XXXIV
Que pendant co temps, M. Miramon a bout de ressources, faisait enfoncer par ses sicaires les caisses de M. Jecker, pour y prendre 18,000 piastres,— 65,000 francs y compris l'amende et le capital,— somme à la quelle, à l'occasion d'une contribution nouvelle, il avait été illégalement taxé par le gouvernement des garanties; et qu'il faisait arrêter MM. Goribar et Gcrman Landa, Rosas et Sanchez Navarro, pour les punir de ne pas avoir satisfait immédiatement à la sus dite contribution.
Qae les sommes extorquées par ces moyens ne lui suffisant pas, il &iftait, mais avec l'autorisation de l'archevêque, enlever des temples les matières d'or et d'argent pour les faire fondre à la monnaie; et mettre en gage iSs pierres précieuses déposées dans les églises, pour entretenir avec leur produit la guerre civile allumée depuis trois ans par les intrigues et pour le plus grand avantage de l'armée et du clergé.
Que cette dernière mesure ne suffisant pas encore, il faisait briser le sceau du gouvernement anglais apposé sur les portes de la légation, et en enlevait une somme de 660,000 piastres, — 3.800,000 frs, — appartenant aux teneurs de bons de la dette anglaise.
Que la sus dite somme de 660,000 piastres provenait uniquement des fonds remis par les autorités constitutionnelles à M. Wbitebead, agent des teneurs de bons, ce qui prouve, mieux que tous les raisonnemens, que tant qu'il lui a été possible de trouver de l'argent, le gouvernement légitime n'a rien négligé pour faire honneur aux engagemens du pays.
Que malgré toutes ces violences, peut-être métae k cause de ces violences, la réaction a rendu le dernier soupir, le 22 décembre 1860, dans les champs de Capulalpam, et qu'aujourd'hui elle est morte, bien morte, très-morte. — Fuisse la postérité lui pardonner tout le mal qu'elle a fidt!
. Que la première mesure adoptée par le gouvernement légitime à sa rentrée dans la capitale, fut d'envoyer leurs passeports à l'ambassa-
deur d'Espagne, M. Paclieco; au nonce du pape et au ministre de Guatemala, dont les intrigues avec la réaction étaient publiques, notories, avérées; et que cette mesure, nécessitée par les circonstances, n'outrepassait en rien le droit que possède chaque gouvernement d'éx^ puiser de son territoire tout étranger, qu'il soit ainbassadeur, ministre, nonce ou simple particulier, dont la conduite a été et pourrait encore être par la suite préjudiciable à sa tranquîlité.
Que M, de Saligny, charge d'affaires du gouvernement français, avant même de s'être fait reconnaître en cette qualité, est intervenu, la menace au bout de la plume, dans une affaire de police toute locale, et a empêché le gouvernement mexicain de surveiller comme il le devait les intrigues nouvelles du clergé, en déclarant qu'il se retirerait immédiatement si l'autorité prétendait continuer les recherches qu'elle avait commencées dans l'établissement des sœurs de charité, converti par la supérieure en dépôt où les réactionnaires et le clergé avaient caché le numéraire et les matières d'or et d'argent enlevées des églises avant l'entrée des forces libôroles, pour alimenter avec leur produit les exigences de la guerre civile.
Que le même sieur de Saligny, dans son rapport au ministre des affaires étrangères du gouvernement français sur les attentats com* mis au Mexique contre quelques uns de nos compatriotes pendant le cours de l'année 1861, n'a fourni aucun renseignement sur les auteurs connus ou probables de ces attentats; et que cet oubli, volontaire ou non, a pour conséquence naturelle de laisser peser Sut le gouvernement constitutionnel la responsabilité de faits aux quels il est tntihf rement étranger.
XLn.
Que l'assassinat de M. Pierre Lacoste, notamment, a été commis par trois hommes appartenant à la bande de Marquez; que cet homme de sang a publiquement félicité les assassins de ce qu'ils avaient fait, en exprimant son désir de voir traiter de la même manière tous les français; et que M. de Saligny ne saurait prétexter de[son ignoraû-
«e en cette oooasieiii puisque ces détails ont été rseontéB par Je joufnal VEHafeUe dans son numéro du 13 mai 1861, sur la foi de deux de nos compatriotes, MM. Majou fils et AUard, compagnons de route de l'infortuné Lacoste, qui ont été témoins occulaires et auriculaires de tout ce qui s'est dit et de tout ce qui s'est jEait «
Que néanmoins M. de Salign y n'a fait aucune réclamation lors i^ l'arriTée de Marquez au camp de M. le général Laurences; qu'il a au contraire autorisé par sa présence, si non par ses conseils, ce que nous ignorons, la réception qui a été faite à ce bandit, en qualité d'au* jdliaire; et qu'aujourd'hui le chef de la bande qui a assassiné notre malheureux compatriote Pierre Lacoste est protégé par le payillon français.
Qu'enfin le coup d'Etat des 17 décembre 1857-22 janrier 185$ n'aurait jamais réussi à s'imposer à une partie du pays, sans If reconnaissance des ministres de France et d'Angleterre; que les insurgés ont puisé dans cette reconnaissance les secours directs et indirecte dont ils se aont servis pour maintenir la guerre civils pendant si longtemps, et que la responsabilité de tout ce qui s'est fait depuis lors contre la lettre des tndtés en général et contre nos compatriotes en particulier, doit peser entièrement sus ees agens qui, pour satisfiiire leurs haines ou leurs affections personnelles, ont réduit k Mexique A l'état où il se trouve en ce moment.
Nous aurions pu nous étendre beaucoup plus sur nos souvenirs de ce triste passé, car nous sommes loin d'avoir tout dit; mais nous avons craint, d'une part, de fatiguer le lecteur par une répétition inutile des mêmes fidts, des mêmes protestations, des mêmes fins de non recevoir; tandisque d'une autre, ils nous répugnait d'insérer dans notre travail certaines histoires, malheureusement trop vraies, et qui, pourtant^ auraient pu lui donner l'air d'un pamphlet.
Cependant il est des choses sur les quelles on ne saurait jamais trop insister, et comme la réclamation de M. Jecker est une des causes
^licîpftlei de l'npécBtioB aefeaelk, noi» orèmoiw Bundqiter à la à notre devoir de chromquesr et à la vérité de 1» sitoatioiiy si nous né^igions de prouver, u^e fois de plvs, que ce banquier Mvétique, -en traitant avec Miiamon, s'avait à l'avanœ à quoi tI s'exposait; et pour établir ce nouveau fait, nous n'aurons qu'à traduire le déeret sui' Tant rendu à Yéracruz le 3 novembre 185& ^
Le C. Bénito Juarez^ Président constituiumnel iniërimaire des Etatê- Unis mexicains^ à tous les habiians de la République^ savoir faisons que:
** En vertu des pouvoirs dont je suis revêtu, il m'a paru convezkabfe 'de décréter ce qui suit:
" Art. 1"- Toute personne qui, directement ou indirectement, prêtera des secours aux individus qxA jse Sont soustraits à l'obéissance du gouvernement suprême constitutionnel, en leur fournissant de Parfffent, des vivres^ des ^m$tmti4ms de guerre ou des ehevcmatj perdra spar ce seul fait la valeur intégrcde des sommes ou des ohjéis çw'tf ^eur aura livrés^ et sera condamné en outre, envers le trésor^ à pa- >fer à'titre d! amende^ le double de Forcent qu^il leur tnsrafntmif ou le doMe de la valeur des objets qu*il leur aura livrée.
^ Art. 2. Les autoritéis judiciaires compétentes en ce eaSy feront exécuter sons leur responsabilité personnelle le paiement de l'ftmende 'prescrite par l'article antérieur en procédant immédiatement et d'office à l'apposition du séquestre sur les biens qui iqppartiennent en propre aux coupables, jusqu'à concurrence de la responsabilité encourue par ces derniers, et ils en verseront le mostaiit dans les caisaes du gouvernement général.
Art. 3. La responsabilité pécuniaire dont parle ce décret s'eséentera sans préjudice de la peme qui peut être infligée aux coupables, eonformêment aux prescriptions de la loi des coniq>iratettr8 prornidguée le 16 décembre 1856.
^ Art 4. Dans tons les osa qui se présenteront, les juges procéd#»«^nt d'office où sur dénenoiatidn.
" A ces fins, j'ordonne que le prâsentdéoret fl'û&prime» qu'il bç publie, et qu'il soit adressé à qui de droit.
'^ Bonne au palais du gouremement général dans F&éroîque Yéra- 02 le 8 novembre 1856.
cruz le 8 novembre 1858.
'' Signé, Bénito Jua&ez*
^' Au 0. Lie. Manuel Ruiz, ministre de la justice, des Affuires ee* clësiastiques et de l'instruction publique."
On pourra, nous le savons, chercher à défendre la bonne foi de M. Jeeker en soutenant qu'il a pu ne pas avoir connaisance de ce décret publié à Yéracruz une année avant la célébration de son fiimeux contrat; mais cette défense, plus spécieuse que solide, ne servirait qu'à établir le peu de valeur de la réclamation, aux yeux même de oeux qui la soutiennent, car il est ici de notoriété publique que, pendant tout le temps de l'administration réactionnaire, les décrets rendus à YéracTTUS par l'autorité légitime ont été répandus dans la capitale par la presse clandestine; et ce serait se moquer du public que de prétendre lui faire accroire que, dans une affaire de cette importancei M. Jecker était le seul à ignorer les termes d'un décret dont tout le monde, & Mexico, connaissait les dispositions rigoureuses.
Cependant ce n'est pas tout encore. M. Jecker, en sa qualité de citoyen suisse, n'a jamais été sous la protection officielle du .gouvernement français, et M. de Saligny, comme M. de^Gabriac, ne pouvait interposer à son égard que ses bons offiees et rien de plus. C'est du moins ce qui résulte de la correspondance échangée en 1861 et 1862, entre MM. de Saligny, de Wagner et le Consul génétal de la Confédération helvétique d'une part, et le gouvernement mexicain d'une autre; eorrespondance sur laquelle nous appelons l'attention de tous ceux qui, tout en condamnant l'immoralité reconnue de l'affiiûre si célèbre des bans Jecker^ croient cependant que cette affaire engar ge jusqu'à un oertain point l'action de la France, et que l'or et le sang de nos oompatriotes doivent oouler ici pour soutenir les intérêts d'un étruger plaoé sous la proteotiiMi de notre drapeau.
Voici les fiûts dans tonte levr simplieité.
En 1861, le 10 août, le gouvernement mexicain, dans on pressant besoin d'argent, arait établi un impôt de 1 p§ sur les capitaux* M. de Saligny, bien qu'il eût depuis le 27 juillet précédent rompu ses relations avec le gouvernement, s'empressa cependant cTlhtervenir au nom de la Confédération suisse et du roi d'Italie. Il adressa le 21 du même mois au gouvernement mexicain deux notes à cet effet; et reçut la réponse qu'on va lire de M. Manuel Maria de Zamacona, alors ministre des relations extérieures.
1er septembre 1861.
" Les deux notes que S. E. M. de Saligny a adressées an soussigné, ministre des affaires étrangères, dans le but de protester, au nom de la Confédération helvétique et du roi d'Italie, contre un impôt de 1 p§ sur les capitaux, établi par décret du 10 août dernier, obligent le soussigné à déclarer à M. de Saligny quHl n^ existe dans ce ministère aucune pièce officielle qui Vaccrédite en qualité de représentant de la Confédération Helvétique et du royaume JP Italie, et que cette circonstance s'oppose à ce qu'il prenne en considération les communications dont il s'agit.
'^ Le soussigné &tc
" Signé, Manuel M. de Zamacona.
" A S. E. M. de Saligny, Ministre dcT France. Mexico."
M. de Saligny prétendit dans sa réponse datée du 6 du même mois que la France, ainsi qu'il était fiusile de le prouver par les arcbives de la légation^ avait été chargée, de tout temps, de couvrir de sa protection les italiens et les suisses aussi bien que les allemans et les belges, chaque fois que les gouvememens de ces puissances n'avaient point eu d'agent spécial accrédité dans ce but auprès du gouvernement mexicain; et partant de ce principe que la Suisse et l'Italie n'avaient point en ce moment de ministre pour protéger leurs nationaux au Mexique, il prétendait convertir en droit positif et acquis un usage toléré simploment au point de vue d'une intervention purement officieuse.
Bb eonséqnence il loi fut répondu:
*^ Qae le gouyerBement firaneais n'était pas et n'avait jamais été Forgane des goayememenB nommés par M. de Saligny; et pour étsy^ er cette doctrine, ^a chancellerie mexicaine se retranchait:
1 P Derrière nne note en date dn 28 mars 1861, par la quelle M. de Oayonr, ministre des affaires étrangères du gouvernement sardCi annonce directement à celui de Mexico, l'élévation du roi Victor Emmanuel au trône d'Italie.
<< 2 ^ Derrière une autre note, également de la même année, mais dont nous ne pouvons préciser la date^ par la quelle le sénat Hélv^ tique lui fait part aussi directement, et au non de la- CSoi^Sdéra^ tion, de la nomination des nouveaux président et vice-président.
La eliancellerie ajoutait: '' que le ^suvemement du roi Victor JSmr ^ manuel, en rappelant sa légation et avec effe son: consulat, de Me- ^ xioo, ce qui eut lieu en 1856^ n'avait pas laissé les italiens sous la ^ protection d'un pavillon étranger; mais à l'arrivée de la légation a ^ Turin, le ministre des affiiires étrangères du gouvernement sarde, " s'était mis directement en relation aiec le gouvernement de Mexi- *^- eoj et son premier soin avait été de le remercier des égards qu^l ^ avait eus pour la légation de son pays pendai^t tout le temps que ^ cette légation était demeurée au Mexique."
Enfin la chancellerie mexicaine terminait cette note en disant que '^ quant à la Suisse, l'uniqueiait qui aurait pu donner, pendant un cer- " tain temps à la légation française un caractère semi-officiel pour in- ^ lervenir en &veur des citoyens de cette nation, éliit d'av(»r été char* "^ gée, en 1866, par suite d'un acc<Md passé entre le vice-oonsul suisse '^ et le Ministre de France, et non entre la Oonfëdératioti et le gou- ^ Iremement français, de la gérance provisoire du consulat, pendani ^ i'^hsence du consul de cette nation."
En effet, M. Louis Bicou, consul général de la Confédératioii suis* se ayant dû se rendre en Europe, laissa la gérance du consulat gé^. néral à M. Balthazar Stachelin, vice-consul de la même nation, et en prévint. M. Manuel Dies de Bonilla, alors Ministoe des Relations extérieuresi par une note datée du 18 février 1866.
Le 81 mars de la même année celui-ci s'aèeénto à «m toœr, et ésnfia proyisoirement les archives du consulat général à la légation française; mais en chargeant œtté légation des affaitea de la OonMératioB, il ne penvait M déléguer dfautres ponrars que eemz dont il était lui-même iaTeetî, et nous allons bientôt vdir, ^me ^sas lea #as extraordinaires, c'est à la légation américaine, et nona la légation de France, <|u'i) apfasâent di'iskteiryeBir en laveur des ottojenA de eette
Le 23 janvier 1861, M. Arnold Sutter fut nommé consul général de la Confédération suisse au Mexique, et fut reconnu en cette qualité le 16 mars 1861, conformément aux ponv^rs q!:tttai avaient éM, oemi»e de eoutome, ad|!ies$és direotoment^ etaon pac Pîatenwédiwe de la WgP^oiv française-
Cependant le 29 janvier 1862, M. le Baron de Wagner, Ministre de Prusse, crut encore pouvoir ^vot une réclamation auprès ëa gofavemement mexicaiift en îTaveur d^un citoyen suisse, M. Santiago Kern, propriétaire du mouBn Yaldès, et appuya sa réclamation eai disant qfue M* de Sâligny, à son départ de Meodco, avait placé les citqreos saisses sous la protection de la Prusse. Le gouvemesneut, adovs^s'aj^essa à M. le eonsdi général de la Confèdérwtion pcnr Ihî daman* der s'ï était^ oui on non, lui et les siens sous la protectîoQ de la Br^nea; et veici la réfùùBe qui lui adressa cet a^nt:
Consulat g€néral de Suisse à Mexico.
« 8 «vrier 1862.
" Le seii«signé» Amul ^éméral de la Confédération suisse, a l'heinenr d'accuser réception à S. S. M. le Ministre des Afiaires Etran** gères de la note qu'il lui a adressée en date du 7 coiBrant pour lui demander s'il se trouve on ncm dans l'exerdesse de ses fenetions consulaires, attendu que l'attention du geuvernem^it a été appelle sur le fait que d'abord la légation de France, et ensuite celle de S. M. le roi de Prusse, ont' traité des questions qtd touchaient aux intérêts dès ch;oyens suisses.
** Le soussigné I Wionneur de répondre & S. E., que les instructions qu'il a reçues de son gouvernement l'autorisent sous tous Us
ttippâfis à ae mettre «n rdatfea £i«oto aveo le gmnmmBnb de BépoUiqne Meitiottiiè, et k recevoir mmsi toutes les eamnMuiicfiliôiife ^ue le gMtyeiqemeiit'inexioaili râfidraît bieil fauL treasmetixe.
*< £a même temps U est de son dei^ir <Fîiifi>naBeir S. SL^ que d*sprèsl une eoayenfcÎDB oAébiéeeBjtrB le gouToraemevt de 1» Cônfiédéxatîoitt svtSBe et le gouyenBemeol dès Etats-Uois d'Ainënq^ iss ùmsmh Mtisses swU autorisés à demander^ dans le casdebesom^ la proi^^ twn des agens diplofnatiques des Etais- Unis^ et que ceux-ci sont instroitiB qu'ils doivent protéger les citoyens Suisses à Tégal de leurs propres natioiubux.
^ Le soussigné Aie
'^ Signé, Arnold Butter.
''A S. R M. le Ministre des affûres étrangères. Mexico.''
On voit par cette déclaration de M. Sutter, que les consuls généraux de la confédération suisse au Mexique ont toujours été autorisés à se mettre directement en rapport avec le gouvernement mexicain, pour l'expédition des affaires courantes; et que, dans les cas ex* iraerdinavres^ ils sont autorisés à récUmer en faveur de leurs nationaux la protection des agens diplomatiques américains.
Dès lors M. Balthazar Stachelin, en déposant à la légation française les archives du consulat de son pays, ne pouvait transmettre au Ministre de France que les pouvoirs dont il était lui-même investi ; et comme ces peuvoirs n'avaient trait qu'à l'expédition des affaires ordinaires^ il s'en suit que M. Jecker, dans A réclamation contre le gouvernement mexicain, aurait dû s'adresser à la légation américaine et non à la légation de France.
Cette circonstance explique pourquoi M. de Saligny, dès le mois de janvier idemier, en fixant, à 12.000,000 piastres,— 60.000,000 de francs, — le chiffre des créances réclamées par la France au Mexique, a refusé péremptoirement d'entrer avec les commissaires d'Angleterre et d'Espagne dans le détail de ces créances. Elle dit encore pourquoi,.lors de la fameuse conférence du 9 avril, il était si pressé de rompre avec le gouvernement mexicain, avant même l'ouverture
dés ikôgoci&tiioiifl fixée aa 15 da mâme mois ; car alors, il aurait été obligé d'entrer, en présence de ses collègues, dans des explication» qoUl voulait à tout prix éviter ; mais elle ne donne pa» raison des ^oti£s qui l'ont engagé à compromettre son gouvernement au point de lui faire sacrifier For et le sang de la IVance pour soutenir les intérêts d'un agioteur étranger, en fiiveur du quel le ministre dn gouver* nement impérial n'a jamais eu le droit de fiûre que des représentalâons officieuses.
Nous abandonnons à plus versés que nous dans les mystères de^ la négociation Jecker la solution de cette .étrange question^ et nous passons de suite à la seconde partie de notre œuvre, nous voulons dire aux conséquences connues, jusqu'il, de l'interventi<m.