‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 170 sur 185 · CHAPITRE XVI. — TEHUANTEPEC · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — TEHUANTEPEC

tie sais qitelle cause, et n'avait eu, depuis ce temps, âticutie nouvelle de sa fiiinllle. Je savais que èa pauvre femme était tûoHe de tolsètë, et je û'eus pas le courage de lui apprèiid^é oë triste évétiémènt. Dd tèsté^ il ti'âtteignit jamais Mexico, et j'ap^tis plus tai*d que, artdté à 0ajtaca> on Tavait envoyé pourrir à Vera- Cruz, dans Utt cul de basse-ibssci. Voilà les péripéties du sort.

Gomme il ^e plaigtlàit de èBl triste destinée, je Itif demandai poui^qiioi il teiiait ft servir un pa^^s qtïi i*écompeâsait éi mal les déVdtiemeiits.^AIi! me té^ poûdit^ilj six moii^ de commandement danâ une province, et la fortuné est faite. Voîlâ totit le Mexi'^ que. J'abandonnai M. P... G... à las Vacas pOui* ooil-

linuër seul msl i^Otite.

Le leâdémain je ^gnal âaii Bartdld, le stirlétide^ main San Juan, puis Totolapa: A partir de Bàn Jùaiî, la végétation n'est plus la même^ et la montagne dénudée ne produit plus que des ôaôtUs géants de

toutes fortfiês.

11 y en a de tflan^iairès et â'autrës qui eomptent jusqu'à vîngt"(|uatre ôôtes. Gèux-ci ^'élancent <î*ûn seul jet^ comme desi mftts dé navire, jusqu'à une hauteur de quarante piëds ; lé§ oCtdgdnes, moins élevés mais plus puissants, se bifurquent, à trois mètres du sol, eii une multitude dé pousses, aU Ubmbrë de deux et trois cents, de plus de vingt pieds d'élévation; le tout de forme ronde et embrassant un diamètre de

trente pieds au. moins. J'ai mesuré le tronc de l'un de ces magnifiques végétaux, il avait plus de six pieds de diamètre. On désigne toute 'cette famille au Mexique sous le nom générique à^organos.

Le sol était, en outre, parsemé d'oursins énormes, dont quelques-uns en fleurs, et de têtes de vieillard, espèce de cactus à pousse isolée, terminée par une chevelure blanche. La marche est pleine de périls au milieu de cette végétation épineuse, dont les pointes ont la dureté de l'acier ; souvent le petit sentier n'offrait que juste la place pour passer entre ces colonnades d'un nouveau genre que bordent presque toigours des pentes à pic et des précipices effrayants.

Deux journées encore me séparaient d'Oaxaca ; je laissai San Dionyzio sur la gauche et j'allai revoir une dernière fois les ruines de Mitla.

Huit jours après, j'atteignais Tehuacanoù devaient finir mes fatigues. J'y arrivai dans un accoutrement difficile à dépeindre ; six mois de route continue m'avaient bronzé comme un Indien, mon costume tombait en lambeaux, et je me rappelle que, deux jours auparavant, j'avsis été obligé de relier les semelles de mes bottes au moyen de ficelles ; il était donc temps d'arriver.

Je vendis mon cheval > je renouvelai certaine partie de ma garde-robe et^ le lendemain, je montai plein de joie dans la diligence de Mexico, J'étais une

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