‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 172 sur 185 · LE POPOCATEPETL · texte numérisé non relu

LE POPOCATEPETL

Ascension du Popocatepetl.— Le yillage d'Amécaméca.— La famille Ferez.— Tomacooo.— Le rancho de Tlamacas.— Excursions aux enTirons.— Le cimetière indien.— Le volcan.— Retour à Amécaméca.— Départ pour Vera Crus.— Rencontre de deux partis.— Encore les voleurs.— Dolorès Molina. —Son enlèvement.— Vera Cruz. — Retour en Europe.

Je ne pouvais quitter le Mexique sans tenter Fascension du Popocatepetl, le volcan le plus élevé de l'Amérique du Nord. Il y avait là de belles vues à prendre, et tout au moins, comme souvenir, je tenais à reproduire l'intérieur du cratère, le pic et ses environs; il me paraissait, en outre, flatteur pour mon amour -propre de voyageur, d'aller faire de la photographie à 17,852 pieds au-dessus du niveau de la mer, et je serais désolé de n'être point le seul. Je préparai donc mon petit bagage artistique, composé d'une chambre stéréoscopique et de divers produits. J'avais avec moi un jeune homme nommé Louis, qui, à Mexico, m'avait aidé dans mes travaux photographiques ; notre départ fut fixé à la fin de septembre.

Il existe un service de diligences qui transportent les voyageurs jusqu'au pied du volcan. q^MjJI.^

La diligence traverse Ayotla, laisse à c floitc la route de Yera Cruz et s'enfonce dans la plaine, passe devant la filature de MirafloreSy s'arrête un instant à Tlalmanalco pour déboucher l^ur Amécaméca. Amécaméca est un grand village au pied du volcan, et sa position dans la plaine est une des plus belles de la vallée. Je m'étais lié d'amitié, dans ce dernier village, avec don Gyrilo Perez^ négociant^ et son frère don Pablo, jiiez condliddùfy juge de paix d'Affléca.,

Ce dernier s'ocoupait avec passion de photographie, et nous avait accompagnés daiis diverses excursions; aussi, ces deux aimables caballeros firent-ils leur possible f)our nou^ faciliter l'ascension du pic. Il fallut néanmoins l'etàtder le départ j huit jours de pluie nous clouèrent atti village, et le vôlcàn ne se montrait que par intervalles rares : dans ôes conditions, le voyage eût été nianqué. Le teirlpè enfin se remit au beau et nous partîmes. Nous allâmes d'abord couchet à V hacienda de Tottiacoco, belle habitation appartenant à la famille Ferez et située au nlilieû d'un paysage adniîrable. Nos guides et lès domestiques devaient nous y rejoindre.

Le lendemain, de fort bonne heure, hotis étions en route; tria troupe se composait des deux guides, dé qxlatte Indietïs, de don Louis et moi. Le sentier s^èiïfondè darJs les bcJis flé ?apins poûi* devenir bientôt

Page 1