CHAPITRE XVI.— TEHUANTEPEC
pauvre proie pour les voleurs et n'avais conservé de précieux qu'une montre à répétition. J'avais fait en sorte que ces messieurs ne pussent la découvrir. La montre pendait dans le dos et le cordon qui la supportait passait par-dessus le cou en se repliant sous l'épaule, de telle sorte que la chemise même étant ouverte, on n'en découvrait pas le moindre vestige. Je comptais bien la rapporter à Mexico, mais je comptais sans la fortune. Deux fois déjà l'on nous avait arrêtés; j'en avais été quitte pour les quelques piastres qui me restaient ; à Puebla, je n'étais point en peine de trouver des fonds.
En approchant d'Amozok, nous tombâmes dans une troisième embuscade; Je ne m'effrayai pas davantage cette fois ; néanmoins, à chaque nouvelle alerte, mes mouvements étaient gênés» je craignais qu'un changement violent ou une secousse ne brisât le cordon qui, du reste» me blessait prodigieusement. Les deux voleurs furent plus persévérants dans leurs recherches que leurs précédents accolytes, et c'était chose naturelle, il ne restait plus à voler que des vêtetements de rebut.
Ils nous palpèrent donc longuement et minutieusement, j'eus le bonheur qu'ils ne sentissent point la montre et je me réjouissais déjà de mon heureuse chance. Nous étions huit; l'un des voleurs, le fusil à la main, surveillait nos mouvements pendant que son ami fouillait chacun. Je l'ai dit, mon tour était passé
4Ô6 LE MEXlOtJË.
quatid^ mettant, je tie sais pourquoi, mes deux mai&s dan^ mes poches^ il s*ol3êi*a jsitt*le ôôtdoii une traction Violente ; je iséntls Ift montre se dresser sur mes reins et tout à coup, ft la sttipeui^ dé chaeun et à ma très^ j^rdnde côttrtision, FdfffeùJt bijou se mita isonner trois heures et quài't.
Au premier tintemetit^ je fUs pris d'uii aeeës de toux prodigieui[; j'espér&is ainsi donnée le change) mais je iië pdiivâis couvrir eiiiièremeni le bruit ar* getitin de lei sonnerie; je regardais derrière Inoi moi comme Un écôliei^ ^ris en faute. La situation né manquait pas de piquant ; chacun nie regardait moitié HiaUt, moitié isérieuji:^
"^Tiéns, tiëns^ fit le voleur d'un ton narquois, nous avons doiic uue montre? Et comme je continuais moU rôle d'étonné t
-— i4 i)er el relog .' Voyons cette montre, fit*il brutalement.
Je ne pouvais résister, il m'eût mîé à tiU èômmè Un ver, et TaUtte éamarctde iUe teMit eti joue. Je m'exécutai.
— Rendez grâce à Dieu, me dit Vetfrônté, rendes grâce ft Difeu d'être tombé sUî* deti caballerùs Comme noUs, é!ar de tout àutre^ cela ne se fut point passé de iïième; et comme je lui rétaettais la montre. — Alle2, dit-il, et ne ^chez plus.
Une métiiè^ avait été plus heuteusé ; elle avait «utr iséS genoux UUfe chHl^ôiahte fille de ttJUAtré Atts : chaque