CHAPITRE XVI.— TEHUANTEPEC
modelé. Une petite veste, large comme Ib^ main, permet d'entrevoir les chairs bronzées d'une taille trèsfine , elle laisse les bras nus et cache à peine les contours d'une gorge toujours heureuse : je ne parle que des jeunes femmes. Quant aux vieilles, ce costume est des plus déplorables; car souvent il arrive que leurs seins délabrés, descendant plus bas que la veste ^ étalent aux regards le dégoûtant spectacle de ces charmes flétris. La tète est couverte par un léger uipile brodé d'or et d'argent ; le pied se cambre nu dans un escarpin largement découvert, ce qui lui fait toujours gagner en petitesse. Plusieurs de ces costumes atteignent des prix fabuleux, et j'entendis parler de 500 piastres (2,000 à 2,500 fr.).
Avant l'établissement de la compagnie américaine, Tehuantepec dormait du sommeil de toutes les villes éloignées, et le pauvre commerce des environs, mais, indigo, etc., suffisait à peine à l'occupation de deux hommes intelligents. Français tous deux, et dont ^ M. Alexandre de Gives, à Juchitan, est le plus riche et le plus influent. Lors du commencement des travaux, la ville sembla se réveiller un moment au contact de l'agitation yankee ; mais la désastreuse issue de cette compagnie, qui ne fit que passer et disparaître, laissa Tehuantepec ruiné, ainsi que les habitants de la campagne, qui attendent encore le salaire de leurs travaux, le prix du louage de leurs bestiaux et des instruments de travail qu'ils ont fournis.
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Les triivapx avaient marché aveo la rapidité qui distingue le Yankeç^, mais tout avait été sacrifié à Tainour-propre de tracer la roqte, et la précipitation des ingénieurs les av^it empêchés de rien prévoir de§ (oauses de de^truption qui menaçaient leur voie. Ils n'avaient pensé ni i la végétatiop qui l'envahirait, ni anx.prnières d'une tçrre détrempée, x^i auxinondar tiqns qui la pouvriraiei»*, ni aujc ruiisseayx qui la raviperaient; il^ n'avaiwt mém^ pas song4 4 jetep çà et Jii quelques p<^nts pour Técanlement des eaus ; aiipsi JOr route fut-ell^ ipunédia1;emeut ruinée, et à la pr^ mière disette des fonds qu'on avait gaspillés, il y eut nQ sauve-qui-^peut général ; le pays se vida comme par enchantemeiil;, de T^huan^pec ^ Xnohil, Ceux^UL seuls rasèrent, que le manque d'espdees avait oloués surplace et que la misère retenait à T^bnantepec. La ville était pleine de ces malheureux qui, pâles et h&ves, promenaient par la ville leur^ faméliques per«^ ^çnnes, ne devant qu'à la charité le soutien d'une misérable existence*
On tTQUve déjà daus la plaine de Tehuratepee quelqnes échantillons de cette race toute particulière au MexiqMe, appelée j^m^^^ qui appartient principal lament à Tétat de Guerrero* Le pinto est un Indien dont le corps, tigré de taches blanches sur fond jaunt^ présente à l'œil un triste spectacle ; ces taches, de tç^tes dimensicms, envahissent quelquefois la moitié de la figure, laissant au visage» d'un oôté sa couleur