‹ Le MexiqueChapitre 3 sur 21 · XXIIJ · texte numérisé non relu

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vous me saurez au moins gré de leur avoir tracé la route, et de vous avoir montré, le premier, les plus hautes terres, et les eaux les plus élevées de ces régions lointaines.

De là, je vous fais descendre le revers occidental de ces Cordillières, comme je vous ai fait monter leur revers oriental: toujours d'escalier en escalier, d'étage en étage, jusque près de la Pacifique, où un incident malheureux et des obstacles insurmontables arrêtent mes projets de pousser mes pas jusque dans les Californies. Je vous en donne quelque notion sur le seuil de ces vastes contrées, ainsi que de la Sonora, dont elles dépendent maintenant; mais, vues dans leur intérieur, elles vous auraient peut-être montré une autre partie extraordinaire du monde pleine d'intérêt , et d'autres découvertes.

En remontant, du côté de la Pacifique, les régions de Xalcsco, je me rencontre avec une peuplade d'Indiens, qui ont toutes les mœurs, les superstitions et une partie de la langue des Sioax, l'un de ces peuples sauvages que nous avons vus sur les hautes terres du Mississipi, et vers les sources du Saint-Pierre : c'est une rencontre singulière, et qu'un manuscrit, trouvé dans un couvent de moines , m'a aidé à expliquer, d'une manière que je crois satisfaisante.

J'esquisse toute l'histoire de cette province, l'une des plus riches et des plus curieuses du Nouveau-Monde. J'insiste sur sa capitale, Gaadalaxara, et je rappelle le rôle qu'elle a joué, à toutes les époques du Mexique, surtout lors de la dernière Révolution. Je finis par un tableau physique et moral de sa situation actuelle.

De Guadalaxara je passe à Gaanaxuato , à travers la grande scène où les dernières réactions révolutionnaires et contrerévolutionnaires se sont succédé, constamment féroces ; où la petite cohorte de Mina opéra des prodiges de valeur; où ce jeune aventurier, digne d'un meilleur sort, se vit toujours environné, entravé, soit par la jalousie, soit par la trahison.

01*1 je vous conduis verser quelques larmes de piété sur son tombeau.

Pendant ce passage je vous détourne du chemin, pour vous montrer le Rio-Grande,' oubliant son obscure origine, étalant avec pompe toute sa majesté, formant des lacs, s'élançant sur des précipices épouvantables, entraînant avec lui des monts et des forêts, mugissant comme le lion de ces déserts, dans ses cataractes profondes, et s'ouvrant un chemin à travers les plus puissans obstacles de la Nature. Tout ce spectacle est encore entièrement inconnu, même aux habitans des villes voisines.

A GuanaxLialo, je vous fais voir ces endroits pittoresques, ces montagnes arides, stériles de végétatioa , et si fertiles en minéraux. Je dis ce qu'ont été et ce que sont ces mines, le séjour à la fois des richesses et de la misère. Je dis ce que les Anglais ont foit et ce qu'on leur a fait faire ; les dupes et les fripons ; ceux qui perdent et ceux qui gagnent; les vues colossales des grands spéculateurs qui président à ces entreprises ; quels avantages leur promettent le temps et la politique ; quels sont, à mon avis, les moyens d'y mieux ménager les intérêts des Anglais et des Mexicains. Je vous signale enfin Guanaccuato comme un des plus grands théâtres, et le plus sanguinaire de la Révolution Mexicaine.

Le passage de Guanaccuato à Zelaya, de Zelaya à Queretaro^ et de Querelaro à Mexico , est, selon moi , du plus haut intérêt. Je l'ai peint en miniature; mais assez, je crois, pour vous donner une idée du passé et du présent de ces beaux pays, même d'une partie du Mechouacan. Je termine le portrait physique et historique de ces régions, par la description d'un grand ouvrage hydraulique , l'un des plus gigantesques des deux mondes , anciens et modernes. Sur ce passage , de nouveaux arguniens appuient mes conjectures relatives à la découverte (les sources du Rio-Grande. C'est là aussi que

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s'offre ù moi l'occasion imprévue et la plus véridique de connaître Iturbide. Je remonte à son origine, et le suis jusqu'à sa mort, à travers tous les évènemens de quelque intérêt, qui ont agité et rendu célèbre sa vie politique. Des documens précieux, écrits de la main même du héros, représentent fidèlement son caractère. C'est le hasard qui me les a procurés. Le Gouvernement en ayant prohibé l'impression, ils auront aussi le mérite de la nouveauté, pour les Mexicains mêmes.

Nous arrivons à Mexico, la capitale du Mexique.

Je commence d'abord par l'ancien Mexico, ce qui me porte à parier de toutes les tribus Indiennes, qui, émigrant des pays du Nord, vinrent peupler la grande vallée de VAnahuac, appelée ensuite deMeœico. Mes recherches sur l'histoire ancienne de ces peuples et de ces contrées ont été assez heureuses. Vous verrez qu'un manuscrit m'a beaucoup aidé à percer de quelque lumière les ténèbres qui couvrent encore cette histoire ; et quatorze petits tableaux, peints sur papyrus de palmier, par une main indienne , mais sous la direction du Père Motilinla, un des premiers Conquistadores, concourent , presque en tout point , avec le manuscrit , à manifester l'exacte chronologie des Rois Mexicains. De vieilles gravures s'accordent, avec le même manuscrit, à faire connaître la véritable forme de leur grand temple , le TheocaUl, et d'autres monumens, que la faux de la Superstition ou de la Politique a moissonnés jusque dans leurs fondemens. Je mets sous vos yeux quelque échantillon des beaux-arts de ces anciens peuples .

Un dessin du cycle , tout-à-fait inconnu , de l'ancienne TliuLa , duquel les Mexicains, et les autres anciens peuples de l'Anahuac , ont tiréj en grande partie, le leur, est à la fois une addition précieuse à mes curiosités transatlantiques, et un petit trésor pour les savans. La biographie du vénérable

Père Sahaguiî est un intéressant épisode, qui ferme Thistoire de l'ancien Mexico; et un manuscrit, en langue Mexicaine, peut aider les savans à découvrir la véritable origine de ces peuples, par la comparaison de leur langue avec les diverses langues Orientales.

Mon Mexico moderne vous donnera une idée physique et morale de ce qu'il est et de ce qu'il peut devenir, avec le grand empire qu'il domine ; et si vous y joignez mes observations précédentes sur les Mexicains, ce peuple vous apparaîtra sous un aspect bien différent de celui offert à la crédulité européenne par la politique ou l'ignorance. Vous y verrez aussi l'histoire de leurs beaux-arts depuis laConquête jusqu'à ce jour : histoire tout inconnue des Mexicains mêmes.

Je laisse Mexico et ses environs pour me rendre à Tlascala. En chemin, je vous fais voir les pays des anciens Chalcos, Xocliimilcos, Tepanecas, Xueœotzingas^ Colhultecas^ etc., et le grand volcan, le Popocatepetl, qui les domine au centre. Je montre la vraie route, inconnue encorcj que prit Cortès de Tlascala à Mexico; la grande pyramide, ou l'ancien temple de Cholula, et les révolutions de cette ville : la ville sainte de l'ancien Anahaac. Je vous arrête un instant à Puebla, ville toute moderne, mais intéressante sous bien des rapports. Je peins, sous le point de vue matériel et historique, l'ancienne Tlascala, les Tlascaliecas, et leurs prétendues batailles contre Cortès; leur aUiance avec lui contre Moctezuma, etc. Les ruines, les monumens conservés à la municipalité , les traditions des aborigènes, sont mes auxiliaires pour une saine critique. C'est à Tlascala que je me convaincs, de plus en plus, que la Conquête du Mexique, par les Espagnols, a été aussi facile qu'elle fut exagérée. L'expédition de Mina, si l'on tient compte exact de la différence des temps, des moyens, des liommes, etc., a bien plus droit d'étonner que cette célèbre Conquis ta.

Un incident m'empêche de suivre le vrai chemin qu'a suivi Cortès^ pour venir de l'endroit du débarquement à Tlascala; mais je vous l'indique; et une destinée tragi-comique me conduit à la catastrophe que cet incident tendait à me faire éviter.

Les hautes terres, qui s'étendent jusqu'à Pérote, sur une plaine presque continuelle, d'une étendue immense, et ce que j'y rencontre, sont dignes de votre attention.

La chaîne des montagnes qui, du Nord au Sud , la séparent des terres basses ou maritimes, a été flanquée par la nature de deux tours qui percent dans les cieux, comme deux sentinelles, deux boulevards de défense contre une invasion étrangère : le volcan d'Orisaba, ou le TztacImatL, au Sud, et le Coffre de Pérote, on le F inahuitzapan, au Nord, qui lui-même est une pépinière de volcans.

La descente de Pérote, ou de las Vegas, à Xalapa, offre des passages et des contrastes merveilleux. Ici, je m'arrête un instant pour comparer les différences entre la montée qui nous a conduit aux hautes terres de T/iantamanga, et celle qui ouvre le pas aux hautes terres de VAnalmac. Je dis un mot de la ville de Xalapa, de ses approches, et de ce qui m'y est arrivé.

Le PuentedeiRey NOUS QÏÏve\Q?> Thermopyles du Mexique, et des conjectures sur ce que cet endroit était au temps des Indiens.

Vera-Craz rappelle les premiers pas de la Conquête : et là l'histoire et la critique vous retracent sa fondation, ses progrès et ses ruines ; les causes de son opulence passée et de sa misère présente.

Les plages stériles, monotones, désertes, homicides, qui conduisent de Vera-Cruz à Alvarado, contrastent avec le beau séjour de la nature que nous venons de voir; et la nouvelle origine de la prospérité d'Àlvarado est une preuve déplus des grands changemens qu'une ligne commerciale et la soif de l'or peuvent apporter aux hommes comme aux empires.

De cet endroit je mets sous vos yeux une réYolution et ses

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héros, (jui afiligeiiient alors le Yucatan. Je vous déroule les projets gigantesques de couper un grand canal de réunion des deux mers sur les difterens isthmes qu'ont indiqués les dilFérens intérêts ou les différens rêves; et là, prêt à m'embarquer, je fais mes adieux aux Mexicains, et baisse la toile de ce second pèlerinage, d'environ 4,ooo milles.

Ma marche ainsi tracée, il me reste à dire un mot des principales difficultés qu'il m'a fallu surmonter en tout genre.

Pèlerin solitaire et sans protection, ce que j'ai vu et observé, ce que j'ai découvert, je le dois à mes seuls efforts, agissant toujours sans l'aide de Gouvernemens, de sociétés, d'expéditions savantes, etc., etc. Cependant d'honorables relations avec les plus illustres personnages de la scène politique, jointes à mes recherches assidues, m'ont souvent éclairé sur les fastes récens du pays.

Aucun ouvrage ne pouvait m'être de quelque secours, pas même celui du Jupiter des voyageurs, M. le baron de Humboldt : c'est à une époque déjà bien reculée, et sous les auspices du Conseil des Indes et du Roi d'Espagne, qu'il a voyagé dans ces pays : les circonstances, les hommes et les choses, tout a changé. Il n'est pas allé d'ailleurs dans plusieurs des contrées où j'ai pénétré. D'autres voyageurs n'ont vu, en général, le Mexique que ou légèrement, ou à travers les préjugés, l'orgueil et l'égoïsme de leur Nation, ou sous un point de vue purement mercantile ou politique; et les livres des Espagnols, leurs histoires, sont un tissu d'impostm^es, de superstitions et de calomnies. J'ai donc dû voir de mes propres yeux, et j'ai écrit sous la seule influence de mon cœur, avec une plume indépendante, aimant mieux, en tout caSj êtremauvaisoriginal que plagiaire habile. Je n'ai emprunté à M. le baron de Humboldt, dans tout mon pèlerinage, que ses élévations terrestres, consignées dans tous les traités de géographie. Du reste, les opinions personnelles que j'exprime n'ont rien de dictalorial.

dans la forme ni clans la pensée : je n'aspire niillemejU à i.t réputation de savant , ni d'homme à système. Seulement il me serait agréable de pouvoir servir la science par le tribut de mon zèle, en lui offrant, outre mes observations écrites, une petite collection de curiosités transatlantiques, que les savans les plus distingués ne jugeraient peut-être pas indignes de leur attention.

Quant au style, ma qualité d'étranger sera ma meilleure excuse. On considérera combien de barrières opposent à l'imagination d'un auteur qui n'écrit pas dans la langue de son pays les règles d'une langue aussi difficile que le français : on est constamment gêné dans le développemesit et la marche de ses pensées. Elles perdent de leur énergie, de leurs grâce, et de leur vivacité naturelles; et les tableaux en sont moins fidèlement coloriés. Si je me suis permis de franciser des mots exotiques, c'est que plus que jamais la philosophie des langues demande qu'on emprunte à celles des autres Nations ce que n'a pas la nôtre. Les Anglais, les plus dociles à tout ce qui peut augmenter leur empire dans le domaine de l'Intelligence comme dans le domaine de la Politique, ont enrichi la leur, en très-peu de temps, de plusieurs milliers de mots, et ont tait ainsi d'une langue d'abord la plus aride et la plus monotone, l'une des plus fécondes et des plus expressives des langues vivantes.

En présence de Toppresseur et de l'opprimé, de l'Espagnol et du Mexicain (car la Révolution n'a pas encore effacé tous les vestiges de l'ancienne tyrannie), il m'était difficile de me tenir assez à l'écart des préventions, pour conserver un langage impartial. Je crois, cependant , m'être exprimé sans wn enthousiasme ou une haine aveugles sur les hommes et les choses. J'ai loué le bien avec la même franchise que je blâme et condamne le mal. Je n'ai ménagé aucun parti quand il m'a paru miisible à la société, et contraire à la morale publique

Mais, tout en affichant le vice, en déchirant le masque de l'hypocrisie partout où ils se sont présentés devant moi, je crois avoir su respecter ce qu'on doit à l'hospitalité, à la décence, aux mœurs; ce qu'on doit à ceux qui ont bien voulu vous aider de leurs révélations, de leurs secrets, et même de leurs imprudences.

Le lecteur remarquera aussi que, les évènemens se pressant en foule devant moi, avec les hommes et les choses> j'ai cru devoir, pour éviter la confusion, les prendre dans l'ordre chronologique de mes pas , faisant taire l'empressement de ma plume qui aurait voulu se jeter dans les transpositions et une sorte d'anachronisme qui, selon moi, font le tourment et l'impatience du lecteur. J'ai donc traité chaque partie d'un sujet à mesure que l'endroit où je passais me la montrait, ou m'en retraçait le souvenir; et souvent on ne voit le dénoûment de chaque sujet qu'avec la fin de l'ouvrage. Voilà pourquoi personne, s'il n'a lu tout l'ouvrage, ne pourra le juger sainement, ni surtout apprécier ce que les aperçus historiques ont d'exact dans leur ensemble.

Un zèle trop ardent m'accusera peut-être d'impiété, parce que j'aisignalé, avec une indignation vigoureuse, quelques scandales delà vie monastique et sacerdotale. Je me borne à répondre que je suis bien loin encore d'avoir accompH, dans toute sa rigueur, le précepte donné par Cicéron à l'historien : ne quid non audeat verum; j'ai reculé souvent devant la révélation de faits vrais, les plus injurieux au Clergé Mexicain. Je n'ai point mission d'ébranler la foi des peuples : ma conscience m'imposerait une tâche contraire ; je crois, comme Plutarque, qu'il n'est pas plus facile de gouverner les peuples sans religion que de bâtir une vilie dans les airs. Je sais que le respect pour la Religion elle-même dépend souvent, dans les esprits superficiels et crédules, du respect pour la personne de ses ministres, qu'en louchant aux uns on peut porter atteinte à l'autre.

Aussi m'est-il toujours arrivé, comme on le verra encore dans cet ouvrage, de sentir une sorte de bonheur et de tendresse, lorsque le Clergé m'a commandé, par ses vertus, un hommage de vénération et d'amour. Mais, ne faut-il pas faire connaître l'abus pour en obtenir la réforme ? Entre deux maux, optons pour le moindre. L'imposture et la simonie, l'intolérance et le libertinage lèvent impudemment la tête au Mexique, et y font d'incroyables ravages. J'ai voulu éveiller, éclairer la sollicitude de ceux qui ont autorité pour porter la cognée à l'arbre du mal. Quiconque s'acharnera à me supposer un autre but, ajoutera une calomnie de plus à tant d'autres que des méchans ont déjà fait peser sur moi.

De tout temps et en tout lieu , j'ai adoré la puissance souveraine de cet Être qui n'anl semblable ni second, et je n'ai jamais cessé d'offrir mon culte à la divinité de notre Rédempteur. Dans les pays sauvages, je n'avais d'autre temple que la forêt, comme Abel ; et comme lui, d'autre prêtre et d'autre bible que mon cœur; et jamais Dieu n'a tant accepté mes prières et exaucé mes vœux : lui seul pouvait m'aplanir tant d'obstacles, et m'arracher à tant de dangers. Un ancien a dit, en parlant de Caton, que la lutte d'un homme vertueux aux prises avec l'infortune était un spectacle digne de fixer les regards de la Divinité : c'est cette pensée qui, fortifiée par l'espérance du chrétien, et jointe au témoignage consolant d'une irréprochable conscience, a pu seule me soutenir contre les longs malheurs et les persécutions qui ont assailli une existence si diversement agitée.

Mes opinions politiques n'ont rien de menaçant, ni pour les trônes, ni pour la liberté des peuples. Je suis monarchique en Europe et républicain en Amérique : l'une est trop vieille pour des répubHques, l'autre trop jeune pour des monarchies. Mais, en tous pays, je préfère le régime de la loi à l'arbitraire de l'homme ; et là où les lumières et un esprit national sont

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assez répandus, il m'est doux de voir les sujets convertis en citoyens^ les notables du pays associés au partage de la souveraineté; et la loi, expression plus fidèle des vœux publics, commander en même temps la soumission et la confiance. Si une résistance légale me paraît un besoin et un devoir, une démagogie séditieuse soulève mon indignation et mes dégoûts.

Quant à ma patrie, je me borne à sentir vivement le regret que la Terre ingrate conspire sans cesse contre cette abna mater, à lui ravir jusqu'à la nationalité ; et si je la rappelle quelquefois avec orgueil, c'est que je suis persuadé que les Italiens, secondés, ou seulement libres dans l'essor de leur ame, sauraient peut-être redevenir encore / mastrl dl color clie samio : le Phénix renaissant de ses cendres.

Quoi qu'il en soit du succès de cet ouvrage, je serai heureux s'il peut me mériter quelque sujffrage des hommes de bien. Ce n'est que pour eux que j'écris; et pour eux j'écrirai peut-être aussi mes Pé Urlnages ait Canada, à Saint-Domingue, etc., etc., jusques et y compris, mon retour en France.

Sans doute, ma plume rencontrera souvent des préventions hostiles , dans ceux surtout qui voudraient nous punir même d'exercer le peu de raison que Dieu nous a donné ; elle rencontrera d'incurables et malveillans préjugés; mais je dirai avec l'illustre abbé de la Mennais: « Lorsqu'en des temps semblables à ceux-ci un liomme isolé, sans appui (et étranger), se décide à dire la vérité à toutes les forces qui abusent d'ellesmêmes, on doit croire qu'il sait à quoi il s'expose, et qu'il est préparé à tout.)^

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