‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 128 sur 185 · CHAPITRE XIII. — PALENQUÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. — PALENQUÉ

et débarrasser la façade des plantes grimpantes qui en obstruaient la vue.

On installa donc simplement mon bagage dans l'une des galeries; je laissai des ordres pour le dégagement de certaines parties, et je m'enfonçai de nouveau dans le bois, à la recherche des temples environnants.

Un Indien nous précédait, ouvrant un passage à l'aide du machete. Chacun de nous en avait un, et je portais de plus mon fusil sur l'épaule, pour les fauves, s'il nous arrivait d'en rencontrer.

Le premier temple, sur la droite du palais, à trois cents mètres environ, et de l'autre côté d'un petit ruisseau, est construit sur une pyramide d'une grande hauteur. L'ascension en est des plus pénibles; les pierres dont était doublée la pyramide s'éboulent sous les pieds; les lianes entravent la marche, et les arbres sont quelquefois serrés à barrer le passage. On se rend difficilement compte de ces ouvrages gigantesques et l'on se demande si les constructeurs ne profitèrent pas des éminences naturelles, si communes en Amérique, les modifiant suivant leur besoin, les élevant ou les aplatissant, après quoi ils doublaient de pierre l'extérieur du monticule.

Le temple en question est une bâtisse oblongue^ avec trois ouvertures de face. Ces ouvertures, à angles droits, et dont les linteaux de bois ont disparu, donnent le jour à une galerie intérieure de huit à neuf

la

3i4 LE MEllOUE.

iîiètrfeS de lon^j (Jtii communique elle-même avec trois petites chambres, dont l'une, celle du centte, teti- Mitte titi autel.

Cet àutël, qui tàppfeUe par sa forme l'arche des Hébtfettx, est Ulië espèce de caisse couverte, briiéë d'une pletite friJse, avec encddtement. Aux deux extrémités de cette frise, dans le haut, se déploient deux ailes fappelatit le même genre d'ornementation souvent employé siir les frontons des monumehts égyptiens.

De chaque Côté de TouVertUte, des ornements en stuc, et quelquefois en jJierrè, représentent divets ^ërsbtindgés, ët^ tout au fond de l'âiitel, dans la dëmibbiscurité, se trouve un vaste panneau coinposé de tlrois immenses dalles parfaitement jointes et couvertes de sculptures précieuses.

Le temjilë dbni houis parlofas contenait là piértë de la ërdlx que nous îië teptoduisons qU'ën partie danS notre biiVi^age des Cités et Ruines américaines. Nous fl*avons jJti faire àutremefat. Arrachée de son emplâeémëilt {itimitif {iaï tiiië tiiàin fàtiatique qui voyait en elle la rëproductioii du signe chrétien miraculeuseliiënt ëitiplbj^é pat le!8 anciens habitants de ces palais, elle était déstihée à brner là maison d'ùtte riche veuve du village de Palenqué ; mais l'aUtorité s'émut de cette dévàistation et s'opposa au transport de la j^iërrè : elle fut dolic abandonnée dans la fbrêt où jô là fbulal satls la coiihaitre et sahé la Mt, lotsijiie taon guide me fit reihaî'^tiéi' cd précieux débris.

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