‹ Le MexiqueChapitre 18 sur 247 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

j annonçai enfin mon départ pour Vera-Cruz, au grand contentement de tous mes gens.

Je ne pensai plus alors qu’à me défaire de mon bagage à quelque prix que ce fût, avant que les pluies vinssent me constituer prisonnier. Déjà, àMinatitlan, pour éviter la perte de mon vin et de mon eau-devie, que je n’aurais pu conserver longtemps dans des tonneaux 1 , j’avais transformé ma tente en une espèce de comptoir de la Râpée. A Acavucan, je devins boutiquier; mais, peu expert dans la science mercantile, je me défis assez désavantageusement de mes vivres, de mes armes, de mes munitions de chasse, et je finis par abandonner pour presque rien à un colon brocanteur tout ce qui me restait de fer, d’acier et d outils de toute espèce. Une fois que j’eus renoncé aux projets qui si longtemps m avaient occupé, j’eus bâte «le connaître un autre monde et de courir les chances d une nouvelle destinée, où nulle part je n apercevais encore de chemin frayé.

Avant d’aborder à Vera-Cruz, revenons à la colonie ; donnons une connaissance exacte des lieux, de la fertilité du sol, de la richesse des productions, des marchés où le colon peut envoyer le superflu de scs récoltes, ainsi que des maux inhérents au climat; ensuite nous rechercherons- la solution du problème d’une colonie française au Mexique.

: 11 existe sur la côte de Vera-Cruz un acal’6 fouisseur, le enmegen, qui perfore en quelques jours les douves des tonneaux et les ballots d’étoffes.

LE MEXIOU;

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