TO
d*«tt tttMffiC €hiil, Me«tei€«l kttbileinoiit à pnAtïiivitalMm des «ns, k ttéfiaxMie d66 «iftteg, >et ipPDokmiMtEt la dédbéaaôe tk M. .Zaloag^ tn chttgpeuit 24. SmAIm P«raela en emuÊûMùàmùeÊà toinroes juiqutt BBÉffeaUrtioà «b gonvariMiaiBot, protàttâw.
Ifevzr )MgMumie IMTëfaît 9e (^M &e H. ficb^gsrayen ce qae fSehî-ei, e(n âpp^nt la ^épuliliqti^ elle-même ft iconflrmt^r le motnrettielit qaHl avait Mâé, teconnaissaît, par cela même, le principe de Im sOtiYeraineté dti peuple et le plaçait au dessus du fait aceomj)!!; isnah (jue les parttea^ns de lA. tlôUIeS établissaient un privilège au proàt de ce quHls app^aient les classes aisées efindustrieuses, et leur doïînaierît "k elle|9 seigles le droit d^faitervenir dans le nouvel ordre de çhosèli.
Voici leur manifeste et le programme qip'ils ae-proposaie^t de sûlyre,
'^^ENitis la ville'âe^Mle3dc^,% 'SS 'd^embfe 1886, les éSeiers^sonh rij^Bés, (téitïiis au qusûrtier' devint î^u^tin.
"Considérant que 'la situation présente de la République exige impérieusement l'adoption de mesures aussi promptes qu'énergiques pour -éviter que les maux qui^V^M^l^lent ae s'augmaotest aacei^'jpar la divisiûa4e la feiree «naée.
' ^ * <H3oMi9ôKCht qn»j'bim(jffiU ^êôU>riéeês9aii^e fmtrUiTime^icMém A(*jH^4£B'rwt^i»i^iir7é-^u«erit^^ parcnqtte'PMpériini-
ce a démontré que ni ce gouvernement, ni le gouveruementiappélK constitutionnel, n'ont une force physique et morale assez grande pour établir K ï>4^ ^1<Mnï ^ '^P^W<|^I ^^ ^A délHnable ne.p^ttnraitpas étveaeufikui obtenu par l'étaUisseiaentd'itiie lioiivalle'aéiDiiiÎBtaiir ^<m'qii>oe^'S^%ppuietait:.pâs<0t(rropiBi<m publîfti^ tti *jp^r6miik»^ tttot sur eelle des personnes foçifiques^ aisées etindusirieusesiifti Mt'leiidés aoé^r 4e l'élat d^arnupclue ^ ^dés^rdr^'OàtiovA vft- TiHia*
"CcnaidéntBÉ q«â M ttj^ni m p^iti: étir« afinié qaê ptt^ k {Hurticipttioii de C8B peraoKMâ à Porj^sataoa dtt gonTtrnomeiubéi à Vêla» fian des aatoritéfl» et que cà tnûff/m est fct seul qui puisse établit $m ii^e I0 sêdêU êi bt/ore» (mméû bi sopiHMé éi hmiêm quism^ n* iessaires dans im orise prismUe;
"Cpnsidërant que s'il reste encore un remède à nos maux, ce remède iie peut être ftnmi que pur la nation eÛe-xnème; qu'il importe, par conséqnent, qu'elle se constitue librement et se donne nn goiiTernement fondé sur l'appui des hommes de bonne foi de tous les partis; qu'elle rende justice à tous et rétablisse l'ordre et la sécurité;
'^Considérant que pour obtenir ce résultat» il art iadkipniiuaHe» a-
Tant tout, d'établir un goi^vemement provisoire qui prenne l'initiatiTe de FœuTte de la conciliation en adoptant des mesures impaftiiiies Justes et énergiques, dont l'origine soit aussi populaire que les dreoi^r tances le permettent, et dont le cW doit élu fibrement;
^ÇkmÊvàênxà que dnâ oatfe covrto pérkxde, on ne po«s( avxiver à (MÉiattfé l'^inbft publique qu'ea oonaqllibit lés periônnea ceqpeota»- Mes da Urate la B^iaUique qat, à oiaee méma de la guerre, oui mbandonné les Meut da but léndonee, oiawaiateBi et rapr^^^^^^ ^^^ les idées de leurs localités respectives, et se trouvent aujourd'hui dttlB k capitale;
'^Considérant qtie la proclamation pitr la forcQ armée d^un plan po* Etîque quelconque; que Te choix d'un candidat . imposé j^ar les armes, et l'appui que donnerait une révolution de ce genre à une ambition per* fonaelle quelconque, ne contriburaient qu'4 a^i^enter les difficultés de la situation et à éloigner le terme de la guerre civile;
"Considérant que la Nation sevla a le dr<>it de réasadrtf lea que»» tiens sociales et politiques causes de la guerre civile actuelle; qu'il lui q^partièni non seulement de se consMtfier détnhiveBieikt, mai^ encore de se dottAér librement «le adminiatration provisoi»; et qafîà est da devoir de Vannée de soulênir et dfa^yer la yokaté souveraine oa^ tionale;
'^OonBidénoit enfin qne 11 le général Migtiel Maria de Eeliéaga* ray a déclaré aveo un remarquable esprit d'abnégation, au nom des forces de son commandement, son adhésion aux idées qui précèdent aussi bien que son désir dé Toir modifier le plan proclamé par lui, le 20 de ce mois, en ce qui regarde Porganisatioiid'un gouvemement provisoire:
''Nous, les soussignés, ayons adopté et proposons à nos concitoyens les mesures suivantes:
FBOGRAMMR ^
"Art l.*» Le Oouvememeni établi à Mexico en vertu du plan de Tacubaya est méconnu^
"Art. 2, On -convoquera dans cette capitale, une junte populaire composée de personnes de toutes les parties de la République et des diverses classes de la société, de patriotisipae reconnu, éclairées et probes, sans distinction de parti politique.
''Cette junte procédera, au nom de la nation, à établir une aditdnistration provisoire; à élire la personne qui sera investie du pouvoir suprême; à poser les bases du gouvemement; à déterminer les moyens et la manière d'appeler la Nation à se constituer librement. *
"Art. 3. Cette junte sera convoquée dans le plus court délai pos* sible par une commission composée des autorités politiques de la capitale qui auront adoj té ce programme; (Pune personne nommée par le général en chef de Varméed^ Orient^ et dune autre déléguée par la gamism de Mexico,
"La junte devra présenter le résultat de son travail dans le délai de cinq jours, à compter de la date de son installation; et elle procédera activement en abrégeant les formalités et en se bornant à discuter wulement les opinions qui lui seront présentées.
^Art 4. Après l'adoption des bases provisoires, la personne nommée pour exercer le pouvoir suprême, prêtera serment devant la junte; celle-ci se dissoudra immédiatement, et le gouvemement provisoire sera établi.
— Tir--
<'Art. 5. S. E. M. le général Manuel Bobles Fesuéla, sera invij^ à prendre le commandement des forces qui composent la garnison de cette capitale jusqu'à l'installation du gouvernement provisoire.''
Smyaient les signatures toutes plus inconnues tes ^nes que les autres, et dont la plif^saillante était celle de M. Grual, commandant du lataillon caserne au couvent de saint Augustin: encore celui-ci ne s'était-il distingué jusque-là, que pour avoir, au mois de janvier 1858, tiré un coup de pistolet en traître, sur la personne de M. Yicente
Gaiefa 7\>rres, éditeur du Mofritor Republicano.
Kous pourrions demander aux signataires de ces deux actes qui leur avait donné mission de stipuler au nom de la patrie; et tout en reconnaissant que la Nation seule avait le droit de résoudre Us questions sociales et politiques causes de la guerre cifrile qui dê^ solait alors la République^ de mettre le pays lui-même hors la loi, en déclarant que le gouvernement devait s^appuyer particulièrement sur les personnes aisées et industrieuses? mais une pareille argumentation nous entraînerait trop loin: nous écrivons de simples notes destinées à faire comprendre l'origine de la situation actuelle, et non l'histoire des turpitudes de cette époque 'sans nom; Toute la moralité de l'acte que nous venons de transcrire était contenue dans le 1.^ parr&graplie du 2/ considérant: quHl était nécessaire pour laptxcifh cation du pays de renverser le gouvernement reconnu, ainsi que nous l'avons vu, par les puissances étrangères; et dans l'article 1.* du programme nouveau:
Le gouvernement établi à Mexico en vertu du plan de Tacubaya est méconnu. ^
O'est-à-dire, qu'après avoir trahi la constitution de 1857, en compagnie de Mr. Gomonfort, sous prétexte que cette constitution rCétait pcLS en harmonie avec les besoins du pays ; quelques chefs subalternes de l'armée trahissaient, cette fois, le gouvernement qu'ils avaient eux même a^é à installer 11 mois auparavant, sous prétexte que ce gouvernement manquait de la force physique et morale qui lui était nécessaire pour [établir la paix dans la République; et transféraient leur épée mercenaire de Mr. Zuloaga à Mr. Bobles, de la m6-
9)9 a^ai&nB qu'ihf Parsléht tfanafiârëei toi Gbmrtiknèimmt deî i^o«^les de Mr. Comonfori; à Mr. Zuloags, et eoinfiiB lïs lAIàîé&t a^àat p6& lé &ire de Mr. Bojblee à Mr. Miramon.
Mr. Zuloaga, ancien croupier d'une maison de jei|» qiie sa isuffité seule avait désigné au clergé pour en &ir6 sêm homme de paiU% n'essaya pas mènie de résii^fer. Dès le 23 décembre aâ soir, il remit la pouvoir à Mr. fi^oblés, et alla cacher sa hpnte chea le Ministre do b Grande BretiEtgne, à l'ombre du drapeau britanniqixe.
• •• Le fameux Padre Miranda s'enfuit jusqu'à Querétaro déguisé, diton, en charbonnier j et libre désormiûg de tout soup)| l$r« ^E^obles fit afficher la proclamation suivante :
Sîmuet Jiobk9 Fezuda^ g-ënêrta eH iHkefék ht dMÉién de là
kapiktle^ au» MBârieâtn» :
^ Oodtitoy«iia i laiité pë^ M garnison de cette éàpiùilê V nie mét^ tare fc sa i4te, danE( le but dé réaliser le plan de t ëgénëTaticm koçi&U qu'elle a' pltMAanié dans la iniitinée d%iëi', j'îd aecëptè cette tâche h(ih notttble ; je mé Buië îstn clbllgé, comme citoyen et côinnie militaire d^ liie rdid^e à Vat^i^l qjài ni'était filit iù nom dès pluà cU^d intérêts £lè U pétiie et de la sdciétd.
'^Ycilk plus d'une année que liJs piàrtiis jpoiitiquès de notre mâllieùreuz pays, transportant leurs prétentions diverses du terrain de li discussion sur les champs de bataille, jettent en tous lieux la ruine et la d$ftolatlon) et dénaturent la isâBon et leé di^oité sociaux éh lès xhêlant aux passioniP politiques.
'^ Au nom de la liberté et de la réforme d'une jiai^, et de Fautre au nom de l'ordrie^ et des garanties, la révoluiioii en est arrivée à fkiré peseir sur t6uf le pays un despotisme de fer, à introduire partout le désordre et i violer les droits sacrés de là propriété. De pàteils é!ë^ ments n'atu:aitat pas tardé à donner le cbhp de mort & lUotre iSôciëté efi à etitrainer dana l'àbtme lik nationalité mexicaine qui éè trouvait déjà sur le bord en oonâéquenee des complications des questioiif^ in* temationHlee.
^ BuD ebs dtxioiifftai&d^fii erHkpieii, lai i^aièbb ooniÉèfBe d'êcfotitet la fax et la natkm ; elle exigé qaé 0a tolônté souveraine sort connue : caïf la raison n'est pas la clameur passionnée des partis qui combattent; la souveraine volonté de la Nation n'est pas, comme on le prétend, le eri d'un parti qui obtiend xme victoire sur un dmmp de bataille en- 'Banglanté ^
'* Le programme proclamé hier, dans la capitale, n'est rien moins qu'un drapeau qui se lève, et si je l'ai pris dans mes mains, c'est parcequ'il est le drapeau du progrès et de l'ordre véritablement national Notre programme appelle tous les citoyens honorables, quelles que soient leurs opinions, à la concorde et à la conciliation ; il veut que la Ritidn f epréi^ntéè lëgàtetnént, se eoïïstitùe Uhremèni.
^ Btraiilgét V %è \^i eîigitgeitients été parti, je ptiis voucf assurer, èeneitoyérnS qité, eh attendant la li&minatioii de là perôôrihè qui sera ttargée dti gbtnrei^cfmefit suprême de la Natioli^et cette iiominatioù Ae fer» cfn pleine et absolue Uberté^tc^s jUtU àcte$ seront dictés par k |AuiÉ fttrïcte jtièrtièlé, et ]|>ar le téipQt dêff droite de éhaq^ùé citoyen.
^ Médco^ ce 24 décembre 1858.
Signé Manuel Bobles Pezuela.^'
Mr. Robles s'occupa ensuite de faire connaître officiellement le rép sultat des événements opéréd dans la capitale le 23^ tant à Yeraciujs qu'à Mr. Miramon, alors occupé devant Guadalajara» dont Mi Ségollado s'était emparé quelque temps auparavant : maiirtil reçut de part et d'autre un refus positif de le seconder, et. les défenseurs des Gran ranties étaient à la veille d'en venir aux mains pour savoir à qui rech terait, en définitive, le monopole de l'ordre, quand fort heureusement pour eux, la junte nommée en vertu de l'article 2 du programme de Mexico, mit fin à tous ces scandales et aux espérances de M. Bobles, en déléguant lé pouTOÎr k Mr. Miraitiëii i lé majorité dé 50 voix con< tre 46 données à son concurrent.
Cette juBte se compimiA de 150 mémbreo^ ddnt pfa» ink tmia m^ quiimes appartenaient au parti ^legMismktéï et oMriê aL
Sur ce nombre il y eut 18 rëcnsatiôns persdnnelléB ; 84 membres s'abstinrent sans en donner les moti&, et 98 seulement prirent part au Yote.
Sur ce chiffre de 98, Mr. Miramon ol^t 60 suffrages.
Mr. Bobles 46
et il y eut en bulletins blancs 2
Total 98
Ainsi se termina la première partie d'une farce qu'on pourrait avee ndson appeler lAJmirnëe des dupes. Mr. Bobles qui l'avait suscitée dans l'espoir de se servir de la junte nommée aux termes de l'article 2 pour s'emparer de la présidence, aurait eu ififailliblement contre lui le parti constitutionnel tout entier et le général en chef de l'armée du Nord;, et comme il n'avait aucun point d'appui dans les partis militants, il ne pouvait manquer de succomber promptement : ce fut donc im bonheur pour lui que cette chute anticipée ; mais, il restait encore à jouer la seconde partie, et de celle-ci, il était difficile de prévoir i l'avance les résultats.
En effet, par une note datée de Gi^adalajara, le 1^ janvier 1859, Mr. Miramon s'était refusé péremptoirement^ ce sont ses propres expressions, à seconder le mouvement qui avait eu lieu dans la capitale le 28 du mois précédent ; et pour peu qu'il tînt à se montrer d'accord avec lui-même, il ne pouvait accepter la présidence intérimaire qui lui a^t été décernée le 2 janvier, par la junte, sans afficher l'ambition personnelle qui le dévorait, et c?ëtaity avant tout, ajoutait il, ce qu^il voulait éviter. Mais s'il est vrai, comme l'a dit un poëte célèbre :
" Qu'il 7 ait avec le ciel des accomodemens;"
à plus forte raison nous pouvons en avoir avec nous — mêmes, et voici comment s'y prirent les conseils du futur président, pour le sortir de l'impasse où sa jeunesse l'avait entraîné.
Dans la nuit du 20 au 21 Janvier, les généraux et les officiers de la'gamison se réunirent dans les appartements du général Salais, pour 7 délibérer sur une dépêche télégraphique de M. Miramon qui manifestait le désir d'être reconnu comme général en chef de l'armée, au lieu et place de I^I^Kobles, et le lendemam l'heureux général recevait de son mandataire la réponse suivante :
La garnison reconnaît F. E. en qualité dégénérai en chef: ccimme cette démarche^ aussi bien que le désir à nous manifesté par le général Rohles mettent un terms à la mission de celui-ci^f espère que vous voudrez bien désigner la personne chargée de prendre le commandement jusqu^ à votre arrivée à Mexico.
Signé Salas.
Cela &it, M. Zuloaga fut simplement réinstallé à la présidence, le 23 du même mois, par un ordre signé Miramon.
Le 28, il publia un décret portant qu'en cas d'absence du président intérimaire, et en attendant la nomination de la personne chargée de le remplacer, le pouvoir exécutif serait déposé entre les mains du président de la haute cour de Justice.
Le 1er. Février, il désigna M. Miramon pour son substitut; puis il se retira et mit ainsi fin, au bout de 35 jours, à un imbroglio qui ne pouvait durer plus longtemps.
M. Miramon partit pour la première campagne d# Yéracruz avec le double avantage d'être arrivé de rien h la présidence, et d'avoir restauré à lui seul le plan de Tacubaya; et M. Bobles jetant enfin le masque d'impartialité derrière le quel il avait voulu cacher pendant quelques jours ses véritables sentiments, suivit M. Miramon en quali* té de quartier-maitre général de l'armée, fonctions à peu prés analogues à eelles de chef d'Etat Major général.
M. de Gabriac, témoin occulaire de tous ces scandales, s'inclina devant le sabre de M. Miramon, avec le même empressement qu'il s'était incliné, une année auparavant, devant le goupillon du Padre