NATION
C'est l'amour pour la patrie qui anima le cri d'Iguata, et ce cri m'aida à surmonter les plus grands obstacles; il enflamme encore aujourd'hui mon âme d'une ardeur patriotique : ni le langage amer du décret du 8 avril i8a3, ni les imputations forgées par quelque autorité, ou plutôt par un parti, n'ont été capables de l'éteindre. Je suis resté aussi pur que les assertions de mes détracteurs ont été fausses; le tout, du reste, m'a paru l'effet, ou d'erreurs au de passions de quelques individus ; mais, pour la Nation Mexicaine, je ne puis que nourrir encore d'éternels sentimens d'affection et de reconnaissance.
Aussi, a peine eus-je tu se préparer l'exécution des desseins hostiles, déjà prédits par moi et médités par certaines puissances Européennes, que j'avisai de me transporter là ou je fusse mieux en mesure de servir les intérêts des Mexicains, et frustrer les manœuvres que je savais combinées par phisieurs ministres à la cour de Toscane, pour déjouer mes mesures. Mes soupçons ont été confirmés par des actes publics,' qui, je présume, seront déjà bien connus de ce corps souverain.
C'est aux représentons de cette grande Nation qu'il appartient d'examiner et de décider si mes services, comme simpk soldat, en cas que je jouisse encore de quelque opinion favorable, peuvent contribuer à réunir les sentiment du peuple, et à rassurer ainsi l'indépendance et la liberté de mon pays. Pour moi, il m'est doux de manifester le vif désir de servir ma patrie, et de lui offrir, avec le plus profond respect, armes, munitions, habillement, argent; et je proteste solennellement qu'aussitôt la liberté affermie et les Mexicains ralliés par les mêmes sentimens et délivrés de tout ennemi puissant, je n'aurai d'autre vœu que de leur offrir mes félicitations, les plus purs sentimens de joie pour leur prospérité, et de me retirer loin des affaires, au sein de ma famille.
Que mon langage ne soit pas mésentendu. Je n'aspire qu'à voir le bonheur de mon pays, et j'en offre au Tout-Puissant les vœux les plus ardens.
Londres, iS février i8a4-
Àucusna de Itumbidb.
DOCUMENT H* tl.
Le Suprême Pouvoir Exécutif, provisiennellement constitué par le souverain Congrès Mexicain, à tous ceux qui verront les présentes, fait savoir que le Congrès Général Souverain Constituant a décrété ce qui suit :
AaT. i. Si jamais don Augustin Iturbide, en quelque temps ou sous quelque titre que ce soit, venait à remettre le pied sur le territoire de la République Mexicaine, il sera déclaré et considéré comme un traître, et hors la loi. Dans lequel cas, ce seul acte sera suffisant pour le faire juger comme un ennemi public de l'État.
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àbt. a. Tous ceux qui auraient coopéré à son retour, ou par des écrits, ou par des promesses, ou par tout autre moyen, seront à l'avenir déclarés traîtres envers le Gouvernement Fédéra tif, et jugés en conséquence selon la loi du 37 septembre 1 8*3.
Ait. 3. L'article précédent frappe également tous ceux qui pourraient aider ou favoriser, en quelque manière que ce soit, l'ennemi étranger.
Le Suprême Pouvoir exécutif est chargé, ete,
Mexico, 28 avril 1824.
Signé José-Mabja Cabebza, Président du Congrès. Fbahcisco Elomata, Député Secrétaire.
Josb-Ma&ia Ximibbs, Député Secrétaire.
En conséquence nous commandons, etc., ordonnons, etc.
Mexico , a8 avril i8a4*
Nicolas Bbavo, Président.
Migubl-Domingue, Ministre d'État.
Envoyé à don Daniel Pablo de la Slave, pour son exécution, etc.