CHAPITRE XVH.^^LË POf>OCATEPETL
ensemble eiÉtràordinaire de déserts, de lacs, de villes et de villages, de plaihes velrdoyéinleB, de moiiU vol-« caniques ^t de sommets boisés. Gornme ceintUte à ce magnifique tableau^ là Cordillère éteûd au loin \éÈ lignes sombres de ses monts de pbrphyrë.
M&id la plaine de Pùeblâ hotiS à{)pellê, offî^àût les mêmes perspéctites àtëcj^lué de lointain encore dan§ rhdrizon ; à Amte lieUes, la Ville iseinble à Vos piedë^
«i te j^egài'd^ eii vivant la vallëe de Tebua^àn^ pétiëtré jusqu'en Terre Ghaudé, pôtxï^ éaisir là sil^» hduette des tîàctus gigantesques et dei^ cimiers héxt^ tages*
Cinq volcans, einq pitÈ nêigeu^^ le. NëVâdâ de Toluca, riet^ccihuatl , là Màlincha, TOritaba, le Popocatepeil, te dernier, maître et iroi de ces géttttts domptés, s'élèvent au-dessus des plateaux de l^Anà^ htiac ; chaque soir, lé soleil les doiSé de ses fetiic, alôrti que dès longtemps il âbiindôhnà les plaîtieS i on dii'ait tlécinql\istres immenses que la main dû Toiit-Pùissanl tespaça dans ces hauteurs, pour illuminer le j^lUé inèi^ veilleux pànoratna du globe.
En descendant , nous trouvâmes la téilte établie ft eent pieds enviton, dané bh premier repli du cfatèi^, isurla pfetlle esplanade au Malacate (c'est uti cylindt* de bois, autour duquel s'enroule le câble ^ûi permet de descendre dans le fond du ctatère et d'en tëmontèr les matières soufrées qu^on exploite à Tlàmacai^). Uùè heure â peine noûs iuîfit pt>ûr preftdrè Ifes VttfeS dii
c6té droit du cratère, du fond même du volcan et de FEspinago del diablo^ le côté gauche; les bains d'argent se voilaient bien d'une légère couche de sulfure y mais les vues réussirent cependant , et deux surtout furent très-belles.
Nous voulûmes descendre dans le cratère. Amarrés à Textrémté du cÀble, le cylindre se déroula lentement, nous isolant dans Tablme ; nous avions à la main un bâton pour nous éloigner des anfractuosités de la roche; des pierres tombaient de temps à autre, nous menaçant d'une lapidation d'un nouveau genre. La descente parait longue ; car le cœur volontiers se trouverait pris de défaillance dans le parcours de cette prodigieuse descente; elle me sembla de plus de trois cents pieds; on arrive alors au c6ne tronqué formé par la chute continue des sables et des pierres du sommet; ce cône s'élance du fond du cratère, pour atteindre lui-même à une hauteur d'au moins deux cents pieds, avec une pente de 45** : on roule plutôt qu'on arrive jusqu'au fond du cratère, toute sa surface est couverte de neige, sauf aux abords des respiraderos (il y en a deux, ie plus important est à gauche); on ne peut en approcher qu'à dix mètres, encore la chaleur est-elle intense et les émanations suffocantes. Ces deux jets de vapeur, qui, du haut du cratère apparaissent comme de minces filets blancs et dont on distingue à peine le bruit, sont, de près, deux énormes ouvertures lançant avec un bruit de tonnerre