PHOCLAMATIOK DV MEME CORPS MUNICIPAL
VayurUamiento de Mexico au peuple de sa municipalité.
Concitoyens !
L^heure suprême a sonné pour la Répnbliqae mexicaine. Les pre« miers coups de feu ont été tirés entre l'armée nationale et celle des envahisseurs, et ces derniers ont yersé la sang de nos frères, après que les commissaires de la France nous ont fait des protestations mensongères de sympathie et d'amitié et nous ont assurés qu'il n'aspiraient qu'à rétablir l'ordre dans notre pays et à y consolider l'empire de la loi pour le bien et seulement pour le bien des mexicains.
Protestations fausses en yérité, qui n'ont pour but que d'endormir Yotre patriotisme et d'halluciner quelques hommes crédules, pour s'en faire autant d'auxiliaires dans l'œuvre coupable qui tend à nous enlever l'Indépendance et la liberté. Ne les croyez pas; non^ compatriotes, et voyez bien que sous cet olivier de paix qu'ils vous offrent est caché le poignard qu'ils veulent, avec préméditation, plonger dans le sein de la Patrie.
Et la laisserez-vous abandonnée à ses ennemis? Vous résignerezvous À jouir de U poix ignominieuse de l'esclavage, la seule que puisse produire l'intervention armée d'une puissance étrangère? Tremblerez-vons devant une mort glorieuse, quand vous l'avez vue face à face, dans mille combats, en luttant pour la liberté? Dieu est témoin que non!
Préparez-vous donc à la guerre, à une guerre sanglante, mais juste et sainte; à défendre; pied à pied, vos champs, vos chemins, vos vil*
les, vos foyers; et ne doutez pas que la victoire ne oonronne enfin vos fronts, si vous suivez le noble exemple que vous ont laissé vos pèreSi par la conquête de l'Indépendance; si vous avez la foi vive qu'ils ont eue, leur' abnégation, leur constanoeet leiu: p^trîotisme.
Vous allez lutter oontre «aennem vaillant,, orgii^lêvx et aguerri; mais qu'importe cela au soldat républicain qui défend ses foyers, sa &mille? qu'importe cela à celui qui combat pour sauver ses enfants d'une servitude honteuse, pour ne pas les voir,"^ proscrits ou errants dans leur piropre patrie?
Volez, donc, à prendre les armes, mexicains; préparez-vous au combat sans tarder, car le danger est grand et imminent; combattez en bons patriotes, sans trêve ni repos, jusqu'à ce que vous ayez chass^ de la République, ses ennemis qui profanent son sol sacré; et faites voir, par des actes héroïques, qu'au Heu d'un peuple d'esclaves abjects dont les envahisseurs ont rêvé la domination, il y a ici une Bépublique indépendante et souveraine, digne de figurer entre les nations libres.
Que les revers ne vous abattent pas; ne fiiiblissez pas dans l'adversité; puisez-y, au contraire, une nouvelle ardeur et un nouvel élan, et vous arriverez àr voir votre patrie Hbre et respectée de ceux-là mêmes qui l'insultent et la méprisent aujourd'hui.
Soyez magnanimes dans le malheur, et généreux et clémente avec les vaincus; ne vous souillez pas en insultant les étrangers pacifique» qui <mt des droits à votre respect, pareequ'ih sont sous votre protection et sous votre égide; oubliez les erreurs de vos frères et lea égaremens d'opinions^ et ne soyez inexorables qu'avec les traîtres.
Groupez-voQS autour du gouvernement national, en kii offriint vos personnes, et vo0 biens, et jurez, sur l'autel de la Patrie, de menrir, s'il le faut, pour la défense de son indépendance et de sa liberté.
Salon des séances de Vayuntamiento de Mexico, 22 avril 1862.«— Agustin del Rio, — José Maria Cervantes Ozta, — José de la Luz Moreno. — José Maria Godoy. — Eduardo Canaa.^-Jo»é Maria Visabilbaso. — Aifonso LabeU, — Francisco Dia:^ Covamtbias. —
Franei$co Oarajfy'^Antcmo Suarez TWueL — José de Jésus Didz Ckmarybiaa.'^jMé Maria Arangs^* — Valente Méfia, — Gabino Barreda» — Antçni^ Martinez de Castro, 1er. syndic; — Felipe Ferez SoÈo^ ^ème. syndk.— -Pour le oitojen aeçrétiâre^ LqdUlaa Ro- ^oi», ofioi»! major.
Adresse des français de Fuebla au gouverneur de cet Etat pour le remercier des soins prodigués à nos compatriotes blessés dans fa faire du 5 mai 1862.
" Puebla 9 mai 1862, " Excellence :
Les flonsfiôgnés, témoin» de tontes ks déUeates attentions dont les^ prisonniers français, et snrtont tes blessés, sont jonmellement l'objet, remplissent nn devoir sacré en témoignant pnbKqn^ement à Y, B. combien une conduite atissi noble et anBsi générense de la part du gouvernement envers ceux de nos compatriotee que les hasards de I» gnerre ont &it tomber prisonniers ou qui ont ét6 blessés, apnofendèment touché notr^ cœur. Antoriisés par mie fib^enr spéciale de Y. E. à YÎfiiter et fc seeoorir nos malheurenz oompatriotes, neus nous faisoDtS! lee interprètes de leurs sentimenede reconnalreance, pour les soins empressé» àcmi ils sont^ IVAjet
Que y. E. veuille accepter, au nom de nous |pus, l^expression de notre gratitude. Nous pricms en même temps MM. les médecins, élèves et officiers de l'armée qui mitent chaque jour nea blessés et leur prodiguent les preuves 3'une véritable symjpathie, d'accepter aussi ce témoignage de notre reconnaissance.
Nous réitérons à Y. E. ^assurance de la considération et du respect avec les quels nous sommes ses dévoués serviteurs. Signé. — Victor Néron. — Auguste Binoche. — E. Eugène Lafenétre. — Camile Cupier. — E-. Lamarfue. — L. Negrié. — Bernard Ahadie. —
Charles Relang, — TéOuis Toussaint.— Emile Raymon. — EmUe Robert, — Paul Clairin, — Simon Bêffuerisse, — O.Peters. — René Valadië, — Adrien Valadié. — E. Larre. — Jean Terraud. — Alfred Leroux, -Emile Diech. — E. Naude. — Joseph S. VillàreL — Imr iert, — F. Bëguerisse. — /. F. Pioger. — Pierre Btguerisse. — R. M. Valadié.
A son Excellence M. le général Tapia, gonyemenr et commandant général de l'Etat