement papbte.

\% m m^ tt n^ulM» tr^s idlôrme^ de teofl cé^qne. noue ve- IIMI0 if^ vieifi ^^. M. 4e Cbkiia<K$, jagusaot «aquafiié ^ représenlMtt ^ (!rfNH(eii»fN|i€ttt finanga^ o'eatr-àHUre, pour neua eervir de ses pn>* pMi eiq^reMiow, Davai L'ACCOHPLxsaBaiBNT de «a mision, a'^st imkftJMrMiefrt mâlA 1 ton» les actes qui ont précédé Vattt^tat d« IT 4iK!»bie ISSSi et qne^ eenfonnément à sa propr^e déolarailion, il reconaait. lui même y avoir coopéré en parlant des serviceê qu'il * rea^ dve au parti réactionnaire quelques jours avant la perpétration de cet attentat ^ptre If^ souveraineté de ]^, République.— Cette conduite se pomme daqjs. toiiteii lefi langues, une tDoJUson envers k pejs prft» dg quel on ^t aocréditéi et comme rae pareille opi^luite ne peut, en a^r cun cas être sous k protection du droit des gens, nous pensons qu.'i{

ne sera peut-ôtre pas inutile de nous expliquer id sur les obligations des Ambassadeurs et Ministres qui résident en pays étrangers.

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