CHAPITRE 3^n,r— VZUMACINTA. 30li
\e& précautions aratoires, et mon hûte, assez bs^vçirâ]^ mwôçait dç faire traîner le récit).
— Voiei, poursuivit-il en souriant : itussitôt la bèt^ déterrée, si, cachée dans les roches, il s'agit de Teq faire sortir; si, dans la forêt, Tanimal fuit devant Tabçii^ment, monte ds^ns un arbre et tombe, pour aius^ dire, en cirçêt sur mon chien, qu'il couve de VœU ep lui adressant, la %ure plissée, ce$ rauQues ^oupiif que ycius deyez voir d'ici, U ne s'occupe en rien d? m^ perspnpe et n'a point l'air d^ lUe voir ; au83Î j^ prends mon temp^, je choisis l'endroit, je vise aqs^i longtemps qu'il me plaît; en un mot, je l'assassine. Yous voyez que cela n'a pas grand mérite. Il se rencontre des cas où l'immobilité du jaguar est si gif ande, et son atteution sî complètement absorbée p$^r la chien qui jappe , qu'au moyeu d'une branelie d'arbre et d'un lasso on l'étrangle, pendu ou non, comu)e k plus inofiensif des animaux. Tenez, j'ai là quelques» peaux ^ssez bien conservéesE, et si vouâ voulez m accepter une, cela me fera plaisir*.
J'acceptai de grand eceur : celle que je choiaif était de moyenne ta^le, et la halle, entrée au défaut de l'épaule, était sortie de l'autre e6té. Je ne reverrai plus don Juan, et certes il n'entendra jamais parter de moi ; je lui adresse néanmoins mille gf â|6e« pour les deux journées que je passai près de lui.
Mon domotique et mefi deux Indiena bouillaient d'impatience ; l'un a'^nnuyait^ les deux s^utcea erai-
gnaienty au retour, une semonce de leurs maîtres pour tant de jours perdus ; je rentrai donc dans ma prison flottante ; nous espérions atteindre las Play as le soir même.
Plus nous avancions et plus les cours d'eau diminuaient d'importance ; les embranchements se multipliaient, en outre, jusqu'à former des entre-croisements et des méandres où devait hésiter l'homme le plus expérimenté: aussi mes conducteurs s'égarèrentils tout d'abord, pour arriver au milieu d'un immense marais où peut-être jamais cajuco n'avait pénétré.
Quelle joie pour un chasseur ! le marais semblait n'être, proportions gardées, que le vaste réservoir d'un jardin d'acclimatation. Il y avait foule, mais foule immense, de canards de toutes espèces, oies, hérons, cigognes et de grands oiseaux de la même famille, nommés au Mexique perros de agtuiy et tant d'autres dont mon ignorance m'interdit la nomenclature. C'était un babil, un bruit, un grouillement indescriptible; ces oiseaux étaient peu sauvages, ils nous regardaient étonnés, mais sans terreur ; ils nous laissaient approcher à vingt pas, puis ils s'en allaient vingt pas plus loin pour nous regarder encore. J'en tuai quelques-uns sans beaucoup effaroucher les autres, et, du reste, je les abandonnai, ne sachant qu'en faire.
Je préférais les crocodiles dont le nombre était vraiment prodigieux ; mais, beaucoup plus fins qu'il ne semble, ne montrant presque jamais que le bout