A LA NATION
Mexicains !
Nous ne sommes point venus ici poxtr prendre parti dans vos divisions; nous sommes venus pour les faire cesser. Nous voulions appeler tous les hommes de bien d concourir à la consolidation de l'ordire, à la régénération de votre belle patrie. Pour montrer le sincère es* prit de conciliation dont nous sommes animés, nous nous sommes adressés d'abord au gouvernement même contre lequel nous avions les plus sérieux grieft. Nous lui avons demandé d'aocèpter notre assistance pour fonder au Mexique un état de choses qui nous épargnât k l'avenir la nécessité de ces expéditions lointaines dont le plus grand inconvénient est de suspendre le commerce et de troubler le cours de relations qui pourraient être si profitables à l'Europe et à vo-
tre propre pays. Le gouyernement mexicain a répondu à la modération de notre conduite par des mesures auxquelles nous n'avons jamûs entendu prêter notre appui moral et que le monde civilisé nous reprocherait de sanctionner par notre présence. Entre lui et nous, la guerre est aujourd'hui déclarée; mais nous ne confondons pas le peuple mexicain avec une minorité oppressive et violente. Le peuple mexicain a toujours droit à nos plus vives sympathies. C'est à lui de s'en montrer digne. Nous &isons appel à tous ceux qui ont confiance dans notre intervention, à quelque parti qu'ils aient appartenu.
Aucun homme éclairé ne voudra croire que le gouvernement issu du suffrage d'une des nations les plus libérales de l'Europe ait pu avoir un instant l'intention de restaurer, chez un peuple étranger, d'anciens abus et des institutions qui ne sont plus de ce siècle.
Nous voulons une ^gale justice pour tous et nous voulons que cette justice ne soit pas imposée par nos armes. Le peuple mexicain doit être lui même le premier instrument de son salut. Nous n'avons d'autre but que d'inspirer i la portion honnête et paisible du pays, c'estràdire aux neuf dixièmes de la population, le courage de fiûre connaître ses vœux. Si la nation mexicaine demeure inerte, si elle ne cornprefid pas que nous lui offrons une occasion inespérée de sortir de PabîmCf si elle ne vient pas donner par ses efforts un sens ef une moralité pratiques à notre appui, il est évident que nous tC aurons plus à nous occuper qtie des intérêts précis en vue desquels la Conr ventUm de Londres a 4té conclue.
Que les hommes trop longtemps divisés par des querelles qui n'ont plus d'objet se hâtent donc de venir à nous. H ont entre leurs mains les destinées du Mexique. Le drapeau de la FranAe a été planté sur le sol mexicain; ce drapeau ne reculera pas. Que les hommes sages l'accueillent comme un drapeau amL Que les insensés osent le combat^el
Cordova, le 16 avril 1862.
Le minîiitre de France, commissaire Le commandant de l'expédition fran- (ie S. M. L çaise au Mexiqae.
Signé, A. DE Saligny. Signe, Jurien.
Oecigpiaiim dlOrizata ymr la dinriaitm de M. le gémirai
cez.'^Rapp0ri à» Af. Zatr&goza ^.
MunfirrsRK pe la aQ^aita et ds ui vabink*
Corps JC armée dP Orient»'^ Oénéral en chef.
Depus le 9 do courant, époque e& flit rompue la C^yentfon de- Londres par les oommîssaires. fhtnçais, le bmît commença à courir que ces derniers ne retourneraient pas i Paso Ancho, comme ils Payaient offert, mais qu'ils se mettraient en mouvement de Cordova, peur Fintérieur de la République. Je doutai qu'ils adoptassent une teUe mesure; j^e xal'eSbrçai, en eons^uenee, de m'entourer, aussitM que possible, de renseigttemens sur la probabilité d'un pareil âdt, e^ penebant vers un jugement plus ftkvorable, fondé sur les assurances qu'on me donna contre cette rumeur, je m'avançai sur le chemin d'Orisaba, dans le bot d'dccuper les points convenus dans les préliminaires, aussItM que les auraient dépassés les troupes espagnoles et fran^ çaîBesw
J'entrepris donc ma marche de San ÈtsièM^ Chafeèioomuh, à deux heures de l'après midi, le 15, et je passai la nuit k la Oaiada de Iktapa, où se trouvait une brigade delà division de Oazaca. J'ordonnai à son chef, le citoyen général Porfirio Pias, d^^llèr le jour suivant^ TtS^
se sitoer à irEngenie où j'arrivai moi-même le mémo j^ur.
Indépendamment de la rumeuriique je viens de repreduire, le bruil courait avec beaucoup de crédit qu'il était, question è Orisaba, cPus pronunciamiento contre le gouvernement suprême, par quelques réactionnaires qui, protégés ouvertement par les commissaires français, se préparaient à le réaliser aussitôt que partirait M. le comte
1 Nous aurion* déoii^ avoir le rapport de M* de Laurefices flus ôet événement pour le mettre en regard du rapport de M* Zarâgoza; mais il noua a été impossible de nous le proeorer.
dd Beus; que ^eA aeie de s^ditioik devait Berrir de prétexte mx tro»* pes françaises pour qu'elfos s^auraoçaaae&t afin dfappajor Jb mouve» ment indiqué, et que, dans ce but, sous prétexte de maladie, on avait mia, daoa U couvent de San Jx>fié de Gxaoia^ bU cent Boldats fVanfû&k
A mon arrirêe 8 l'Ingemo, j'eus Voccassion d'acq^uèrir de meilleureg donnés sar les pointa essentiels de cet incident: ce n'était plus de» nourelles transmises par des lettre» privées; il exiatait des documens officiels constatant qu'un détacbement de troupea françaiaes s'étoift dirij^ BUT Coscomatépeci en prérenut l'autorité locale ffu'^Ue r^u* sât têut secours à f armée et au gfntvernemeni cw^ittUionHdsi ainsi que le démontre le document que j'annexe au présent rapport BOUS le numéro 1.
Javaia sous les jeux l'appel que MM. Juriea «t Salignj avaie^ fiiit aux mauvais mexicainSi contre le gouvernement l^tûme, commet le prouve ^^ement le documcsnfc que j'annexe sous le i»uméro 2*
" Je ne pouvais hésiter, par conséquent^ à donner crMit aux nou* vellea qui préoèdeni;, et touA aussitôt je donnai des ordres pour qu^ le citojen général Dias surveill&t de préa l'état de kk population d'O* rizaba, en empêchant le scandale qui se machinait. Pour agir aveOL plus de sûreté, je m'adressai à M. le comte de Beus, pour lui demander quand il éivac^erait la place d'Oria^bba avee les tioiq^es espagnole^i et je me dirigeai égalemei^t au eomvandaat ^% chef des troupea françaises, afin qu'il retirât toute escorte aruiée de l'hôpital qu'Uavait établi dans cette ville, puisque ses malades devaient rester soua la. 0Mrde.de l'année et des aakMrttéa mexicaines» Je joins des e^es de ces notes et des réponses qui y ont été faites, sous lea numéros S> 4^ 5 et 6. * #
" Certain de la loyauté de M. le comte de Beus, presque certain qu'une émeute serait tentée & Orisaba, et m'appujant sur una promesse solennelle que les troupes fraaçaises désoccuperaient Cordova» j'ordonnai qu'une section de mille hommes, avec une batterie de bataille et une demi-batterie de montagne, se plaçât à Escamela, prête à se mouvoir vers Oordova et le Chiquihuite, le lendemain, 20, fixé pour le passage de ces points par les troupes espagnoles que suivraient immédiatement les troupes françaises, suivant que l'avaient promis
les copimissaires de la France à la fin âe lenr note dn 9 avril, adres* 8^ au goHyemement suprême de la République.
*^ Le 0. général Diaz, agissant avec la circonspection d'un soldat, plaça ses postes avancés au fortin, point intermédiaire entre Cordova et Orizaba; les français qui occupaient ce dernier point s'en retirèrent, mais, dans la soirée du 19, l'armée française, au lieu de continuer son mouvement au de là de Paso Ancho, est sortie au contrfldre de Cordova pour combattre la force avancée du 0. général Diaz, et a occupé le jour suivant la place d'Orizaba que j'avais évacuée la nuit pifécédente, parceque cette évacuation entrait dans mon plan d'ope* rations,
'^ La conduite de Tarmée française, tant à Cordova qu'à Orizaba^ a été qualifiée diversement par difi'érentes personnes, ^ous ses phases diverses; mais il est -certain que cette armée occupe hostilement la dernière de ces localités, et qu'elle continue à provoquer et à soutenir, par les armes, la rébellion des méchans (malvados), contre le gouvernement légitime, stdvant qu'il résulte de l'imprimé original que j'annexe sous le numéro 7, et qu'a publié lé traître Almonté, inf&me ins* trament des fiiits honteux dont est aujourd'hui témoin le peuple mexicain.
'* La guerre, donc, est commencée et continuera indubitablement avec toutes ses horreurs; ce que j'annonee au citoyen ministre pour la connaissance du citoyen président.
" liberté et Réforme. — Quartier général à Aculzingo, le 22 avril 1^62.
'^ Signé, L Zai^agoza.
^ Au citoyen ministre de la guerre. "
CORPS d'armée d'orient.
Qénéral en chef. — Bataillon de garde nationale de Cordova,
" Le 14 du oonrant, le citoyen administrateur des reyenns de Cor* doya m'a communiqué qu'il ayait l'ordre de fournir des ressources aux forces du canton. Le même jour, je partis pour les yillages afin d'organiser ces ressources: il en a été réuni quelques unes, et si je ne TOUS en donne pas une note détaillée, c'est parceque, aujourd'hui-même, cette localité a été enyahie par les français, ce qui a fiiit sortir tiolemment la force pour difiërens points et, en ce moment, je n'ai point encore reçu les rapports.
" Les français sont retournés à Cordoya en laissant au citoyen alcalde l'ordre de ne ptzs fournir de secours aux forces du gouvernement suprême, sous peine d^Ùre personnellement responsable de tout ce que pourra fournir le village,
" Je yous prie d'ayoir la bonté de me dire & quel point je dois me présenter pour les armes, car le citoyen chef politique de Cordoya me dit qu'elles doiyent arriver à Huatusco.
^ Liberté et indépendance.~Coscomatépec, 17 ayril 1862.
" Signé, F, Talavera.
'^ Au citoyen général en chef de l'armée d'Orient L^tapa."
M. Zaragoza, plaaçit ici le manifeste à la Nation des plénipotenliaires français, que nous ay^is déjà inséré ci-dessus.
CORPS d'arhjée d'orient.
Général en chef. — Corps expéditionnaire au Mexique. — Etat
major général. — Section 3*
'^ Je recois à Hnstant la communication de Y. E., datée dlier^ dans la quelle tous m'apprenez votre arrivée à YlhgeniOj et vous me dismandez le jour où les forces de mon commandement désoccuperont cette ville.
" En conséquence^ je dois déclarer à Y. E. que, le 19 au soir,, cette localité sera complètement évacuée par nos troupes et par notre matériel "
'^ Dieu garde Y. E. nombre d'années.
'' Orizaba, 18 avnl 186».
" Signé» La oomH 4e. Bsxul
'' A. S. E. Si Ignacio Zaragoza."
Corps d'armée d'Orient.
Général eti chef.
w-m^im^
Bien que* MM. tes commissaires de la France aient été les premiers à rompre les préUminaires de paix convenus à la Soledad, le 19 février dernier, je permets, par ua pur devoir d'humanité, que les ma-
bdefl de Faniiée it e&bte pnissaoïee existant è Oriulm restent à Ybèpttol ; mais ils sont en sûreté sons la saixTegarde et la loyant^'de Parmêe mexicaine^ et il n'est pas besoin, par conséqnenti quHIfl soient ' gardés par aucune force de leurs nationaux ; j'espère donc que S. E. le général en ehef des troupes françaises résidant à Cordofa fera retirer l^corte A la quelle je me réfère, en hii donnant IVissurance de ma considération personnelle.
^ liberté et Reforme. — Qttaartier général à VJbigenio le 17 avril
'' Signé I. Zaragoza.
^ A. S. E. le général en chef de l'armée française, CordoTa."
Le soussigné, plénipotentiaire de S. M. l'empereur des français, a l'honneur d'informer M. le général en chef de l'armée d'Orient, qu'en yertu d'ordres de S. M. l'empweur, il a remis le commandement du corps expéditionmûre à M. le général comte de Laurencez, qui est ex-elusiyement chargé de la direction des opérations militaires.
« Oordova, 17 avril 1862,
*^ Signé, JvBAEm.
<' A. M. le général en chef de l'armée d'Orient."
Corps EZpfomoNNAmB au unsxiQtTE.
Cabinet du ginênd en thtf.
Oordms 17 vnSL 1863.
fin réponse à la lettre que M. Zaragoia a écrite, sous la date du 18 «Tvil, à MM. les plénipotentiaires françaîsi le général en ebef du
corps ezpêdîtioimftîre au Meûqne affirme qu'il n'a laissé aucune garnison à Orizaba, ayec les malades, ni aucun homme yalide, si ce n'est quelques infirmiers pour les soigner.
Depuis qu'on a laijssô là les malades, un certain nombre d'entre eux out dû aller mieux, et c'est là ce qui fi pu fiûve croire au général Zaragoza qu'on avait laissé une garde avec eux.
Le général en chef du corps expéditionnaire français prie M. le général Zaragoza d'accepter l'assurance de sa considération distinguée.
" Signé, Général comte de Laurencez."
Manifeste d'almont£ I^e général Juan N, Aimanté aux mexicain»,
Compatriotes !
n y a plusieurs jours que je désirais vous adresser la parole poiur TOUS instruire de l'objet de ma venue dans la République; mais la circonstance qu'un armistice était pendant et celle que je me trouvais sous la protection des armes françaises ne me permettaient pas de parler, et j'ai'dû attendre l'opportunité pour le faire. Aujourd'hui que les représenians de la France^ se chargeant de la situation^ m€h ni/estent les vérifies désirs des gouvernemens alliés^ je crois de mon devoir de rompre le silence que j'avais gardé contre ma volonté et qui a donné lieu à ce que les ennemis de l'ordre en abusassent pour publier des proclamations apocryphes.
En revenant donc au sein de la patrie, je vous dirai que je ne viens animé d'autre sentiment que celui de contribuer à la pacification de la République et de coopérer à l'établissement d'un gouvernement national, véritablement d'ordre et de moralité, qui fiisse cesser pour toujours l'anarchii», et qui d(»ine des garanties suffisantes
pour l'enatenee et l«s propriétés, tant des nation&nz que des étrangeis.
'Etranger h la lutte sanglante qui a dichiré pendant tant df années notre beau pays, en scandalisant le monde entier, au point d'appeler sëriensement l'attention des grandes puissances occidentales d'Europe, mes efforts taidront toujours à procurer la réconciliation de nos frères, et à faire disparaître parmi eux les haines et les discordes» Heureusement, pour remplir un objet aussi noble, je n'ai à désirer aucune vengeance, i demander aucune récompense. Suffisamment rémunéré par la nation pour les services qu'il était de mon devoir de lui rendre avant et depuis son indépendance, ma seule aspiration est aujourd'hui de pouvoir lui offrir le dernier et Je plus important de ces services, avant de descendre au tombeau, en lui procurant la paix dont elle a manqué depuis si longtemps.
D'autre part, ayant motif pour connaître, comme je les connais,. les désirs des gauvememens alliés et spécialement ceux de S» M. l'empereur des français, désirs qui ne sont autres que de voir établir, dans notre malheureux pays, et par nous mêmes, un gouvernement BoUde, de paix et de moralité, pour faire disparaître le piUage et le vandalisme qui régnent aujourd'hui dans tous les angles de la République, et pour que le monde commercial puisse jouir des avantages immenses que lui offre notre pays si fertile par ses richesses naturelles et sa situation géographique, j'ai dû m'empresser d'y venir, pour vous expliquer ces saines intentions qui impliquent, d'un autre côté, l'idée philantropique d'assurer pour toujours l'indépendance, la nationalité et l'intégrité du territoire mexicain.
Pour l'établissement, donc, d'un nouvel ordre de choses, vous devez vous confier à la coopération efficace de la F|||nce dont l'illustre souverain fidt toujours sentir sa bienfaisante influence partout où il faut faire prévaloir une cause juste et civilisatrice.
Mexicains ! Si mes honorables antécédensy si mes services rendus à la patrie, tant dans la lutte glorieuse de notre indépendance que dans la direction de sa politique, aux époques diverses oàfai fart partie de notre cabinet et oà fai représenté la nation à V étranger ; si tout cela, je le répeite, peut me &ire mériter votre confiance ; joignes vos efforts aux miens et tenez pour certain que nous obtien-
^ons trèB proiqptet&ent l'établifiseineiit d'un g^verneuieiit tel qtAl convient à notre caractère, à noa besoins et à nos croyances reli^en- •66. Aion voBB l'assure votre oompatriote et mdHeor esiL
^' Cordova, 17 Avril 1862.
Signé, Junn N, Aliiont&
Lettre de M. Colson^ médecin en chef du corps expêdUîonnaire français à M. le général Zaragoza^ reUiHvement aux malaies laissés à Orizaha.
Orùaba, 19 avril 1862.
Monsieur le généraL
En ma qualité de docteur méderîn de l'bôpital françûs établi à Oiisaba, et comme chargé, en même tems, des relations politiques arec les Mitorités mexicaines, j'ai Thonneur de veus prier de me fiiûre savoir s''il vous serait agréable d'avoir «me entrevue avec moi ; et au cas où vdtre réponse serait affirmative, je vous prie de me fidre counaUre l'heure et le lieu qu^ vous plaira de fixer à cet efiet.
J'iu l'honneur d'êtoe, avec le plus profond respect, Monsieur le général, votre humble et dévoué serviteur.
Le médecin directeur «n chef de lliôpital français dX)rÎ2aba.
Signé, GoLsoN B. M.
Répense de M. le général Séaragozd, Corps D'AitHâs t>*OnxENf • — Général en chef.
SSn réponse à votre note que je viens "de veceveâriil Ai'eAt <agréaUe de vous faire savoir que, ce soir, à Uroîslieiires, je «etai diaposé à TOUS recevoir à mon donûeile.
^451 — Iftecevei l'assanmoe de mon estime p&rticnlière.
" liberté et Réforme. — Quartier général à Orizaba, le 19 avril
^ '''^igaé, I. Zaragoza.
^ A Monsieur le mêdeàn en chef de l'hôpital militaire français dans cette viBe."
ProdanbotUm de M. de Laurenœz.
*^ Mezicains.l
^^ Malgré les assassinats eomims contre mes soldats, et les proclamations dn gonvemement de Juarez excitant k ces attentats, je toulats remplir fidèlement, jusqu'au dernier moment, les obligations contractées par les plénipotentiaires des trois puissances alliées. Mais j'ai reçu du général Zaragoza une lettre par laquelle la sûreté de mes malades, laissés à Orizaba sous la garde des conventions, était indignement menacée.
Devant de pareils faits, il n'y avait pas à hésiter ; je dus marcher sur Orizaba pour protéger mes malades menacés par un aussi vil attentat.
La nation mexicaine ne devra pas s'en inquiéter, car la guerre n'a été déclarée qu'à un gouvernement inique qui a commis contre mes compatriotes des outrages inouis dont, croyez-mié, je saurai obtenir la réparation convenable.
Orizaba, 20 Avril 2862.
Le général en chef du corps expéditionnaire au Mexique.
Le comte de laurencez.
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Ï^RONUNCIAMIENTO d'OrIZA^ A.