CHAPITRE VIII
Chaussée du nord. — Légende de la Vierge de Guadalupe. — Plaine salée. — Pauvres cabanes des Indiens saliniers. — Teocalis de San-Juan de Teotihuacan.
— Leur origine. — Leurs dimensions. — Oturnba. — Les plaines d’Apan. — Pulque de Zinguilucan. — Tulancingo. — Excursion à l’est. — Papanila. — El Tajin. — Tuxpan. — Colonie française de .licaliepec. — Bande de voleurs.
— Andrade. — Hacienda de Régla. — Site pittoresque. — Basalte. — Compagnie anglaise des mines de Real del Monte. — Extraction de l’argent du minerai. — Explication des deux manières de la faire. — Séparation de l’or.
— Route de Régla a Real del Monte. — Épais brouillard. — Neige. — Misérables hôtelleries. — Une bien mauvaise nuit. — Richesse minérale du Mexique.
— Châteaux en Espagne. — Pertes de la compagnie anglaise. — Descente dans la mine de San-Cayeiano. — Accoutrement, des mineurs et des visiteurs.
— Les cyclopes retrouvés. — Echelles en usage dans les mines du Mexique.
— Descente par le pnils des mines. — Magnifiques échantillons de minerai. — Mauvaise direction des travaux de la compagnie anglaise. — Ascension par la mine de Terreros. — Fatigue extrême. — Défaillance. — Les chevaux. — Pachuca. — Hôtellerie isolée tenue par des voleurs. — Misère de ses habitants. — Aventure nocturne. — La chaussée de San-Cristobal. — Cariai de Huehuetoca. — Inondations de Mexico en 1629 et 1763.
Revenons maintenant sur nos pas, et prenons la chaussée du nord de Mexico , opposée à celle d’Iztapalapa que l’on suit pour se rendre directement à Tlalpam. Cette chaussée n’a guère qu’un mille de long. Elle nous conduit d’abord au bourg de Guadalupe, où se trouve le sanctuaire de la Vierge miraculeuse, patronne des Mexicains. La légende nous apprend que quelques années après la prise de Tenochtitlan , la Mère du Christ apparut à un Indien , sous les traits d’une jeune fille de sa race, lui enjoignant d’aller dire à l’archevêque de lui élever un temple dans ce lieu même; puis ayant imprimé son image sur le vêtement de toile du pauvre Aztèque, elle lui dit de prendre confiance dans le résultat de sa mission. En effet, la peinture miraculeuse parut une preuve suffisante de son authenticité au prélat de Mexico, et l’on bâtit à la sainte image le temple qui existe aujourd’hui, où les indigènes édifiés vinrent, de tous les points du Mexique, porter leurs pieuses offrandes à Notre-Dame de Guadalupe.
Au delà de ce bourg commence une grande plaine sablonneuse qui s’étend à six ou sept lieues le long du lac de Texcoco. Blanchie par les efflorescences salines, on dirait une prairie des bords de la Saône pendant une giboulée de mars. Là, ainsi que de l’autre côté de