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Ifiraiàda. B n'y avait dans ee fait ms qui dût étonBor sea compatriotes; mais il n'en était pas de même du Ministre anglais, et notia avonf» peine encore à comprendre comment M. Otway put recenaaitre en qualité de président de la Uépublique, le général dont il avait par trois fois^ le 27 novembre, le 1er. et le 4 décembre précédentd exigé de la manière la plus formelle la destitution. ,
Ceci demande une explication, et nous allons la donner aussi brièvement que possible.
Le 2 I^évrier lÔ5â, MNf. Ktman et Simpson, sujets angWs, avaient obtenu du gouverneur réactionnaire de San Luis, l'autorisation d'introduire 600 ballots de marcbandises, provenant de Tula de Tamaulipas. Ces marchandises furent présentées à la douane accompagnées du certificat établissant que leurs propriétaires avaient acquitté les droits fixés par la loi; et le 31 mars, jour de la dernière introduction des marchandiseâ, confbrmément au permis, l'administration de Mexico promulgua un décret frappant d'un double drdit let marchandises qui viendraient de Véracruz à l'intérieur.
Le 8 jtrih, ta métite administration étpédia un ordre i l'administrafeur particulier de la ddtiane de San Luis, non Bculement pour qu^ eût à exiger le double droit dont il rient d'fttre question sur toutes les marchandises que MM. Pitman et Simpson pourraient introduire t)ar la suite, mais Ce qui pis est, sur toutes celles qu'ils avaient introduites avant la promulgation du décret du 31 mars.
MM. Pitman et Simpson se refusèrent naturellement à satisfaire I ôes exlgenees^étroactives, et leisrr plainte, adressée par eux au Ministre de la Grande Bretagne k Mexico, avait été renvoyée au Mkkîa^ ti^ des finances de l'admimstnition de Tacubaya, pour qu'elle suivil la filière ortHnaire observée en pareil cas, quand on apprit à la fois la destitution de M. le gouverneur Othon, et la prise de San Îmé par l'armée libérale.-^ Alors on répondit aux réclamations du repi^ sentant de l'Angleterre, que le gouvernement ne pourrait donner suite à sa réclamation avant qu'il ne fut de nouveau maitre de cette
Cet éirfiiwiMnt eut li«a as moto df OMd» # 18S8^ et la première
mesure Ae ICIfiramOB, 'eommanâant des ébfo«9 séaciioiinaites qui tftfû. emparèrent, fut de fûre apposer le «equecrtre snr les marchandi* tes appartenant à la maiaan Pîtman et 8impii<m, jnsqU^à parfiiit paie* ment des denbles ^its qu'onlear i^kmait.
Bien qu'il fut fdAle de prouver que les marchandises dont il était question avaient été inlroduiteS'i 8an LuisvaTectune autorisation spéciale du gouyemement lui-même, et remis par la douane à leurs propriétaires après queeeuxH)! eurent acquitté tous les droits et contributions dont elles étaient frappées; M. Miramon n'en soutenait pas n^ôins que les marchandises venant de la 'frontière, ne différenciaient en rien de celles qui provenaient de Yéracniz, et que, peur ce motif, éfies étaient comprises dans le décret qui 'frappait ees dernières SNau double droit, qaoique, ainsi que nousd'ttvons expliqué 'pkis ^at,'ee décret n'existât point encore à l'époque de leur tntroduetien.
M. Miramen, ipour 6x]rtîqtter ^sa eondmte, piétsDdait.'qae le dvoit erdlnaire Itti-méme, nWait pas été »pa(7é dairintage q«e le deptUe droit, -ce qui était matériellement- fiux, oar^':eat Mlu une ipreuTp que tous les drèitsilégitimemeiitiâ&S'avaîeBl^éaaquittéa p«r ^M. Pkman et Simpson, on Fent ^trouvée dans iîe*ftit que k douane «11»sitf me avait remis les marchandises à leurs proprîé^res, ee qu'elle tfeut-eertainement.pastiil, «i tous les droits n'eassent point iété ea^ mntns.
.Bnfin, :M. Minunon iasiai&it ipour k .mûntien du «équestre, MB nom de sa responsabilité, pensonfielle qui, disait-riJ, ee troweir^ œmpvoMÛietpar lamaiB(leiréa,jat oentraîrement à, la doctrine i^^pviMd dans les notes adressées par M. Gastillo y Lanzas>i^ors Mii^stve ^aa Belations Extérieures du coup d'Etat, aux membres du corps diplomatique, il Tefissait m$c ijîlaiguauts le droit de porter . lepr i^ire do^rant le^.tvttwuaK.ordûiairee, .et riokit aipai deJa lûani^re la,p)i^ ftrmdkil'jtvtkte^O .dv traité o^nek w 18S6 ei^tre la Grande .Svet^ugae et le.jtfexique^ dans kt^ielîl est dit: ''.Les citoyens ^t .8i|je(;ii *' des denac i^rties ' cmtrafttaat^s, dans feteffrxtolipe l'une, de V<wti?e| '' jouiront d'une protection pleine et entière, tant dans leurs person* '^^mes que daiis. leurs propriétés, et aèrent un libre accès près des ^ tribunanx de Jnriii^. d^s dits pays,: pour b pQDrwte de kii^rs ju«-
Dans ces circonstances, M. Otway était donc intervenu le 20 novembre 1851, au nom de MM.. Pitman et Simpson, auprès de Tadnainistration réactionnaire; et sa note, après avoir raconté les faits, dont n6us venons nous-méme de donner une analyse succinte, se terminait de la manière suivante:
Légation Britannique à Mexico.
20 novembre 1858.
"Le soussigné, conformément aux instructions qu'il a reçues de son gouvernement, a supplié celui de Mexico, de publier une circulaire relativement à la manière dont, MM. les chefs civils et militaires placés sous l'autorité du gouvernement, doiveut se conduire à l'égard des sujets de S. M.; mais par déférence pour le gouvernement mexicain et pour la personne des membres qui le composent, il n'a pas rempli toutes ces instructions, ni demandé la prompte destitution du général Miramon, non seulement pour sa dernière insubordination et ses procédés illégaux contre les sujets de. S« M.; mais encore pour sa conduite antérieure qui ne leur est pas moins préjudicielle. Le soussigné n'a point encore demandé cette destitution, parceque au moment du départ du packet de Londres, le chargé d'affaires du Mexique près la cour de Saint-James avait proposé l'adoption d'une mesure moins décisive, et qu'il avait reçu lui-même, en dernier lieu, l'ordre de ne pas demander cette destitution comme condition sine quâ non de réparation dans le cas od l'on aurait l'espérance d'un changement favorable, tant de la part du général Miramon que de celle de ses officias.
"Aujourd'hui, le soussigné, voit avec la'plus grande peine qu'il n'existe aucune espérance de cliangement, et il ne lui reste qu'à, accomplir avec le pénible devoir de demander au nom du gouvernement de la Crrande Bretagne^ la destitution immédiate du général Miramon et la publication officielle des motifs de cette destitution,
"Le soussigné espère cependant qu'il plaira à S. E. le président de la République, d'ordonner la restitution immédiate à MM. Pitman et Simpson, des sommes qui leur ont été extorquées^ et des intérêts
qui leur correspondent. S'il en était autrement, si S. E. prétendait soutenir oe général dans cette affaire, le soussigné a l'honneur de prévenir S. E. le Ministre des Relations Extérieures, que la demande de destitution du général Miramon est précise^ formelle et officielle^ et il prie le gouvernement de Mexico de vouloir bien lui communique^ sa décision affirmuAve ou négative avant la sortie du packet qui par* tira en décembre prochain pour l'Europe.
'Olje soussigné &tc.
"Signé C.Otway."
''A S. E. D. S. M. de Castillo j Lanzas, Ministre des Belations Extérieures. — Mexico."
Cette demande, avons nous dit, fut renouvelée une première fois le 1er décembre 1858, une seconde fois le 4 du même mois, et les choses n'ayant pas changé] depuis, comment se fait-il que deux mois après, M. Otway ait reconnu au nom du gouvernement anglais, en qualité de président de la République, le général dont il avait par trois fois demandé officiellement la destitution, avec insertion au journal du gouvernement des motifs qui l'avaient provoquée ?
Nous craindrions, en répondant nous-même à cette question, de nous tromper sur les véritables motifs de cette reconnaissance; c'est pourquoi nous abandonnons la réponse à ceux qui sont plus versés que nous dans les profondeurs de la politique réactionnaire, et nous passons immédiatement aux assassinats de Tacubaya.