‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 105 sur 185 · CHAPITRE XI. — UXMAL. 2S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — UXMAL. 2S

lumière, pendant que^ au-dessus de ma tété, durant le travail du développement des clichés, les quatfé premiers Indiens tenaient également un drap pôtif empêcher les gravats des Voûtes de tomber stir la couche de coUodion,

Voici la disposition et Torientatîôn dès ruiilés.

Je ne parlerai que des principales ; ôar, sur un diamètre d'une lieue, le sol est couvert de débris, doût quelques*uns recouvrent des intérieurs fort bien Conservés.

La première au nord * est le palais des NottAe^. Au sud-est, à cent mètres de distance , la pyramide surmontée de Tédifice connu solis le nom de malsotl du Nain; Sur la même ligue, mais à l'ouest, à ôlnq cents mètres environ, la Carcel;

Au ôud, le palais du Gouverneur avec ïa mâîsoil des Tortues , sa dépendance ;

A l'ouest, sur la même ligne, la maison dès Cclombes ;

Au sud de ces édifices, et fort rapprochées l*tîne dé Tautre, deux immenses pyramides autrefois surmontées de temples, dont il ne reste presque plus Heîi aujourd'hui.

Tout l'espace qui sépare les palais que nous Venons d'énumérer est couvert de ruines de moindre importance et de débris de toute sorte.

1. Voir le plan dans le texte de M. ViolleMe-DuC| et !•• vues de XXV à XLIX.

» Le palais des Nonnes se compose de quatre corps de logis disposés en carré formant une cour de quatrevingts mètres -de côté.

. La façade nord, qui commande Tédifice et semble avoir été la demeure principale du maître du palais^ est élevée sur une plate-forme de douze à quinze pieds, dans laquelle se trouvaient disposés des logis bas et de petite dimension, probablement à Tusage des serviteurs. On arrive à la plate-forme par un escalier de face correspondant à l'entrée du palais, percée dans la partie sud. Une petite voie cimentée, bordée de dalles, menait de Tune à Tautre. Cette façade, fort délabrée aujourd'hui, présente un développement de cent sept mètres^ et déborde les bâtiments des deux ailes; elle est percée de quatorze couvertures correspondant au même nombre de salles doubles d'égales dimensions, ne recevant le jour que par la porte commune.

Les linteaux des portes sont en bois, comme partout à Uxmal, et soutiennent Tencadrement saillant d'une vaste frise où l'art indien semble avoir épuisé toutes ses ressources.

Chaque porte, de deux en deux, est surmontée d'une niche merveilleusement ouvragée que devaient occuper des statues diverses. Quant à la frise ellemême, c'est un ensemble extraordinaire de pavillons, où de curieuses figures d'idoles superposées ressortent comme par hasard de l'arrangement des pierres et

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rappellent les tètes énormes sculptées sur les palais de Chichen-Itza. Des méandres de pierres finement travaillées leur servent de cadre et donnent une vague idée de caractères hiéroglyphiques : puis viennent une succession de grecques de grande dimension, alternées, aux angles, de carrés et de petites rosaces d'un fini admirable. Le caprice de Tarchitecte avait jeté çà et là, comme des démentis à la parfaite régularité du dessin, des statues dans les positions les plus diverses. La plupart ont disparu, et les tètes ont été enlevées à celles qui restent encore.

Les intérieurs, de dimensions variées suivant la grandeur des édifices, sont les mêmes qu'à Chichen ; deux murailles parallèles, puis obliquant, pour se relier par une dalle. Cette définition peut s'appliquer à toutes les ruines.

Les salles étaient enduites d'une couche de plâtre fin qui existe encore. Elles sont perches à chaque extrémité de quatre ou huit trous se faisant face deux à deux, destinés à soutenir des rondins de bois de sapote rouge, auxquels les habitants de ces palais suspendaient leurs hamacs.

Le hamac est donc d'invention américaine. Ne serait-il pas à propos de chercher si cette coutume était en usage chez les premiers peuples de l'ancien monde? Il n'est rien à négliger dans une étude de ce genre, et l'affirmation d'un fait d'aussi peu d'importance apparente pourrait éclairer bien des obscurités.

Aux petites causes, les grands effets. C'est en tout cai* le seul héritage qu'ait légué la race disparue à la racfe conquérante. Le hamac est d'un tlsagfe géûétal dans toute la péninsule yucatèque. Les ouvertures nô laissent apercevoir aucun vestige qui puisse faire sUp* poser l'emploi des portes ; les montants de piérrê, parfaitement intacts, n'offrent aucune trace de moi^ taises ou de trous quelconques qu'auraient occupé* des gonds de cuivre ou de bois î mais si l'on observe l'intérieur, on remarque de chaque ûàié de l'outêiV ture, à égale distance du isol et dU linteau de lêi porté, plantés dans là muraille de chaque côté des supports, quatre crochets en pierre.

Il est alors très-^facile de se figurer la ïnauiêre étit^ ployée par les anciôUs habitants pour clore leurs (lë-> meures. Il s'agissait tout simplement d'uti plateau de bois appliqué de l'inlérieur contre l'ouvcrtui^e^ et maintenu par deux barres transversales et parallèle^,s'emboitant dans les crochets de pierre i

L'aile droite de la façade égyptienne n'A qu« soixante-quatre mètres de développement et elD^ ouvertures, mais les salles sodt beaucoup plUs tftStêi et plus élevées que dans la façade <|ue nous Vetièns de décrire.

La décoraticm se compose d'une espèce de trophée en forme d'éventail, qui part du btts de l^ frise M s'élargii^sant jusqu'au sommet du bàtilUeUt^ Ce iro^ phéo eai un ensemble de hêtre» paralMe» teilnlfiéêi

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