‹ Le Mexique: souvenirs et impressions de voyageChapitre 48 sur 185 · CHAPITRE V.-- TEHUACAN. 1 IS · texte numérisé non relu

CHAPITRE V.-- TEHUACAN. 1 IS

4B'agitaieiit comme moi, Quelréveili hélas! Tous trois: avions à la figure des marques rouges et sanglante^: de deux centimètres de largeur ; les bras et les jambes en portaient également, et c^était une fureur de pieo« tements à n'y pas tenir.

Le taiajcy tel est le nom du charmant inconnu qui nous avait martyrisés^ est une espèce de petit ver qui) la nuit, s'attaque à tout être étendu sur la terre; aussi les habitants de Quiotepec couchent-* ils sur des planches élevées de quelques pouces au^essus du sol.

Au petit jour, un trompette avait somaé la diane^^i chaque soldat, avec l'aplomb des troupes régulières^ s'était aligné pour passer une inspection ; sitôt qu'elle fut terminée, je rappelai au commandant sa promesse de la veille, et l'on s'occupa de me choisir deux chevaux ; les miens étaient véritablement jeunes et vigoureux, quelques jours de repos les remettraient infailliblement) et ce n'était pas en somme une mauvaise affaire que je proposais ]à.

Guidé par un lieutenant du Huero, je fixai mon choix sur un alezan bas sur jambes mais tk*apu, de huit à dix ans d'âge, et sur un gris pommelé plus jeune^ grande et jolie bête, gracieuse sous le harnais, et d'une prestance remarquable. Je montai les deux, et fis avec chacun un temps de galop ; ils me parurent doux, dociles, et je me confondis en remerciments. Ne voulant pas, de mon côté^ être en reste |de géné<-

rosité avec mes hôtes, je d&nnai cinq piastres d'étrenne au gar^n qui me les sella. A dix heures, après un déjeuner copieux, j'allai prendre congé du futur général et je partis.

Ah ! la belle chose qu'un bon cheval, pour courir le monde à travers les sentiers d'un pays inconnu ! Joyeux et fiers nous avancions^ nous faisant un jeu des plus âpres montées, et nous livrant dans les plaines à des fantasias échevelées.

Ah! la belle chose qu'un bon cheval! Ah! la poétique chose ! alors que dans une course rapide, le souffle du zéphyr vous fouette la figure comme un vent de tempête! le doux être qu'un coursier soumis, esclave de son frein, calme à la voix du maître ou se précipitant comme l'aquilon !

Ainsi nous chantions, Pedro et moi, célébrant les vertus de nos compagnons nouveaux et bénissant la main qui nous les donna.

La journée fut belle assurément, et la pauvre mule fut seule à la trouver longue. A midi, nous étions à Cuicatlan, délicieux village caché sous la verdure aux pieds de montagnes à pic. Le soir, à six heures, nous entrions au galop dans la rue de Don Domin* gillo ; mais, ô terreur ! d'affreux murmures nous poursuivent; en peu d'instants les cris augmentent, le village entier, l'alcade en tète, est à nos trousses ; au voleur ! arrêtez, au voleur ! Je regardais Pedro, Pedro me regardait, nous cherchions vainement &

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