‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 107 sur 185 · CHAPITRE XI. — UXMAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI. — UXMAL

palais, n'a guère que dix pieds d'élévation; un large escalier aboutit à l'entrée principale du monument.

Quant à l'édifice, l'ornementation se compose d'une guirlande en forme de trapèzes réguliers, de ces énormes tètes déjà décrites, courant du haut en bas de la façade et servant de ligne enveloppante à des grecques d'un relief très-saillant, reliées entre elles par une ligne de petites pierres en carré' diversement sculptées ; le tout sur un fond plat de treillis de pierre. Le dessus des ouvertures était enrichi de pièces importantes, que divers voyageurs ont eu le soin d'enlever. Quatre niches, placées régulièrement, contenaient des statues, absentes aujourd'hui.

La frise se termine par un cordon rentrant sur la saillie de l'encadrement, et figure, par une ligne courbe s'enroulaut sur une ligne droite, un ouvrage de passementerie moderne.

Deux passages à angle rentrant s'ouvraient autrefois de chaque côté du palais ; les constructeurs euxmêmes durent les condamner pour les remplacer par deux chambres de moindres dimensions que les autres. Le palais contient vingt et une salles, ne recevant de jour que par l'ouverture des portes ; mais les pièces du milieu se distinguent par leurs dimensions colossales ; elles mesurent vingt mètres de longueur sur une hauteur approximative de vingt-cinq pieds.

Au-dessus de la porte principale se trouve l'inscription du palais ; les caractères sont parfaitement visi-

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hhÉj d àômëfkknty si Von eh possédait la clef, lê nôiû âvL priiKîé 011 du dletl eii rhonneur de qui le iQonument fut élevé. Au-dessous de Tinscription, un buste , dont la tète manque et dont les bras sont cassés, semble un buste de femme. Le piédestal est orné de trois tètes à rebours, bien ciselées, et d'un type presque grec. En somme, les ruines d'Uxmal nous paraissent être la dernière expression de la civi* lisatioti américaine ; nulle part un tel assemblage de ruiiies, maisons particulières, temples et palais ; la masse agglomérée des débris indique une ville et fait supposer une société où l'homme, affranchi des entraves d'une théocratie barbare, et peut-être même du lien honteux des castes , se trouvait appelé à i*exercice de certains droits. Le Yucatan, à l'époque de la conquête, était industrieux et commerçant, et c'est le propre de 1 industrie d'étendre jusqu*aux humbles les bienfaits d'une égalité relative.

A tJxmal, j'éprouvai dans mes opérations, des difficultés sans nombre : une chaleur terrible, la décomposition des produits chimiques, ainsi que des accidents de toutes sortes faillirent compromettre le SQccèd de mon expédition. Ajoutez à cela des nuits sans sommeil, et vous aurez une idée de ma position.

J'ai dit que je m*étaîs installé dans le palais des Nonnes^ et que j'avais faîl ma chatnbre â coucher de l'un des intérieufs de Taile sud. Ma première nuit

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