‹ Le MexiqueChapitre 130 sur 247 · SS · texte numérisé non relu

SS

voir qu’on lui avait enlevé sa recette de plusieurs jours, un peu d’argenterie, son vin, et jusqu’à sa batterie de cuisine. Il fit alors sa plainte au chargé d’affaires de France, M. le baron Gros, qui réclama pour lui une somme de 800 piastres; et c’est cette modique indemnité qui servit tant de fois de texte aux plaisanteries , aux exagérations de la presse.

Aujourd’hui encore il n’y a pas cent personnes au Mexique qui ne croient fermement à la réclamation de 30,000 piastres pour des petits pâtés mangés.

11 eût donc été infiniment plus avantageux d’insérer nos défenses dans les journaux mexicains que dans les feuilles françaises.

Depuis lors, la connaissance de notre langue est de venue presque générale, surtout dans la capitale, de sorte qu’un grand nombre de Mexicains lisent à présent notre journal, et peuvent mieux juger du degré de justice cjui milite en faveur des parties dissidentes. .Sous ce rapport donc , la publication d’un journal français à Mexico est une institution utile (74).

En 1850, le nombre des journaux qui se publiaient dans la république mexicaine s’élevait à cinquantedeux, dont dix appartenaient à la capitale. La sévérité de la censure l’a considérablement réduit depuis 1853 ; il se limite à peu près aujourd’hui 1 aux gazettes officielles du gouvernement central et des départemen is.

Deux établissements industriels méritent cl être mentionnés à Mexico : le premier est 1 imprimerie de

Page 1