Acte dressé dans la ville d^Orizaba, proclamant le plan situtéur
de la nation mexicaine*
Dans la ville d'Oriflaba, Ie:20 da la^a cPiftyril de Fan 1862, te sont réunis les chefs, oflSciers et habitans dont la signature est au bas d« présent acte ; les quels, après avoir priisr eonhaisisknce des proclamations publiées dans la ville de Cordova par iS. E. le général en chef ttes troupes françaises et le général Juan N. Almonté, bénëmërità de la patrie, voyi^nt que, contrairement aux déclaratio(tiB des ennemia de l'ordre, l'indépendance de notre ohè|(e patrie loin de eoarir^ea dan* gers, s'affirme au moyen de la coopération des forces fifaaçaises qui viennent aidw à l'établissement d'un gouvemem^nt df ordre et de moralité, ont résolu d'adopter le programme politique suivant.
Art. 1 ^ L'autorité du prétendu président de la B<^blique» M. Bénito Juarez est méconnuOr
Art. 2 P S. E. M. le général Juan K. Almonté est reconnu comme chef suprême de la dite République, études forces qui adhéreront au présent plan.
Art. 3 ^ La^te Excellence, M. le général, est amplement autorisé à entrer en arrangement avec les chefs des forces alliées qui se trouvent actuellement sûr le territoire de la République, et à convoquer une assemblée nationale qui, prenant en considération la situation déplorable dans laquelle se trouve le pays, déclarera quelle est la forme de gouvernement qu'il sera le plus convenable d'y établir, afin de coupet court dans sa racine à l'anarchie, {procurer aux mexicains la pais et l'ordre qulls désirent depuis si longtemps, et réparer les pertes énormes qu'ils ont souffertes durant la guerre civile qui a, pendant tant d'années, désolé la République entière.
Art. 4 ^ On portera h la oonnaiseance ie S. B. M. le général Juan N. Almonté, le présent acte, et on loi manifestera en môme tems la foi entière dans laquelle sont les soussignés, que S. E. ne refusera pas, dans une occasion aussi solennelle, ses services à la patrie qui en a besoin, avec urgence,'aujourd'liui plus que jamais.
Et, après ratification des dits articles, ils ont signé le présent acte, à la date précitée, en décidant qu'une commission nommée dans le sein de cette réunion ira en donner connaissance k S. E. M, le général en chef des troupes françaises, comte de Laureni^es.
José M. Femandez, Joaquin D. Caballero, Antonio Seoanè, juge de première instance ; José Manuel Torncl, Francisco Mariscal, Juan Martinez, Lie. Domingo Ravelo, Rafaël Hemandez, Antonio Thixéyra, Florencîo Maria Avila, Pascual Hega, Pablo Beyes, Juan P. Vanegas y Flores, José Maria Alva, commandant de bataillon ; Cipriano Madrid, Joaquin Gonzalez Romanes, J. Julian Romanes, P. Matées Rico, Francisco Barranco, Carlos M. de la Yega, José Ignacio Agnilar, Luciano Lopez, T. Villalva, Antonio Florencio Garbajal, Bdefonso Franco, Feliciano Lopez, Juan Femandez, Dionisio Merino, Miguel Hemandez, Cristobal Perez, Bafael Victoria, José Maria Balderrama, Aurelio ReyeS; José de la Luz Osorio, Miguel Mendez Corro, R. Yalyerde, Eugénie Bueno, Angel Meneses, José Jacinto Tmjillo, Miguel Barrera, A. Bustamante, Tomàs Martinez, capitaine d'infanterie ; Cristobal Matées Rico, lieutenant d'in&nterie ; Matf as Gnzman, sous-iieutenant d'infantie ; Joaquin Mendizabal, lieutenant-colonel de l'armée ; Prospère Campo, lieutenant d« Sème bataillon de ligne ; Joaquin franco, capitaine ; Juan Jimenez, José Maria Oortés, alfërez ; José Marf a Carrillo, capitaine ; Ghtbriel Rendez, José Manuel Gonzalez, sous4ieutenant ; Rafaël Rodriguez, Joaquin Carrillo, Ignacio Ocafia^ Juan Certes, Francisco Morgado, José M. Certes, Joaquin Gortés, MatSas Jimenez, Manuel Dias, Marceline Moraall, Heutenant-oolonel ; INas R. Quintana, Manuel Fermz, José M. Sosa, Agustin Dominguez, Joaquin Rosas Bravo, José Maria Corte, Joaquin Saloguren, José Maria Sesma, Joaquin Chillas, Francisco Diaz, Luis Pozo, Antonio Reyes, Rafaël Ramires, Miguel Oortigoza, Agustin Mendez, Dario Ortiz Octaviano Diaz Ordaz, Crespin Suarez, F. Salmeron, FauKno Alrares, Germaii Criiz, Joaé Pozes, Miguel Pala-
cios, Miguel Islas, Juan Yallejo, Satumino Yaliente, Antonio Garcia, Julian Sanches, Felipe Aguilar.
\rx±x.
Supposition de signatures,
lAsigh du 1?' n^ contenait les deux communiques suirans, sur les quels le Trait-d! Union a cru deyoir &ire les obserratiions qu'on Ta lire:
'- Il résulte de ces communiqués qu'il se publie à Orizava, depuis le 23 avril, un nouyeau journal qui a pour titre : El verdadero Ecq de Europe^ et qui semble être l'organe de l'expédition française oom* me VEco de Europa était l'organe de l'expédition espagnole.
'' Il en résulte encore que le Verdadero Eco de Europa a dû pu* blier le plan de pronunciamiento avec d'autres signatures que celles qui nous sont parvenues a Mexico, car nous ne trouvons, dans ces dernières, aucune de celles des personnes qui protestent contre l'abus qu'on a fait de leurs noms.
'** Voici les communiqués ; nous commençons par les Mexicains :"
— ^MM. les rédacteurs du Siglo XIX. — ^Mexico.— Cordova, 24 avril 1862. — Messieurs, nous avons vu aujourd'hui, dans le numéro 1 du Verdadero Eco de Europa^ la copie de l'acte de pronundamienr to dressé, dans cette ville, le 19 du courant. Gomme nos signatures y figurent par supposition, et que nous ne nous sommes même pas approchés du lieu où ce pronunciamiento s'est fait, nous vous prions, et nous vous autorisons amplement à cet effet, de vouloir bien démentir ce fait aussi faux qu'abusif^ dans les colonnes de votre estimable journal.
Nous vous serons très reconnaissans de cette faveur. — Leonardo Figarola. — /. A. Nieto. — L. M. Hernandez.-^ Dolores BenitezJ*
— ^Puis Tiennent les espagnols :
— MM. les rédacteurs du Siglo X7X.-«Mezico.— *>Cordoya, 24 arril 1862. — Messieurs. — Hier, noits ayons vu, dans le numéro 1 du Verdculero Eco de ^uropoy journal qui se publie â Orisaba, la cepie de l'acte dressé dans cette ville, le 19 du courant, sous les auspi^ ces des forces françaises. H implique la méconnaissance du gouyernement constitutionnel, et renferme d'autres points de pure politique auxquels, en notre qualité de sujets étrangers, nous ayons été bien loin de prendre part. Mais, malgré notre neutralité, nos signatures apparaissent, par supposition, dans cet acte, et, sur ce fait, commis à l'ombre. des armes françaises, nous allons nous expliquer loyalement et franchement, pour ne pas démentir notre caractère espagnol.
Lorsque VEco de Pritn, comme l'appelle aujourd'hui le Verdadero Eco de Europoj a dit que M. le représentant de la France ayait manifesté au nôtre, dans la conférence du 9, le plan d'établir au Mexique un empire auquel doit être appelé le prince.Maximilien d'Autriche, ni S. E. M. de Saligny, ni aucune autre personne en son nom, n'a osé le démentir. Kous sommes donc dans notre droit pour croire que VEco de Prim a dit la yérité et que ce ne sont pas des partisans mal intentionnés qui ont tenté de propager ces rumeurs. Nous nous référons à l'injure que ces paroles renferment contre M. le comte de Beus, et qu'on ait bien pour entendu que nous n'examinons pas la question politique qui ne nous appartient pas. Nous faisons allusion à la question de nationalité, parcequ'en notre qualité d'espagnols, nous croyons de notre deyoir de repousser tout ce qui insulte notre représentant, quel que soit le drapeau qui protige celui qui profère l'insulte. Personne n'est autorisé à blâmer la conduite de M. le comte de Beus, tant que noire patrie et l'Angleterre, désormais déliées de la Conyention de Londres, ne condamneront pias la démarche de leurs agens. C'est alors que nous saurons si VEco de Europa fuiV Eco de Prifn^ ou si le Verdadero Eco de Europa est VEcho de la France.
Une fois données ces explications, qui n'ont et ne .peuvent avoir d'autre objet que de couvrir l'honneur national, nous devons exposer deux motifs puissans qui nous ont empêchés d'assister au pronunciamienr to du 19,^et de signer l'acte qui y est relatif. Le premier résulte de notre, qualité d'étrangers, que nous perdrions par le seul &it de nous
immiscer dans les les affaires politiques du pays* Le «eeimd, auBsi puissant qne le premier, est causé par la politique des armes françaises, qui est conlTair^ à la nôtre tdnt que lo gaoreoniemeiit n^Mura pas changé lui-même le but élevé qu'il se proposait ea prenftni paj-i
à I» Convéniieiï' de Londrei,
Nous interpellons ceux qui ont abusé de nos signatures, afin qiu'ils nouB en présentent les originanz ; pour les préjudices que nous en pouvons souffrir^ nous sommes décidés à les appeler devant les tribunaux de 1& Bépnbliq^e| et, en eas extrême^, à élever nos plaintes jusqu'à notre gouvernement même. En attendant, nous nous adressons à M. le vice consul espagnol résidant à Orizaba, pour qu'il veuille bien exiger la réparation de œ fait évidemment ùjjx^ non seulement en ce qui nous concerne, mais encore à Tégard de quelques autres, soit parceque nous avons refusé donnons rendre à l'invitation qui nous avait été faîte dans ce but, soit parceque d'autres n'étaient pas dwas la ville, soit, enfin, paroequ'un autre se trouvait bors< de la BépuUique.
Dédiés tons à notre travail personnel, depuis que nous sommes arrivés sur les côtes de ce pays infortuné, nous le considérons comme notre patrie adoptive; nous déplorons ses malheurs;, nous avons ât& prësens et peut-être nous continuerons à l'être, aux luttes des siens* et des étrangers; mais nous n'avons jamais pris et nous ne prendon»
jaonais aucune part à ses questions peUtiquea. Pesrquei doue, tm préjudice de nos persoimes et de nos intérêts^ un imposteur vetitm nous entiraâner, en supplantant sottement nos signSrtureS) sur un ter^ ram qu'il nous est défendu de fouler?
Il est fort étonnant qofà Pombre d'un peuple aussi dvilisé que la France, un homihe public^ comme l'est le secrétaire de la préfeetnre^ qui a autorisé l'acte, certifie les signatures de personnes dont il ne oonnait même pas le son de la voix. Il est plus étonnant et plus regret* table encore que le Yerdadero Eco de Europa ait inauguré sa publication ^ imprimant des mensonges aussi énormes.
Touillez, Messieurs les rédacteurs, donner pla^e aux lignes qui précèdent dans les colonnes de votre estimable journal, dans l'assu* rance de la gratitude de vos dévoués serviteurs,*— Jïeimon Rodri-
ffuex'—H. Paaiar. — Tkmte Quijano. — Luis ValdeciUa*—Pubh BnsHo, — Cayetano O. de Quevedo. — ^Poor mon frère qui se troaye en Earope, M. QuifUana. — Vicente ManiiUa.
Protestation du corps municipal de. Mexico contre la conduite du.
général Almonlé.
Publique es t. la conduite de IkL Juan N. Almonté pour renverser Pordre. et la forme de gouvernement que la nation a conquis i focce de tant de sacrifices; public est également l'appui que les bajonnettes françaises prêtent à des machinations aussi inf&mes. *
Le Mexique et le gouvernement qui le dirige ont eu conÇance em leur cause; ils ont attendu que le tems les vengeât des informations hostiles et injustes qui ont décidé trois puissances amies à se mêler à leurs dissensions civiles^ La conduite prudente et généreuse de la ni^tioi;! {^ répondii i cf» intention?.* Le.s commissaires des nations alliées, convaincus de la véritable situation du pays, et de la bonne disposition du gouverneçient pour f«ire droit aux plaintes qui s'appuieraient sur la justice, ont 40posé leur attitude primitive, ontrecpnnu la souverapketé et l'indépendance de la nation, le gouvernement actuel, comme légitime et capable de la constituer définitivement, sana secours étranger, et ont offert de ne plus s'occuper que de présenter leurs griefs, dans la sphère de la politique, en ouvrant à cet effet, des conférences.
Les tronpcis qui ont envahi le territoire ont été traitées en amies; tout ressentiment antérieur disparaissant, on n'a plus professé que les e^ntimeats humanitaires qui caractérisent si noblement le mexicain. On a abandonné les fortes positions qu'avait notre armée; on a do^né des casernes commodes et salubres aux alliés, et lors^que tout se pvépa^ait poi^r le céglement des différens, par une inconséqu^ence difficile à ex|4iq^e1^ les conunissaires français ont rompu le lien qui les unissait aux aQglais et aux espagnols, et ont méconnu les conventions de la So^edadi basées sur l'honneur de leurs na-
tions respectives. Bs n'ont pu alléguer, pour une oonduite anssié, étrange qu'inattendue, aucun prétexte juste, même en apparence, et ils se sont vus, par conséquent, obligés de recourir à la calomnie et aux injures.
La note par laquelle ils ont communiqué leur résolution a été dignement réfutée, mais elle contient des assertions tellement fausses, tellement injurieuses pour notre patrie, — celle, entr'autres, que le régime actuel n'est pas conforme à ïa volonté nationale et que cette dernière est, au contraire, étouffée par une minorité oppressive et violente,-— que le silence des populations pourrait être interprété comme un assentiment à une pareille allégation. Uaf/untamiento de la capitale, qui a la conscience du contraire, par les faits qui se sont pro^ duits sous les jeux du monde entier, notamment dans les trois dernières années où la réaction, maîtresse des armes, a lutté sans trive contre le peuple qui, enfin a triomphé et a établi l'ordre constitutionnel actuel, ne peut s'empêcher de protester solennellement contre de semblables assertions.
H protesté, en méme.tems, contre la conduite de M. Juan K. Almonté et des mexicains qui l'accompagnent, et il ne craint pas d'iassurer, au nom du peuple qu'il s^honore de représenter, que le Mexique défendra toujours et à tout prix son indépendance et sa souveraineté; que sa volonté est d'être régi par le système républicain fédéral; qu'il reconnaît, comme légitime, le gouvernement actuel, et qu'il a la confiance que, de même que ses efforts pour acquérir d'aussi grands biens ont été couronnés par la Providence, de même le seront ceux qu'il fera pour les affirmer.
Telle est l'expression sincère que Vayuntamiento adresse au premier magistrat de la République, en témoignage de sa loyauté.
Salon des commissions de Vapuntamiento de Mexico, 22 avril 1862. — A. del Rio.-^José de la Luz Moreno. — / M. Cervantez Ozta. J. M, Oodoy.- E. de Carias. — A, LahaU — A, Suarez. — José Visabilbaso* — José Maria Aravgo. — Valefvte Mèjîa, — P. Diaz — CX F. de Garay. — O. Barreda. — Antûnio MartineZ de Castro^ 1er. syndic. — Felipe Ferez SotOj 2èrae. syndic. — / de X Diaz Cavar^ rubias, — Pour le citoyen secrétaire, L, Rosales, oficial mayor.