CHAPITRE XIII. — PALENQUÉ
les mêmes particularités : le nez et le front en ligne un geu courbé, la tête fuyante, le cerveau comprimé et ^'allongeant en pointe.
Comme dans les autres tablettes, les caractères compliqués d'une inscription religieuse garnissent les extrémités.
Ce bas-relief prouve, à n'en pas douter, que les sacrifices humains étaient pratiqués dès l'époque la plus reculée. Ce n'est pas chose naturelle, mais cela montre du moins une filiation chez des peuples éloignés les uns des autres et à des siècles de dis-* tance.
' On s'étonne de trouver les sacrifices humains établis comme une coutume générale du nord au sud de l'Amérique et se perpétuant aux époques les plus avancées de la civilisation chez ces peuples.T
Pour nous, ce phénomène aurait deux causes : la prodigieuse fécondité de ces races et le manque d'animaux domestiques.
Les sacrifices humains auraient de ce côté la même origine que l'anthropophagie, qui n'existe que chez les peuplades privées d'animaux, et qu'on observe à l'état d'exception chez les peuples pasteurs.
Le prêtre, ne pouvant offrir à ses dieux une hécatombe de taureaux, lui sacrifiait une hécatombe humaine ; le fait est naturel, tout aussi bien que l'homme mourant de faim qui dévore son semblable.
Pîous voudrions voir étudier la question suivante :
âiÇJ LE MEXIQUE,
L'histoire 4'uï^^^ race contenant uBie lacune dans sa K\archç. à travers les diverses éppques civilisées, passant de Tétat sauvage à l'état chasseur, franchissant, par défe^ut de inoyepS;, Tépoque nomade des peuples pasteurs pour arriver aux établissements fixes d'une haute civilisation : ne pourrait-on pas tirer de cette étude des conclusions favojçables à l'idée d'une race autochthone américaine, où se seraiiçnt fondues plus tard diverses immixtions de racçs étrangères gui ne purent en modifier les instincts?
La visite à ces temples, si courte que soit Id, ^isr! tance, nous avait occupés une partie de la journée j je retournai donc au palais : il s'agissait de çégler notre manière de vivre et d'encourager les Indie^^i dans leur travail.
Vers les quatre heures, ils a,bandonnèrent les ruiues pour regagner le village et revenir le lendiemain. Ce fut en vain que je les pria-i de rester, offrant comme conséquence une augmentation de paye; ils ne voulurent point y consenti?. Comme les Indiens 4u Yujtaçan , ils conservent à Véga.çd dçs vieu^t palais des idées superstitieuses invincibles, et po.ur vi^ au monde ils ne consentiraient à y passer la nuit.
Notre installation fut vite faite ; mon domestique ^tablit nos hamacs sous les galeries. X^^i^ pierres en triangle figurèrent le foyer où m,yotai^nlj dans des marmites de feç des rajouts inconuus âi, BriUajt-Sav^çin. Le soir, il feUait songer à. la pyoyi-