‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 133 sur 185 · CHAPITRE XIII. PALENQUÉ · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII. PALENQUÉ

iémples, chaque dessus de porte était formé par lin liiiteati de bois composé de deux pièces dont les empreintes existent encore au sommet de chaque pilier. Comme ceux du Yucatan, le bâtiment lui-même n'était composé que d'une frise s'élevant du pilier à la hauteur du monument ; mais cette frise était plus étroite que éèlles d'Uxmal, se rapprochant de celles de Chichen- Itza; seulement, au lieu d'être perpendiculaire, elle obliquait un peu sur elle-même.

Il est difficile, aujourd'hui^ de juger de l'otnementation de cette frise, il en reste fort peu de chose, ce sont des espèces de méandres j modelés dans le ciment, et dont là manière ainsi que les matériaux employés rappellent le style des monuments d'Izamal.

L'encadrement de pierres est beaucoup plus développé que dans les monuments d'Uxmal et devait foritier et forme encore au-dessiis de chaque pilier une saillie énorme.

L'intérieur de la galerie porte à hauteur d'homme six écussons au milieu desquels on voyait autrefois des figures d'hoirithe et dont il ne reste aujourd'hui que des débris. Ces écussons, placés à l'abri, ont conservé une couleur claire.

Au-dessus des écussons, des ouvertures en fotme de trèfle sont creusées dans le mur de soutènement des deux galeries, mais sans le perfôrer entièrement; elles n'ont guère iqùe dix-huit pouces àe creux. Les trois feuilles du trèfle n'ont pas même la forine com-

plétement ronde, car les extrémités sont terminées par de petites dalles. Le dessus de la grande porte affecte la même figure.

La façade et la galerie que nous venons de décrire est noire et couverte de mousses ; j'essayai de la nettoyer et de frotter les piliers, afin de leur donner une couleur plus photogénique, mais sans y réussir ; je fus, du reste, obligé de le faire pour tous les objets que je voulus reproduire. Dans l'origine, l'édifice était entièrement peint, et Ton retrouve encore des traces de couleur.

La seconde galerie répète la première, moins les écussons; les trèfles y sont également très-profondément creusés.

Le sol de cette galerie devait s'élever à six ou sept pieds au-dessus du niveau de la cour, qui se trouve aujourd'hui fort exhaussée par les détritus de toutes sortes, arbres, pierres, etc. On descendait dans cette cour par un escalier parfaitement conservé ; de droite et de gauche, partant du sol pour atteindre à la hauteur de la galerie, sur laquelle elles s'appuient en pente, se trouvent cinq dalles sculptées, représentant divers personnages dont quelques-uns d'une expression assez heureuse, mais d'un tout autre caractère que les bas-reliefs en pierre et en stuc déjà connus.

La troisième galerie a ses soutiens ornés de la même manière que celle déjà décrite, et ne se dis- ^in^Q que par les $Qubais§ements des piliers, eu

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