CHAPITRE Xlll. — PALENQUË
basse, avec la contenance d'un vaincu, me promettant néanmoins, si Dieu me prêtait vie, de revenir mi iour Dour arracher à ces ruines des imas-es
route devient praticable et les distances peuvent «e franchir sur une mule ou à cheval.
Mes préparatifs terminés, je payai, car l'on paye d'avance, coutume déplorable qui amène toujours, du côté des Indiens, des difficultés sans nombre. Don Agustin m'avait donné l'itinéraire à suivre et j'avais inscrit sur mon carnet les lîoms des Indiens, afin que je pusse réclamer en cas d'accident.
J'avais en outre loué deux chevaux pour Carlos et moi ; ils devaient nous porter jusqu'à une première station, au pied de la sierra même. C'était une distance de sept lieues épargnées à nos pauvres jambes qu'attendaient plus tard d'étranges épreuves. Un domestique de don Agustin nous suivait pour ramener lesbètes, et comme je n'apercevais pas les Indiens, on me tranquillisa, me disant qu'ils seraient bientôt en marche, et nous rejoindraient à la station. Je serrai donc la main de don Agustin, le remerciant de son obligeance. Don Pio, les larmes aux yeux me donna Yabrazo : j'allais revoir sa chère patrie dont trois mois d'exil le séparaient encore; je n'aperçus point la Pancha.
Nous arrivâmes au rancho vers les dix heures, et comme le guide voulait retourner immédiatement à Palenqué, j'exigeai qu'il restât jusqu'à l'arùivée des Indiens que je ne voyais point venir. La journée entière se passa dans l'attente, recherches, appels, sifflements aigus à l'usage des égarés; tout fut inutile, et