Pour solde de compte de la conduite de San
4.® Pour solde de compte de la conduite de Lagu* na Seca, y compris certaines réclamations des sujets français et espagnols 838,151 03
5.** Pour solde de compte, capital et intérêts compris jusqu'au premier mai 1862 de la réclamation
de Saint-Acacio 65,816 68
6.® Pour liquidation jusqu'au 4 juin 1860, de ce qui est dû à M. Henri Dalton * " 79,655 72
A reporter 55.874,387 10
1 Le Mexique et^es question» financière» avtc VAngleterre^ la France et VE»pagne ouvrage publié par ordre du gouvemement.
Noua aroos donné^ page 102^ la aomme des réclamations péeuniairea que les puissances alliées avaient à exercer contre le Mexique, et maintenant nous aJJons ea faire le détail.
Entre ces deux sommes les lecteurs trouveront une différence de six millions de piastres environ ; et nous devons les prévenir que cette différence provient de ce que nous avons donn^, page 102, le chiffre des réclamations tel qu'il a été établi par les conventions célébrées avant le coup d'Etat, tandis que M. Payno y a joint les sommes qui, selon lui, doivent être ajoutées aux anciennes conventions.
2 M. Dalton doit remettre à la trésorerie an ordre tur Mazatlàn et $ 103,869 €5 es. en bons.
PlatCrct nmtetlMf.
Report 55.874,887 10
7? A MM. Barron et Forbes, 1? pour les certificats numéros 79 et 80 provenant de la conduite occupée par Marquez & Guadalajara; 2f de ce qu'ils ont prêté dans cette capitale; S? et des intérêts de ces deux sommes calculésjusqu'au premier mat
Sr Pour solde de ce qui est dû à M. Edouard Joseph Berry par suite de l'arrangement que le gouvememçnt a fidt avec lui . • • • • . * • • 81,000 00
9f A M. Charles Whitehead, pour la somme qu'il réclame pour son expulsion du pays opérée par ordre de Miramon • • • « 12,000 00
10 r A M. Thomas Worrall, pour le même motif, mais en y comprenant les intérêts échus depuis trois ans • 17,700 00
11.* A M. Nathaniel Davidson, pour ce qui lui revient sur la conduite prise par Marquez k Guadalajara.... ..••.•• 481 94
Total 56.079,864 61
A ces sommes UfatU ajauter le numtarU des intérêts qui montent aux chiffres suivans:
If Pour solde des intérêts échus en faveur des teneurs de bons de hi dette anglaise, calculés jusqu'à la fin d« meus de juin 1862 18.058,108 75
2f Pour solde des intérêts échus en fitveur des teneurs de bons de la convention anglaise, les dits intérêts calculés jusqu'au 4 décembre 1861 98,689 55
8f Les intérêts et les frais, calculés à 24 p§ de ce qui est diï pour la conduite occupée à la Laguna Beca 80,000 00
Areporter 69.311j657 81
PiMint BBffidc&iaot.
Report 69,311,657 81
4f La somme volée par Marquez sur les fonds déposés rue Gapuchinas, dans la légation anglaise^
pour le compte des teneurs de bons • .^ 660,000 00
6f Les frais faits à cette occasion par l'agent des teneurs de bons, 22,884 73
^fmmmm^^^
Total de la dette anglaise ••• 69.994,542 54
Quant à la France, il est clair, si nous en oroyons la note pj^bliée, an mois de novembre dernier par le gouvernement, peur fidre connaître I^ nature des griefs dont il avait à poursuivre la revendicfttion contre le Mexique, que le plus important, à ses yeux, prov^iaît de la loi du 17 juillet 1861, à la suite de la quelle le paiement des conventions étrangères avait été suspendu pendant le laps.de deux années. Le dehiier paragraphe de cette, note, relatif aux violencoa commises contire la personne des résidons français ne vient évidemment qne comme appoint à la plainte principale, et si nous en exceptons l'affaire du vieeconsul de Tépic pour la quelle il a été payé i^ sa.fajDÎlle une forte indemnité, ce qui fait que le nom de cet agent n'aurait pas dû figurer en cette occasion, nous croyons que, devant un tribunal régulièrement constitué, M. le ministre serait bien embarrassé s'il avait à citer le nom d'un seul de nos compatriotes qui, pour se soustraire aux violences des défenseurs de la constitution, ait été obligé de chercher un salut dans Icrfuite, après le pillage et Pincendie de ses propriétés. Ces faits ont pu se passer, nous ne prétendons pas le nier, mais c'était sous l'empire de l'administration réactionnaire, et nous ne convprenons pas commlbt les attentats commis par les hommes dont le représentant officiel de la France s'était hité de rëconnaStre l'autorité, en violant en cette occasion les usages et les principes du droit international, pourraient servir, après leur chuté, de texte d'aoensation contre le gouvernement que cette reconnaissance a réduit à la triste nécessité de lutter, pendant trois années, pour rétablir dans la République l'empire des lois foulées aux pieds d'une mamère aussi audacieuse par les Porte:-Glaive du clergé mexicain:
Quoi qu'il en soit^ voici tel qu'il est indiqué aux pages 305 et 806
da même trarail de M. Manuel PaynO; le détail des sommes d&es en ce moment à quelques sujets français par le gouyememcnt de la Bé^ publique»
Détail des sommes dues à la France.
Plaftrw iiMzioahiei,
ir Pour solde définitif de la troisième oonrention. 190,000 00
^f A différentes personnes pour réparation des dommages et préjudices causés par la révolution. 155,917 00
8f A difiërentes personnes pour remboursement de la cOndmte oecupëe par Marquez à Guadalaja« ra c ••.... 90,000 00
4^ A différentes personnes pour solde des préjudices qui ont pu leur être causés à Ouanajuato et surd'autres points.». ...../• 65,000 00
5. Calcul approximatif des autres réclamations pendantes 830,000 00
6f Calcul des intérêts qu'il convient d'ajouter à quelques unes de ces créances •••••• 45,000 00
Total... 875,917 00
A cette somme il convient d'ajouter pour le compte de M. Jecker.
1 f Pour remboursement du capital déboursé par lui dans l'affaire des bons 1.600.000 00
2? L'intérêt, calculé à raison de 1 pg par mois pendant deux ans, du capital effectif employé par M. Jecker dans l'afiaire des bons «^ 884,000 00
Total des sommes dues à la France y compris même le montant de ce qui pourrait être réclamé en fiiveurdeM.Jecker 2.859,917 00
Mais il n'en était pas de même de l'Espagne. Cette fois on savait de la manière la plus positive ce qu'on devait penser des exigences de ce gouvernement
Le cabinet de Madrid réclamait.
1? Une ample satisfaction pour le renvoi de l'ambaflsadenr Par checo, et la nomination d'un envoyé extraordinaire qui irait présenter lui-même cette satisfaction à MadriôL — Qae]£[ue chose, en un mot, dans le genre de l'humiliation imposée, en 1684, au Doge de Gènes, par l'orgueil de Louis XIV ' .
ii? La reconnaissance explicite du traite Mon-Almonté, en coniçant par payer immédiatement les sommes échues, de la convention espagnole, depuis le jour où, sous l'administration de M. Comonfort, le paiement de cette convention avait été suspendu, ou bien si la Bépublique préférait agir autrement, une somme de 10.000,000 de réaux,— 2.400,000 francs.—
Z? Le châtiment des attentats commis contre des sujets espagnols, et une indemnité pour la capture du bfttiment marchand la Concepcion.
4f Enfin, des garanties, on ne disait pas les quelles, pour assurer la stricte exécution de cet arrangement; et dans le cas où le gouvernement mexicain, dans le terme de douze jours, n'accéderait pas à ces injonctions, l'armée espagnole devait immédiatement s^emparer de Véracruz et de Tampico.
Il était facile de répondre à la première de «es exigences que M. Facheco, ainsi que Pa publiquement reconnu M. Caldêron Collantes, avait été expuls%uniquement à cause de sa conduite dont le ministre lui a fait lui-même des reproches en plein sénat; et que cette expulsion, toute personnelle, ne pouvait avoir donné Ueu à aucune offense envers le gouvernement espagnol avec le quel celui de Mexico désirait entretenir les relations les plus cordiales.
1 £a 1684, Louis XI ^^ s'efforça de détacher le Doge de Gènes, Imperiali- Lescari, de l'alliance de l'Espagne et ne put y réussir. — Après le bombardement de cette ville, le Doge fut obligé d'aller à Versailles accompagné des sénateurs Lomellino, Garibaldi, Durazzo et Salvago, implorer en personne la clémeni ce de celui qu'on nommait le grand roi*
— Soi —
<3epeBâaTit il a plus encore. Avant Bon départ ^ M. Pacheco reçut la visite de M. Gonzalez Ortéga qui venait pour arranger son affaire^ et le prévenir que le nouveau ministre des affaires étrangères, M. Francisco Zarco, désirait avoir le soir même une entrevue pour en terminer avec lui. M. Pacheco se refusa & toute explication et se contenta de répondre à ]^f. Gonzalez Ortéga ces paroles fatidiques: H est trop tard: le rapport dans le quel f informe le gouvernement de la reine de Patientât commis contre ma personne ect parti; c^estàlui de décider j je ri? ai rien à dire \
Plu3 tard encore, c'est tOT:gours M. Calderon Collantes qui nous rapprend, le gouvernement espagnol reçut directement de celui de Mexico une note dans la quelle M. Zarco déclarait de la manière la plus solennelle que Fon n'avait jamais eu l'intention de faire la moindre insulte au gouvernement de la reine et à la nation espagnole ' ; et demandait qu'en acceptant loyalement ses explications, le gouvernement espagnol consentit à traiter avec celui de la République: et bien que la communication fut conçue en termes aussi explicites, M. Calderon Collantes ajoute qu'on ne daigna pas même répondre à son auteur.
Enfin le ministre espagnol est encore convenu que M. Antonio de la Fuente avait reçu l'ordre de son gouvernement de se mettre en rapport avec le cabinet de Madrid pour terminer au moyen d'un traité les difficultés pendantes entre TEspagne et le Mexique, et de soumettre la question Pacheco à l'arbitrage du gouvememeat français; mais
1 Ce fait dont noui n*avioii8 penonnellement pas ea conaaÎMance, a été raconté par M. le ministre d*£tat espagnol^ Calderon Collante% dwu sa réponse à M Pachecoj et nous le rappoitons d'apràs son discours.
2 Voici les parolea de M. Calderon Collantes:
« Todo es tarde ya, dijo el Sr. Pacheco fatidicamente; loa desptehos en que ^ informo al gobiemo de la reina del atentado que se ha covnetido conmigo, ban ¥ marchado ya; el gobiemo de S. M. decidirà; nada tengo q«e decir en esta cnet- « tioo."
3 « El ministro de relaciones de la Repûbltca de Mexico ^eclaraba de la ma* ** nera mas solemne que no se habia pensado en inferir el menor agravio ni al go- ** biemo de Espafta ni à la nacion espaftola. Pediapor lo mismo, que aceptando ^ sus espticaciones el gobiemo de Espafia, cambiase la situation en que los dos ^ gobiemos se encontraban."
^e l'Egpagne aVftit décliné l'arbitrage sons prétexte que ce n'était pas une oompeasatiim Buffisante à ses jeux K
De quoi donc pouvait se plaindre le gouvemement espagnol puiaqne, après lui avoir dôclarô plusieurs fois que le renvoi de M. Pache- 00 était un cas entièrement personnel et qui ne s'ac^ressait en rien i la nation espagnole avec la quelle on désirait entretenir des relations d'amitié, en offrait de terminer par un traité les différens qui existent entré les deux pays et de soumettre la question du renvoi de M. Pacheco à l'arbitrage du gouvemement impérial?
Le gouvemement espagnol slrritait justement, ce qui ne veut pas dire avec justice, de toutes les démarches que faisait celui du Mexique pour arriver à la constatation de la mauvaise foi du cabinet de Madrid. Le renvoi de M. Pacbeco était un prétexte, et pas davantage, derrière le quel il s^abritait comme dans un retranchement; mai» au ton plus que cavalier dont le ministre d'Etat, Calderon Collantes s'est servi devant le sénat pour caractériser la conduite de cet ambaa* sadeur, il est facile de voir qu'il n^attacbait à cet acte du gouvemement mexicain aucune valeur sérieuse, et que son refus d'entrer de nouveau en arrangement provenait seul de l'impossibilité de faire accepter purement et simplement à la République le fiimeux traité Mon-Almonté.
BeconnaStre, en effet, la validité de ce traité, ce n'était pas seule* ment passer sur les fourches caudînes de l'Espagne, dont le négociateur, M« Mon, dans un moment de pudeur, avait lui-même condamné les exigences en stipulant par l'article 4, que dans l'avenir, ee traité ne pourrait servir de hase ni de précédent, dans des cas de méMe nature, pour obtei^ de semblables concessions: c'était admettre im-* plicitement que M. Almonté avait eu le droit de le signer au nom de la République; et déclarer en même temps que, pendant la lutte qui venait de terminer, l'administration sortie du coup d'Etat avait été le véritable gouvernement du pays; et c'était devant cette conséquence rigoureuse que toutes les avances de M. Zarco devaient venir tré^ bûcher et se briseï^.
1 ^ £1 ^bienio de Madiid eteyâ que todavla no buUba eso: rechazô la idea del arbitrage.''
I/indemAhé rëolftmée eixf«r«iir du nftviie la Caneêpeion se ratt»» thtii an même ordre d'idées } et snr oe termih eaoore le gonyerne^ ment espagnol s'aviût à Tayaiice qu'il lai serait imposiiUe de s'enten^ dre arec éelni du Mexique* — Ce bâtimezit arait été capturé, au moia de mars 1860^ au moi&cftit du second siège de Yéraonus par Miramon* Il était chargé de mumtious de guerlre pour le compte dé l'insurree* tien ; et les barrils de poudrd qui se trouvaient à son bord, portaient tous le timbre de l'arsenal royal de la HaTaae. C'était, il est trai, une preuve nouvelle de l'entente du gouvernement espagnol avec les Taoubaystes; mais c'était en même temps une diftculté insurmontable, car en admettant comme jus t^ le principe de l'indemnité réclamée en fa* teuf des propriétaires de ce bâtiment, Padministrâtion de H. Jbarea eut reconnu^ ipso facto, que le cabinet de Madrid avait pu traiter avec Hiramon, et cette seule reconnaissance était une condamnation manifeste de la constitution et du gouvernement qui l'a soutenue.
De tous ces motifs allégués par le gouvernement espagnol pour expliquer son agression cpntre le Mexique, il ne restait donc que la &ute commise par lui en reconnaissant les autorités émanées du plan de Tacubaya. Cette première faute l'avait conduit & en commettre une seconde en traitant avec ces autorités intruses ; pais une troisième en permettant l'embarquement à bord de la Cancepcion de poudres et de munitions de guerre tirées de son arsenal royal de la Havane; et maintenant pour ne point accepter les conséquences de ces &utes, il voulait à tout prix porter la guerre dans un pays qui, par trois fois, lui avait offert toutes les satisfactions compatibles avec Phonneur national
Avant de tirer Fépée d'une maniire aussi résolue, le gouvernement espagnol aurait dû se souvenir qu'en 1888, la reine Isabelle 11 appelée au trône, au mépris de la loi salique, par le testament de son père, le roi Ferdinapd VII, s'était trouvée vis-à-vis du prétendant D. Carlos, dans une situation exactement semblable à celle où se trouvait en 1858 M. «Tuarez, vis-à-vis des auteurs et des défenseurs du ooup d'Etat \ ; et puisque par son oubli il nous forée à le lui rapi>t«
■èaiMM*
1 Sn 18S0 le roi Feidiasad Ylîf voyant qa41 a^avaît {»ai d'enfant mâto^ prsvaâffaBL une iléakioa des Codés de 1789, rtsUo Ignorée dam tes archivet, par lé quelle cette assemblée revenant & Paatlque eonstiialioa de la C«stitte| Arait aboli
1er, noufl demanderons à M. Oalderon OolIanteB ce quHl ett pensé d'un gouvernement qui, non content de reconnaitre le prétendant et de signer avec lai un traité contraire aux intérêts de l'Bspagne, loi aurait encore fourni des munitions de guerre pour entretenir la guerre civile, et aurait prétendu, après le départ de ee personnage, non seulement imposer à la reine Isabelle la reconnaissance d'un acte célébré avec son adversaire, mais encore le paiement des munitions dë« livrées dans le but de la renverser 1
Telle est cependant la situation où se trouve aujourd'hui le gouvernement espagnol vis-à-vis de celui de la République ; et cela, non par une circonstance fortuite, malheureuse, indépendante de sa volonté ; mais par une suite non interrompue d'actes qui prouvei^t tous son mauvais vouloir à l'égard des hommes qui représentent l'opinion libérale en ce pays. H ne reste donc, en dépit de la rhétorique de la JEpih ca et .des autres feuilles ministérielles d'Espagne pour expliquer l'agression injustifiable de leurs patrons, qu'une question de gros sous et rien de plas. Or, voici sur cette question, les chiffres que nous rencontrons à la page 305 de l'ouvrage déjà cité de M. Manuel Payno:
Détail d^s sommes dues à des sujets espagnols.
Pfastfet mexlcain«i.
1.* Pour solde du capital d« la première convep.' tion. 6,683,423 11
2.® Pour solde des crédits qui appartiennent au P. Morân 825,000 00
8.^ A divers sujets espagnols pour dommages et préjudices causés par la révolution, et dont les affaires sont en^quidation 400,000 00
4.^ A divers pour solde de la conduite volée par Marquez à Guadalajara. .•••••.•••. •• • • 53,000 00
Total 7.911,428 11
Vauto-ccordado où Philippe V, de l'aveu des Cortès^ avait, en 1713, exclu les femmes du trône, et appela à sa succession sa fille ainée, Isabelle, reine actuelle d'JB^agne. £a 1833, époque de la mort de <vb prince, son fièrê cadet D. Carlos attaqua comme faux l'acte de 1789, et alluma une (pierre civile qui ne se ienaina en 1839^ que par le départ foieé du prétendant.
Report 7.911,423 11
A cette somme il fiint ajotiter: