CHAPITRE Xri.^— UZtlMACINTA
Savais côhitliënt faire ; je jpensai tjti'tlti Blëss'ê ine i'esterait fcbnime prisonnier, et je lirai. Motif Usil bbtl* tenait des chevrotines, httit chaque cotip : rindividti auquel j'adressai mon premier tir, était élevé et bieii fen vue, j'avais dû le toucher, mais il ne botigeà pas^ iih second coup ne fit d'autre effet que lui oëcâsiontier un léger soubresaut, sans lui faire abatidoiineï là place, les autres commençaient à iîiè t'ega^der areé terreur, et se mouvaient lentetneiil dàhs le feilillàgèi Se rechargeai, et je vis au troisième côlip de fetl leS btàs de la patlvte bétë s'ouvHr, polir laissët tombelf dëiii petits sirigës qu'elle tenait etilbrassés; je devinai la cause de son insensibilité appèltetite, elle â^ait été ptdtégée par lé borpî^ de fees ehfkhts ; l'Un loniba ; ratilrë, quoique tnort, testa suâJJendu p&r l'extrémité de fea tjùeiie. Pendant ce lëtops, leS mëinbi'eîî de là compagnie s'étaient éclipsés, et la mère affaissée ^ agb^ nisante, stir une grande branche, né (jUittait pbiïi* des yeux les cadavres de ses chers petits; J'eus tifi Véritable feiiiords de ina vilaihè aëtion : la doUléur flë la tilère ëlait toUt huiUâiiie, et je me hâtai d'ttbrtgër ses souffrances : elle tonlba. J'allai ramasser ine§ victimes; les jeunes singes étaietit criblés, tUèlisla; ^ëaii de là mère était ëii assez bon êiat 5 je ^riai les liidiens de l'écorcher pdUr eU conserver là fourtùre é]^aisse et belle. Les chasseurs l'empldieiit par morceaux pour préserver la batterie du fttsil de l'huuiidité âëd bois.
Les trois malheureux étaient de la tribu des singes hurleurs qui, la nuit, font retentir les forêts de leurs cris épouvantables. Cependant la nuit approchait^ les Indiens détachèrent des poteaux de la cabane le hamac dans lequel j'avais reposé,** transportèrent, à Tembarcation les divers objet» qu'ils en avaient déT barques, et la pirogue chargée, nous i^ous çiipji^^^n route. Mes conducteurs changèrent alorg de direction; au lieu de remonter le fleuve comme devant, ils se laissèrent aUer au courant du bras que nous aviops atteint ; celui-ci se dirigeait àTouesl dans la direction de Tabasco. La nuit vint, et roulé dans mon zampe-y ie m'endormis bientôt. ". , ^ r
Quand je me réveillai, il pouvait être onze heures^; la lune, alors au milieu de sa course, se reflet»^. à l'avant de la barque, dans les eaux calmes de Iqt r^ vière, et semblait nous guider comme une> lo^foç amie. Accroupi à la poupe, l'un des Indiens,^ silâfA-^ cieux comme un fantôme, dirigeait la marche. .^ ^.- '^
Le fleuve était large, et dans la pénombre où bleuissaient les rives, l'œil saisissait la silhouette gracieuse des palmiers sauvages. Oh! la puissaiite chose que le silence I
Au milieu de cette contrée déserte, entouré, de cette forêt vierge s'étendant au loin, sur les eaux calmes de la rivière et comme une barque chai^gée. d'ombres, le cajuco glissait sans bruit. )
Le ciel étincelait| et la lumière diaphane d^e la limq